Art Sonic #18 – Jour 1 – 19/07/2013

29 Juil

Le Festival Art Sonic 18 ou comment une succession d’événements imprévus m’ont amenée à vivre une journée inoubliable.

Ca fait bien quelques années que je trouve la programmation de ce festival intéressante, mais il tombe toujours en plein milieu de mes vacances, le moment, où, d’habitude, je traîne mes baskets dans l’un ou l’autre festival belge (comme, par exemple, les Francofolies de Spa l’année passée). Il semblerait que le destin ait décidé cette année qu’il était temps que je découvre cet événement: Tout d’abord, la programmation des Wankin’Noodles que je tenais particulièrement à découvrir sur scène, puisque nous soutenons ce groupe dans le cadre d’un partenariat avec Le Fair 2013, ensuite, des vacances écourtées pour raisons personnelles et un retour anticipé à la maison, et, pour dernière motivation, une invitation et un pass photo gentiment organisés par le Fair, et ce genre de proposition, ça ne se refuse pas…Direction Briouze, petit patelin de 1600 habitants, non loin de chez moi, où se déroulent les festivités. Passons rapidement sur le fait que je me sois trompée de parking, que j’aie dû traverser tout le camping, que je n’aie pas trouvé facilement le bureau des entrées, que j’aie attendu vingt bonnes minutes sous le soleil cuisant pour m’entendre dire qu’aucun pass photo n’était prévu à mon nom (ce qui, en soit, n’est pas bien grave, je suis loin d’être douée pour la photo, mais c’est quand même bien d’avoir quelques clichés personnels pour illustrer ce live-report). Heureusement, j’ai eu la chance incroyable de bénéficier de la confiance d’un gentil organiseur (qui aura désormais ma reconnaissance éternelle).

Goldwave

Me voilà donc (enfin) sur le site du festival, juste à temps en retard pour entendre les trois dernières chansons du set de Goldwave, jeune groupe Caennais que j’aime à voir régulièrement sur scène depuis la sortie de leur EP fin 2012. Peu de monde s’est intéressé à leur prestation ici, et c’est bien dommage, car leur premier EP est un petit bijou, et je suis prête à parier que, d’ici quelques années, beaucoup regretteront d’avoir manqué une telle occasion de les découvrir ce jour-là.

Justin(e)

Le deuxième groupe de la journée s’appelle Justin(e), vient de Nantes, et propose du Punk chanté en Français, concentré d’énergie brut. Le public, bien qu’encore peu nombreux, s’en donne a cœur joie dans des pogos bien énergiques et même quelques slams. Ça fait bien (trop) longtemps que je n’avais plus écouté de Punk, et j’ai beaucoup apprécié la façon dont Justin(e) s’est chargé de me remettre les idées en place à ce sujet. Question paroles, je n’ai pas compris grand chose sur le moment, si ce n’est qu’ils nous souhaitent « une belle bonne grosse vie de merde », et j’ai trouvé ça génial (ouais, il ne me faut pas grand chose, des fois…). A ce stade, je me sens déjà dans mon élément, tant dans le public convivial, que dans la programmation de ce festival.

Mass Hysteria

C’est maintenant au tour de Mass Hysteria de monter sur scène, j’attendais leur prestation avec impatience, puisqu’ils sont responsables d’un des plus beaux souvenirs de concert de mon adolescence. Il y a environ 17 ans, nous n’étions pas plus d’une cinquantaine à les applaudir à la salle des Tréteaux à Visé (Belgique), peu après la sortie de leur premier album. Nous avions apprécié boire quelques bières avec Mouss, le chanteur du groupe et lui dire combien nous croyions en eux pour une future carrière, pari réussi. C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai de nouveau goûté à ce délicieux cocktail de musique métal et d’idées tolérantes et positives qui font le charme de ce projet, défini par le leader comme un mouvement positif et évolutif. Mass Hysteria fête ses vingt ans d’existence cette année, et n’a pas pris une ride, l’énergie ne faiblit jamais tout au long du set, et le public le leur rend bien: pogos, circle pit, et les jeunes femmes du public, baptisées « furieuses » qui montent sur scène pour la chanson « Respect to The Dancefloor ». Mouss est toujours aussi sympathique et communicatif avec le public (et avec les photographes). Entre les chansons, il se distingue par ses interventions à la fois loufoques et pleines de bon sens, j’ai retenu principalement celle-ci: « Il ne faut pas être des sardines dans un monde de requin, soyez, par exemple: des pieuvres, des méduses, des barracudas, ou même…des concombres de mer » (La liste n’est pas exhaustive, il se peut que cette énumération diffère un peu de la version originale, mais je pense avoir bien conservé l’esprit de la citation). Parmi les nouvelles chansons, plusieurs m’ont bien remué les tripes, et j’ai eu des grésillements dans le crâne, comme si ma tête s’apprêtait à exploser de bonheur ! Bonus de la soirée, j’ai eu le plaisir de discuter un peu avec Mouss et avoir la confirmation de mon ressenti sur scène: il est toujours aussi simple et ouvert, le même état d’esprit qu’au début du groupe… la grosse tête, chez Mass Hysteria, on ne connait pas. Et quelle ambiance dans le public, quelle énergie, quelle euphorie communicative ! Comme dit Mouss : « Ce n’est pas les lapereaux de l’année, qui viennent au Art Sonic ». Faut croire que je me sens bien parmi les « vieux loups de festival » (dont une bonne partie ont facilement 10 ans de moins que moi).

La programmation prend ensuite un teinte plus Reggae/Soul avec Fefe. Ici, c’est moins ma tasse de thé, j’ai donc suivi ça d’un peu plus loin. Et, toujours le même constat: public motivé et enthousiaste. Il faut dire que l’artiste ne ménage pas ses efforts pour communiquer avec ce dernier, qui le lui rend bien.

Vient ensuite Alpha Blondy, la star de internationale de Reggae qui vient présenter son 16e album. Ambiance bien cool « ça sent le barbecue », comme avait dit ma petite sœur (qui est bien grande, maintenant) la première fois que je l’avais emmenée dans un festival de musique, il y a une bonne quinzaine d’années. Le public aurait d’ailleurs bien pu, lui même, se transformer en barbecue, puisqu’une fontaine de feu a été allumée au sein même de celui-ci (mais non, je n’ai pas peur du feu, qu’est-ce qui te fait croire ça ?).

Nous sommes maintenant déjà demain, puisqu’il est passé minuit. Les Wankin’Noodles ont la lourde tâche de réveiller le public engourdi de Reggae à l’aide de leur rock énergique, paris hautement réussi. Ils m’ont facilement convaincue par leur superbe prestation que je raconte en détails dans cet article.

J’avais ensuite prévu d’assister au concert de Nasser, trio electro-rock venu de Marseille, mais je dois avouer que je me suis laissée aller à quelque bavardage au hasard d’une rencontre fortuite, mais néanmoins très agréable (tu te reconnaîtras, je pense…). Il est possible que, d’ici quelques années, je regrette d’être passée à côté de ce groupe, comme beaucoup regretteront d’avoir manqué Goldwave en début de journée…mais c’est le jeu des festivals: souvent, on y fait de belles découvertes, et, parfois, des erreurs d’inattention.

Un chose est sûre, ma participation au Art Sonic, elle, n’est pas une erreur, je me suis sentie comme un poisson dans l’eau du début à la fin. Le public y est convivial, euphorique et énergique, les organisateurs sont super sympa, et la programmation répond largement à mes attentes. Au vu des affiches des années précédentes, je prévois d’y revenir chaque année les yeux fermés (dans les limites de mon organisation familiale d’été, bien sûr), et je compte bien y rester les deux jours, car cette journée de découverte m’a laissé un petit goût de trop peu. De toutes façons, rien que pour la bonne ambiance qui y règne, ce festival vaut le détour. J’ai eu l’occasion de demander l’avis de quelques artistes présents ce soir-là, ils sont unanimes: c’est un plaisir de jouer devant le public du festival Art Sonic, tant il est enthousiaste.

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3 Responses to “Art Sonic #18 – Jour 1 – 19/07/2013”


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