[Clip] ALB – Endless Together

18 Nov

Paru tout juste dix jours après le nouveau son d’ALB, le clip illustrant ce récent morceau « Endless Together » a surtout fait parler de lui pour cette femme-robot sexy et callipyge nommé Daisy, avec laquelle l’artiste chante en duo. Il s’agit d’une voix de synthèse, non pas transformée, ni issue d’un vocoder : c’est un ordinateur qui chante.

Merveilleuse innovation technologique, certes, mais je tenais à ajouter qu’on peut voir aussi dans ce clip, l’artiste passer, en moins d’une minute trente, de la guitare au clavier, en passant par le bidouillages de boutons électroniques et de boîte  rythme, et même un peu de percussions (empruntant ainsi le rôle de Raphaël Jeanne, son batteur préféré qui l’accompagne en tournée et bien plus encore, et nous fait d’ailleurs un petit coucou à la deuxième minute quarante dans le clip). Je retrouve avec bonheur cette impression que Clément Daquin (de son vrai nom) assemble les sons comme les pièces d’un puzzle dévoilant un joli motif accessible de loin, mais dont on ne mesurera la complexité qu’en y portant une attention plus précise. Sur scène, ça se passe comme ça, il assemble et transforme tant de sons que j’ai l’impression de comprendre ce qu’il fait alors que j’y pige que dalle. J’aime l’état d’incertitude dans lequel ça me laisse, oubliant les limites et percevant une notion d’infini, comme à la fin de cette vidéo, où l’homme et la machine se confondent dans une dimension virtuelle.
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Ce clip a été réalisé par Colin Solal Cardo pour Solab Pictures, c’est lui aussi qui avait réalisé Le vidéoMusical d’ALB paru en juin 2015 pour la blogothèque dans lequel on retrouve la jolie version de Whispers Under The Moonlight filmée par drone au stade de foot de Reims.

Les Insus – Zénith de Caen – 19/10/2016

25 Oct

les-insus-zenith-caen-3Malgré mon admiration quasiment inconditionnelle pour Jean-Louis Aubert depuis plus de 20 ans, et les nombreux souvenirs de jeunesse placés sous la bande son du groupe Téléphone, le prix exorbitant des places de concert des Insus ne m’avais pas encouragée « par principe » à participer à la tournée de re formation de mon groupe de rock français préféré. Mais bon, aller, pour les 40 ans de mon mari, je pouvais bien lui offrir ça, lui qui était emballé à l’idée de les voir sur scène, même si j’estime qu’ils se font un peu trop plaisir sur leur cachet. […]

FOALS, un de ces groupes qui font péter un câble aux gens.

22 Aug

Foals@Route du Rock par Fred Lombard

Entre le moment où tu apprécies simplement une musique et le moment où tu plonges dans celle-ci, où tu te laisses imprégner par le moindre son, la moindre vibration qui la composent, il y a un point de bascule. Cet instant précis où l’univers de l’artiste prend soudain une dimension importante à tes yeux est purement fascinant.

Mon histoire avec Foals est particulièrement marquée par ce phénomène.

En 2013, j’avais classé leur album « Holy Fire » dans mon top 10, je le trouvais bien foutu, mais, honnêtement, je l’ai mis de côté après quelques écoutes.

Pourquoi? Mystère…

Le 11 juin dernier, une image sur mon fil Facebook attire irrésistiblement mon attention. Une photo d’une apparente simplicité, mais étrangement fascinante : une silhouette sombre – pouvant, au premier coup d’oeil, être assimilée à un éléphant – se détache d’un fond clair évoquant, à priori, un ciel calme et dégagé. Sauf que, à bien y regarder, la silhouette se révèle plutôt être une personne bizarrement recroquevillée, et le décor dégage quelque chose d’humide, de froid, sensation accentuée par quelques auréoles, suggérant que le support de cette image aurait pris l’eau. Beaucoup d’émotions dans cette photo : un mélange de détresse et de fascination, une sensation de calme après la tempète, quelque chose de froid et sale, mais clair et attirant à la fois. Je reste un moment à admirer ce qui sera la pochette du prochain album de Foals (à paraitre le 28 Aout 2015), et j’imagine que la musique qu’elle abritera pourrait peut être m’inspirer dans la même mesure.

foals-what-went-down

Mais sans plus…

D’ailleurs, lorsque les deux premiers extraits de cet opus sont révélés, je ne me précipite pas pour les écouter.

Pourquoi? Mystère…

Début Aout, je me souviens soudain que je n’ai pas encore pris le temps d’écouter les nouveaux morceaux.

Et c’est là que tout a basculé…

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C’est comme si, jusqu’ici, l’essence même du groupe m’avait échappé, comme si je venais tout juste de comprendre leur univers. Quand tu regardes la mer : en surface c’est joli, ça scintille même, au soleil, c’est un peu agité aussi, parfois; mais lorsque tu plonges, tu découvres, la beauté du corail et des poissons multicolore, ainsi que la puissance des requins. A cet instant précis, je viens de passer sous la surface de la musique de Foals et je n’ai plus aucune envie de remonter.

Il faut que je voie ce groupe sur scène…

Je n’avais pourtant pas de lampe magique sous la main, mais mon voeu fut exaucé plus vite qu’aucun génie n’aurait pu le faire : au moment où je prononce ces mots, Bjork annule sa tournée, et donc sa participation au festival « La Route du Rock ». Dès le lendemain, Foals est annoncé en remplacement, et tout ça à moins de deux cent kilomètres de chez moi. Quelques heures plus tard, j’ai ma place en poche. C’est la première fois que je vais à un festival pour voir un seul concert. D’habitude, je suis curieuse et motivée, mais là, je manque un peu de courage et d’ouverture.

Je veux voir Foals, c’est tout…

Une bonne heure avant le début du concert, les plus motivés d’entre nous se placent proche de la scène. Ici sont ceux qui ont acheté leur place récemment, suite à l’annonce de la participation de Foals. Ce soir, Bjork a beaucoup d’amis, nous sommes nombreux à la remercier d’avoir écourté sa tournée. Certains ont poussé le zèle jusqu’à en faire un T-Shirt : « Thank You Bjork ! ». Un message qui restera longtemps gravé dans les mémoires.

Foals@Route du Rock par Fred Lombard (1)

On papote pour mieux supporter l’attente, l’heure fatidique approche à grands pas, la pression monte. Un membre de l’organisation nous fait frôler l’état de choc collectif lorsqu’il annonce que le bassiste du groupe est malade et incapable d’assurer sa prestation. Rubben, leur roadie, relève le defi d’assurer le remplacement (Sacré challenge, car la basse, chez Foals, marque particulièrement leur son).

C’est là que s’arrêteront mes réflexions, place au coup de poing…

Quand Foals monte sur scène, tu reçois une déferlante en pleine figure; ainsi submergé, tu ne reprendras ta respiration qu’à la fin de concert. Aspirée par la foule dès « My Numbers », troisième titre du set, j’abandonne tout espoir de contrôler la situation et me laisse entrainer dans cette euphorie ravageuse.

J’aime être au milieu de gens réunis autour d’une même aspiration…

J’oublierai donc : le grand en bleu qui revient systématiquement devant moi quelle que soit ma position dans le public; l’hystérique qui tape dans le tas à chaque fois qu’on la frôle; les petits morceaux d’orteils broyés dans mes baskets; et accessoirement, qui je suis et pourquoi je suis là…

Je retiendrai : la fille sympa rencontrée aux toilettes en arrivant sur le site que j’ai retrouvée dans les premiers rangs, heureuse de suivre les mouvements de la foule; les gens qui chantent en choeur; le moment de grâce que fût la chanson « Late Night », quelques minutes suspendues en dehors de l’intensité du concert; l’enchaînement « Inhaler – What Went Down », en fin de set, qui a bien failli avoir raison de ma survie; les cheveux de Yannis (au chant) qui sont toujours décoiffés à la fin d’un pogo et reviennent en place dès que ça se calme (mais quel super-pouvoir se cache donc dans ses bouclettes ?) et plein d’autre choses qui sont toutes confuses et qui ne reviendront jamais en ordre dans ma tête, signe d’un extrême lâcher-prise. Je garderai la trace de la violence du choc, de cette machine de guerre qu’est le son de Foals, de cet impact que je ne mesurais apparemment pas, et qui rend encore plus intense cette première expérience. De ces cicatrices qui guérissent bien plus qu’elles n’abîment.

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Foals, un de ces groupes qui font péter un câble aux gens…

J’ai appris, le lendemain du concert, que dans une zone plus reculée du public, le pétage de plomb était également de mise, puisque les gens ont fait une bataille de paille (oui, de la paille, comme un ballot de paille) pendant toute la durée du concert, et ça, c’est beau…

La vidéo de « Foals feat. La Paille », moment capturé par Rod Maurice, est ici.

Foals fait maintenant partie de mes incontournables sur scène. J’espère que la tournée qui suivra la sortie de leur prochain album « What Went Down », les emmènera de nouveau vers nos contrées. Au prochain concert, je serai moins confuse, je m’accrocherai à la barrière pour ne pas bouger, je percerai le mystère du super-pouvoir des cheveux de Yannis et je garderai les idées claires….ou alors, rien de tout ça, je me laisserai juste porter, comme la première fois…

Mais une chose est sûre, j’y retournerai…

F U Z E T A : le début d’une belle aventure !

31 May

Chaque nouveau coup de cœur artistique met dans ma vie un peu de magie, chaque rencontre avec un groupe, un artiste, m’encourage à grandir, franchir des étapes, réfléchir, me dépasser et raconter des histoires, celle que je vis avec FUZETA  a une saveur particulière.

Tout commence un soir de novembre 2014, alors que j’écoute en « randomisé » une quinzaine d’albums conseillés par les cop(a)in(e)s, sans plus savoir qui est quoi, ni de qui ça vient. Entre Milky Chance et Jessica93, je m’arrête sur une chanson pop, mais genre, vraiment pop, avec des guitares aiguës comme j’aime pas. Je reçois alors de ce titre quelque chose de puissant et de doux à la fois, quelque chose de poignant tout en étant lumineux, de la nostalgie dans un truc nouveau. Beaucoup d’émotions contradictoires en moins de cinq minutes, je viens de faire connaissance avec le titre « Dive », qui me place à mi-chemin entre rejet et fascination.

[…]

Le Rock Dans Tous Ses Etats #31 – Jour 2 – 28/06/2014

16 Jul

Site RDTSE J2Pour cette deuxième journée, puisque nous étions sur place, plus question d’arriver en retard, pas même pour Hill Valley. J’avoue que la première rencontre avec ce groupe originaire de Clermont-Ferrand sur la tournée Ricard S.A. Live en première partie de Stuck In The Sound ne m’avait pas vraiment convaincue. Et bien, le deuxième essai ne fut pas plus concluant : la voix du chanteur m’agace, leur musique m’indiffère et je trouve la prestation scénique du leader sur jouée. À les décrire de la sorte, je me trouve un peu dure, d’autant qu’ils sont, paraît-il, bien agréables, mais que veux-tu, le capital sympathie ne fait pas tout. […]

Le Rock Dans Tous Ses Etats #31 – Jour 1 – 27/06/2014

15 Jul

rdtse_2014_affiche_horizontaleDepuis quelques années, la prog de Le Rock Dans Tous Ses Etats semblait, à mes yeux, approcher la perfection, mais pour raisons familiales, il m’est relativement difficile de me libérer le dernier week-end de juin… Qu’à cela ne tienne, pour 2014, j’ai fait le choix de placer en priorité ma participation à ce divin festival, bien avant que la prog ne soit dévoilée. Je mentirais si je disais que j’ai fait des petits bonds de joie quand j’ai découvert l’affiche: à part Kasabian et Girls In Hawaii, rien ne m’enthousiasmait de prime abord. Mais il y avait aussi pas mal de noms que je ne connaissais pas, je misais donc beaucoup sur la découverte pour cette nouvelle édition.

 

Les aléas de la vie (trente mille choses à faire, et autres bouchons sur la route) ont fait que je suis arrivée après le rock psyché des hollandais de Birth Of Joy, et l’indie-folk chorale et solaire des californiens de Family Of  The Year (ces jolis mots de présentation sur le site du festival et l’écoute de quelques morceaux de chacun des deux groupes avaient pourtant aiguisé ma curiosité et attisé mon envie de les voir sur scène). […]

[Live Report] Renan Luce @ Le Cargö – Caen 28/05/2014.

16 Jun

IMG_1322(Avant tout chose, je tiens à m’excuser pour la mauvaise qualité des illustrations de cet article, les photos sont prises avec mon iphone. Dans la précipitation, je n’avais pas pensé à prendre mon appareil photo, merci pour ta compréhension.)

Renan Luce et moi, c’est une longue histoire : Alors que la découverte musicale ne faisait plus tellement partie de mon quotidien (je me sentais blasée, j’écoutais bien mes vieux CD’s, j’en avais déjà plein, pourquoi chercher ailleurs?), mon attention avait été attirée par le clip de « La lettre ». Ce jour-là, il s’était passé, un tout petit « je ne sais quoi » de joli dans mes oreilles, j’avais  noté le nom de ce jeune homme et je m’étais dit que si j’avais eu un nom aussi bizarre, à sa place, j’aurais choisi un autre nom pour la scène (pardon). Quelques jours plus tard, en faisant mes courses, j’entends à nouveau la chanson. Je me souviens du passage: « ma petite ingénue, qui ne l’était pas tant, au regard du profil, qu’un petit habitant, lui faisait sur le nombril ». J’ai flashé sur cette phrase et j’ai acheté son premier album « Repenti » dans la foulée. […]

[session live] Transmission – « Hustling Dawn »

22 May

Transmission ! C’est un groupe belge tout récent, né il y a à peine plus d’un an, si je ne me trompe.  J’avais déjà eu un coup de cœur pour la musique de ces cinq jeunes garçons l’année passée, quand ils avaient mis en ligne sur Soundcloud quatre titres enregistrés live au Artwins Studio durant l’hiver 2013. Mon préféré était le titre « Transmission » que tu pourras découvrir un peu plus bas. Mais j’aimais aussi particulièrement « Violet Woods ». Au moment de la découverte, je me souviens avoir entendu un interview dans laquelle ils expliquaient qu’il aimaient associer la musique à des couleurs et qu’ils s’étaient d’ailleurs amusés à donner une couleur à chacun des quatre premiers morceaux mis en ligne. […]

[Clip] SAmBA De La mUERTE – For My Friends (ou ma première expérience de tournage).

19 May

« Il fait froid, c’est la nuit, tu marches lentement , épuisé par les kilomètres, vers une destination lointaine, tu fixes l’horizon, tu es exténué, mais il faut continuer, avec les autres…ne pas s’arrêter ». C’est à peu près en ces termes que Thibault Jehanne, le réalisateur, nous avait expliqué ce qu’il attendait de nous lors du tournage du clip de « For My Friends » de SAmBA De La mUERTE.

[…]

Fred Atome – Pan D – Black Boar @ La Bazoge (Soirée Twin) 08/03/2014

18 Mar

Twin est une organisation qui a débuté en 1980 sur des bases très simples « On passera la musique que l’on aime, si le public vient, c’est bien ; s’il ne vient pas ou plus on arrête ». Ils organisent régulièrement des soirées où ils passent de la Folk, du Rock, du Reggae… en se tenant éloignés des musiques commerciales, et la recette fonctionne, puisque cela fera bientôt 35 ans que ça dure. Ils se sont même produits au Festival des papillons de nuit pour sa dixième édition, ce qui correspondait aux trente ans de cette association. Plusieurs fois par an, les soirées DJ sont précédées d’une série de concerts, comme c’était le cas ce samedi là. Et moi, si j’étais à La Bazoge ce soir-là, c’est tout simplement parce que j’ai découvert Undobar en première partie d’ Alexis HK en janvier 2013, oui bon ça, c’est la version courte, pour les étapes intermédiaires, quelques pistes ici, et (faut croire que ce groupe m’inspire). Soit. En résumé, les trois projets présents ce soir-là font partie d’une même famille, incluant les membres d’ Undobar. On dit souvent qu’un petit dessin vaut mieux qu’un long discours, voici donc:
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