1=0 Sabre EP 4 titres

14 Nov

1=0Facebook, croiser des gens, créer des liens sur base d’une passion commune, échanger des découvertes musicales, cliquer, écouter, apprécier souvent, se sentir blasé parfois, être étonné de temps en temps, et alors écrire…tout ceci m’a amené instinctivement à rédiger cette chronique, qui n’est, finalement, qu’un commentaire sur Facebook un peu étoffé (Au passage, petit coucou à Baptiste à qui je dois cette découverte).

La première écoute de Sabre, 3e EP du groupe 1=0, a commencé par une petite pensée grognonne à la 25e seconde: « Eh mince, c’est en Français, je vais me sentir obligée d’écouter les paroles et de comprendre les textes ». Comme j’aimais déjà bien l’ambiance musicale, je n’ai pas jugé utile d’accorder de l’attention aux textes dans un premier temps.  Malgré tout, quelques mots envoûtants sont venus chatouiller mon esprit, j’aimais bien aussi le design de la pochette et les titres des chansons, courts (UN mot) et explicites, comme le nom du groupe d’ailleurs : 1=0, ça interpelle, je trouve. Tu peux le prononcer « un égal zéro », ou le regarder comme un symbole, sans nécessité de le nommer, tu peux l’interpréter de bien des façons : l’obstacle d’une barre contre la douceur d’une bulle, une fausse égalité qui t’éloigne de la rigueur des mathématiques ou, plus percutant, un vide: je vis, mais mon existence n’est rien (tu me donnes ça comme thème de dissertation, je t’écris trois pages). Je suis allée me coucher avec l’impression que j’y reviendrais peut être…

1_0Et ça n’a pas loupé, le lendemain, je l’ai réécouté en portant plus d’attention au sens des paroles que je définirais comme un ensemble de mots qui suggèrent un état d’esprit bien particulier… l’idée générale est l’expression d’un malaise évident : ces moments où tu te sens coincé dans un monde que tu ne comprends pas, qui ne te correspond pas. Les textes laissent la part belle à la libre interprétation, à l’imagination, ils guident tes émotions, mais ne t’imposent en rien un chemin pour y arriver.

Le chant, quasiment parlé, est déterminé et la musique, tour à tour rageuse ou pesante, renforcent la désillusion portée par les mots. Mais « Tant qu’il y aura ce fil où t’accrocher, tant qu’il y aura ce vide à accepter, tant que tu le veux pas avec toute ta conscience » (extrait de la chansons Sabre) un tout petit espoir reste permis.

Ce soir là, je suis allée me coucher avec les tripes en vrac et l’impression d’avoir extériorisé un petit peu le dégoût et la lassitude que m’inspire le monde parfois.

Share Button

Trackbacks and Pingbacks

  1. Le Top EP 2013 de la rédaction | My Wonderwall - 7 janvier 2014

    […] par 1=0 (Paris) : J’ai chroniqué cet EP il y a quelques semaines, je voulais simplement décrire mon ressenti face à leur musique, sans […]

Leave a Reply