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VEGAS – Everything You Know Is Wrong

24 Fév

1490883_715920201775215_1504808231_oLe groupe belge Vegas est un de mes plus gros coups de cœur découverte de l’année 2012. En toute logique, j’avais hâte de découvrir leur troisième album, mais pas le courage de l’écouter en ligne bien qu’il ait été disponible sur le site de la radio belge Pure Fm une bonne semaine avant sa sortie. J’ai donc magouillé avec ma copine Annick de Belgique (la rime n’est pas volontaire, mais comme elle m’a fait sourire, je la laisse) afin de recevoir l’album physique deux jours avant sa sortie officielle prévue le 21 février 2014. (Il était disponible dès le 17 février pour les privilégiés qui assistaient à la release party).

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SAmBA De La mUERTE – 4 – EP

18 Déc

1385218_650658961644786_1539632828_nLes plus belles découvertes sont celles que je n’attends pas, celles qui s’imposent à moi alors que ce n’est pas ce que je recherche à ce moment-là. SAmBA De La mUERTE a réussi la prouesse de prendre le contrôle de mes émotions, alors que j’étais dans une phase d’écoute de gros rock à guitares saturées (en principe, quand je suis en mode gros son, la douceur à peu de chances de s’imposer à mes oreilles), j’ai été happée par son univers dès la première écoute de son nouvel EP  nommé « 4 «  comme le troisième titre de ce quatrième opus comprenant cinq chansons (mais oui, c’est bien logique). […]

1=0 Sabre EP 4 titres

14 Nov

1=0Facebook, croiser des gens, créer des liens sur base d’une passion commune, échanger des découvertes musicales, cliquer, écouter, apprécier souvent, se sentir blasé parfois, être étonné de temps en temps, et alors écrire…tout ceci m’a amené instinctivement à rédiger cette chronique, qui n’est, finalement, qu’un commentaire sur Facebook un peu étoffé (Au passage, petit coucou à Baptiste à qui je dois cette découverte).

La première écoute de Sabre, 3e EP du groupe 1=0, a commencé par une petite pensée grognonne à la 25e seconde: « Eh mince, c’est en Français, je vais me sentir obligée d’écouter les paroles et de comprendre les textes ». Comme j’aimais déjà bien l’ambiance musicale, […]

J’ai fini par écouter Fauve.

11 Juin

@ xx

© Fauve corpJusqu’à samedi passé, je n’avais pas encore pris le temps d’écouter Fauve, j’avais entendu un peu, mais pas pris la peine de décortiquer les textes… parce que, musicalement, ça ne me paraissait pas très riche, parce que j’avais la flemme d’écouter les paroles, parce que j’avais lu beaucoup d’avis qui me laissaient penser que je n’adhérerais pas totalement… J’avoue, j’ai lu, les concernant, chaque article que j’ai pu croiser par hasard, preuve que le « phénomène » m’interpellait bel et bien, moi aussi… Après ma énième lecture sur le sujet, je me suis dit qu’il était grand temps de me faire ma propre opinion : j’ai écouté leur premier EP de bout en bout, d’une traite, histoire de bien m’imprégner de l’ambiance (même certaines chansons plusieurs fois)… et voilà : […]

Yard of Blondes « Murderology »

15 Avr

Derrière Yard of Blondes on retrouve Vincent Walter Jacob que j’ai découvert il y a trois ans de ça via Lula Fortune, son précédent groupe. J’étais tombée amoureuse de cette voix d’ange, si expressive, qui faisait des merveilles sur des mélodies pop-folk bouleversantes. Tiens, écoute « London Fog », mon titre préféré, tu m’en diras des nouvelles :

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Niandra Lades « Niandra Lades »

3 Avr

Autant les nanas qui font de la folk, je trouve ça beau, autant j’ai plus de mal avec leurs homologues masculins, dont j’ai tendance à trouver la voix trop pleurnicharde. Donc quand j’ai découvert le premier album de Niandra Lades, un groupe issu de Clermont-Ferrand, classé « pop/indie/folk » sur leur page Facebook, je me suis dit que comme souvent, j’allais écouter, j’allais dire « oh c’est beau », j’allais trouver ça chiant, et je ne les réécouterais plus jamais. Sentiment conforté à l’écoute de « To Emma », la première piste de l’album qui, certes très jolie, ne révolutionnera pas le genre.

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Vegas – An Hour With…

31 Oct

Comme tu l’avais probablement deviné à la lecture de ce live-report, le groupe belge Vegas est incontestablement mon coup de coeur de cet été. Bien sûr, l’histoire ne s’est pas arrêtée à ce concert, j’ai eu à subir la sensation de manque qui suit inévitablement un moment aussi fort que celui-là. Pour apaiser ce sentiment désagréable, je me suis réfugiée dans l’écoute intensive de « An Hour With…« , leur deuxième album. Je t’invite à le visiter aujourd’hui, puisqu’il est (enfin) distribué en France (et dans le monde entier) depuis quelques jours.

Pour l’écouter, c’est sur deezer ou spotify , et une fois convaincu, n’oublie pas de l’acheter.

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May Day – Somewhere To Be Found

17 Sep

Autant parfois je me dis que Twitter ça ne sert à rien, autant parfois je ne regrette pas d’y passer beaucoup de temps. Car parmi des dizaines de tweets inutiles, il arrive de tomber sur de petites merveilles. Ce fut le cas avec May Day. Initié en 2006 par Maud en tant que projet solo, May Day est désormais un duo suite à sa rencontre avec Julien, musicien et arrangeur de son état. Après un premier EP Meet My Love, sorti en mai 2011 défendu sur les scènes parisiennes et notamment à l’Olympia en première partie de Zazie, voici venu le moment du premier album.

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The Stumps – Let « The Beat » goes on

8 Sep

C’est vraiment en commençant à écrire pour des blogs musicaux, il y a environ un an et demi, que je me suis rendue compte de la richesse de la scène émergente rock française, et plus précisément parisienne puisque c’est ce qui va nous intéresser ici. Si je n’avais pas reçu des mails de promo pour la sortie d’EP ou des invitations à des concerts, certains jeunes groupes me seraient restés totalement inconnus. […]

Oceania – The Smashing Pumpkins

9 Juil


Billy Corgan - Licence Creative Commons - Par matthewf01 - Flickr

The Smashing Pumpkins, un grand nom du rock des années 90’s… En apparence, un groupe de musiciens se limitant à donner vie à l’univers musical du guitariste-chanteur Billy Corgan, mais en regardant de plus près, un vrai collectif d’artistes caché derrière ce leader, presque une marque de fabrique… Lorsqu’un nouveau disque des Smashing Pumpkins sort, on est curieux de l’écouter, même si plus le temps passe, plus on s’éloigne du génie créatif des premiers albums…

Qu’en est-il de ce nouvel opus? Un résultat plutôt positif, on sent que Billy Corgan a voulu faire plaisir à ses fans… Le titre d’introduction, Quasar, est un hommage appuyé à Cherub Rock, l’un des titres de leur album phare Siamese Dream, voire Geek U.S.A., tiré du même album, comprenant une enfilade de riffs de guitares avec ce style si particulier à Corgan. A la première écoute, on a tout de même un sourire crispé… Est-ce un retour au source ou un gros manque d’inspiration? Le morceau suivant, Panopticon, ne rassure pas. L’impression d’un déjà-vu se renforce, que ce soit en le comparant au titre United States de l’album Zeitgeist ou Rocket de Siamese Dream. Cependant c’est un morceau qui mérite d’être écouté plusieurs fois, le genre de morceau qu’on finit par apprécier, voire adorer alors qu’on le détestait au début.

 

 

The Celestials continue de dérouter… Est-on en train d’écouter encore un titre très inspiré d’un ancien morceau, en l’occurrence Disarm ? Même si ce morceau évolue, on a l’impression de manger un gratin de restes : un peu d’électro vers le milieu, un peu de ballade rock vers la fin… Toujours dubitatif, c’est heureusement le quatrième titre, Violet Rays, qui rassure, avec une mélodie agréable à écouter dès la première fois, une chose assez rare que Billy Corgan réussit souvent, et qui explique en partie pourquoi les Smashing Pumpkins ont toujours une horde fans après tant d’années… My Love is winter continue dans le registre, c’est vraiment dans les balades power-pop que les Smashing Pumpkins convainquent le plus et on est pas déçu.

 

Lorsqu’on regarde l’évolution du groupe, le premier album Gish était d’un style très alternatif, on peut réécouter I am one en particulier, ou Rhinoceros, pour en avoir une idée. C’est ensuite la collaboration avec le producteur Butch Vig qui a mis en orbite la carrière du groupe avec l’album Siamese Dream. Le travail de production a quasiment atteint la schizophrénie avec l’excellent Mellon Collie And The Infinite Sadness… En effet le style devenait plus grunge (Zero, Bullet With Butterfly Wings), mais avec beaucoup d’expérimentation et de recherche, autant au niveau de la composition (Thru The Eyes Of Ruby) que des sonorités (Love). Par la suite, Billy Corgan décida d’assurer lui-même la production des albums et commença à se tourner vers des sonorités électroniques, bien avant les autres artistes américains… C’est sur l’album Adore qu’on peut entendre des morceaux mélangeant guitares électriques et synthétiseurs (Ava Adore). Une B-side comme Eye est quasiment un morceau d’électro, et vaut pourtant le détour.

Que c’est sexy une bassiste!!! Licence Creative Commons – Par PRIME IMAGERY >gianni< – Flickr

Malheureusement, même si Chicago est le berceau de la House music, la musique électronique, c’est le domaine de l’Europe, pas des Etats-Unis. Pour s’en rendre compte, il suffit de voir qu’un artiste comme David Guetta y est l’un des DJs les plus populaires, 20 ans après qu’un collectif tel que F-Communication ait lancé la French touch. Par conséquent, on a l’impression que Billy Corgan en est resté aux synthétiseurs avec des sonorités dépassées (On sait Billy, une TB-303 c’est rigolo mais à peu près tout le monde l’a déjà exploitée dans tous les sens). Et cet amateurisme sur les instruments virtuels et autres synthés, c’est ce qu’on entend sur les morceaux d’Oceania tels que One Diamond, One Heart, et pire, Pinwheels. Si seulement les mélodies se laissaient écouter, mais non, et on attend péniblement la fin de ces morceaux, presque prêt a abandonner l’écoute de cet album.

Ca serait pourtant une erreur, car enfin un bon titre apparait, c’est Oceania, titre éponyme de l’album. On y retrouve l’ambition créative des beaux jours, avec un morceau qu’on pourrait séparer en 3 parties, mais heureusement qui s’enchainent bien. Il faut savoir qu’il y a eu pas mal de changement sur le line-up originel (James Iha, D’Arcy et Jimmy Chamberlin). Chacun des nouveaux membres apportant leur touche, on entend des lignes de basses plus travaillées que jamais, notamment sur Oceania, et on ne peut être que réjoui que Nicole Fiorentino, ex-bassiste de Veruca Salt, ait rejoint le groupe, le rendu en live n’est est que plus prometteur.

Pale Horse fait partie de ces morceaux avec un tempo assez lent que Billy Corgan semble apprécier puisqu’on les trouve sur de nombreux albums, comme par exemple Try Try Try sur Machina/The Machines Of God. C’est ce genre de titres qui divise souvent les fans, ennuyeux pour les uns, géniaux pour les autres, personnellement j’ai bien aimé au début mais il a rapidement perdu de sa saveur. A ce niveau, l’album commence à lasser sérieusement. Le titre suivant The Chimera ressemble beaucoup à Girl Named Sandoz de Pisces Iscariot, et heureusement une bonne surprise Glissandra permet d’insuffler un petit regain d’intérêt, avec son riff accrocheur… Un bon petit titre qui même si il n’est pas exceptionnel se laisse écouter avec plaisir.

 

Inkless n’a d’intérêt que les sonorités des solos de guitares, on sent que l’album a été produit avec attention, mais ce n’est pas suffisant pour faire de bons morceaux. On préfère largement quand Billy Corgan nous livre une des B-sides sur The Aeroplane Flies High, en l’occurrence Tonite Reprise, probablement enregistrée sur un petit magnétophone, avec des couacs dans la voix, mais pleine de sincérité et terriblement accrocheuse.

Pour finir, Wildflower n’arrive pas au niveau des traditionnelles fins d’albums où participaient D’Arcy et James Iha (on citera ici Farewell And Goodnight de Mellon Collie And The Infinite Sadness).

J’ai beaucoup critiqué cet album dans cet article, car je suis fan, et comme beaucoup de fans de la première heure, je suis nostalgique de l’époque Siamese Dream/Mellon Collie. Mais si il faut faire un bilan de Oceania, il en ressort tout de même quelques très bons titres : Violet Rays, My love is Winter, Oceania, Glissandra. C’est déjà suffisant pour justifier l’achat de l’album. Il manque malheureusement 1 ou 2 ‘hits’ qui auraient relancé les Smashing Pumpkins, et nous savons que Billy Corgan en est capable, ou du moins l’était jusqu’à Machina/The Machines of God.

L’espoir vient davantage du live, car avec de nombreux excellent morceaux dans leur carrière, et une longue expérience scénique, les Smashing Pumpkins valent vraiment le coup d’être vus, même par les néophytes… Si vous en avez l’occasion, ne les manquez pas! Et dans tous les cas, tentez votre chance avec Oceania, sans être l’album de l’années, il mérite largement qu’on s’y attarde.