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Eiffel – La Cigale, Paris – 14/11/2019

1 Déc

J’ai un peu l’impression de connaître Eiffel depuis toujours, et pourtant si je me réfère à l’année de parution d’Abricotine, le premier album du groupe, 2001, il est clair que non, je n’ai pas fait partie des fans de la première heure. Si je fouille dans mes souvenirs, je pense avoir commencé à m’intéresser au groupe vers 2008-2009, un peu avant la sortie de l’album A tout moment. Leur quatrième album. Mieux vaut tard que jamais, hein. Pourquoi, comment ? Le mec dont j’étais folle amoureuse à l’époque avait dû m’envoyer un morceau d’Eiffel,je ne sais plus lequel par contre, et comme à chaque fois, je m’étais certainement jetée dessus comme un chien sur un os. Et comme ça m’avait vraiment plu, j’ai écouté le reste de la discographie, histoire de rattraper mon retard avant la sortie du nouvel album. Je me souviens avoir écouté “Tu vois loin” en boucle. Avoir mis en statut msn (car oui, j’étais le genre de personne insupportable qui mettait des paroles de chanson en guise de statut msn) le refrain de “Cet instant-là” qui me semblait parfaitement refléter mon état d’esprit de l’époque (et c’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui) : « Tu dis que ça ne durera pas/Mais prenons le tant que c’est là/Tu dis que ça ne durera pas/Mais prenons le cet instant-là. » Voilà comment tout a commencé.

©dumdumgirl

Depuis, j’ai assisté à pas mal de concerts d’Eiffel. A peu près à chaque fois qu’ils étaient de passage sur Paris en fait. Pareil pour Romain Humeau, le chanteur du groupe, dans le cadre de ses projets solo. D’ailleurs ces dernières années c’est surtout lui qu’on a vu sur scène, même si Eiffel n’était jamais bien loin, puisqu’on retrouvait Estelle Humeau et Nicolas Bonnière parmi les musiciens. Mais le 26 avril 2019, Eiffel a sorti Stupor Machine, sept ans après la parution de Foule Monstre. Depuis ils sillonnent les routes françaises pour défendre ce nouvel opus, et c’est donc en toute logique qu’ils se retrouvent ce soir à la Cigale pour un concert complet depuis des mois. Tellement complet que sans Melodyn je n’aurais jamais pu y assister.

A 19h45 se présente devant nous Baptiste Ventadour, petit gars de 20 ans à la tignasse blonde bouclée en t-shirt et salopette en jean. Une petite recherche sur Google nous apprendra qu’il vient d’Ussel, qu’il a failli participer à la dernière saison de The Voice et que Soan l’a choisi pour être guitariste sur sa dernière tournée ainsi que pour assurer sa première partie. Soan, que le jeune homme évoquera d’ailleurs, en introduction d’une chanson qu’ils ont écrite ensemble et avec qui il partage le côté chanteur de rue.

©dumdumgirl

C’est assis sur une chaise et armé de sa guitare qu’il assurera ce soir la première partie du concert devant une Cigale encore assez clairsemée. Visiblement ravi d’être là, il communique pas mal avec le public (un peu stressé peut-être?) entre deux chansons en français et en anglais et termine son set avec “la chanson la plus longue de son répertoire”, en n’omettant pas de nous dire qu’un EP est en préparation. 

©dumdumgirl

Eiffel ne nous fera pas attendre bien longtemps avant d’entrée en scène, et cette fois, la salle est comble. Le set débute avec “Place de mon coeur”, dans une version, comment dire…soft ? Petit coup d’oeil perplexe voire inquiet à mon partenaire de concert. Cette version intimiste manque un peu d’envergure et nous aura laissé sur notre faim. Un début de concert surprenant donc mais heureusement le groupe enchaîne avec “T’as tout, tu profites de rien”, toutes guitares dehors. Ouf. 15 ans après la sortie de cette chanson, elle est plus que jamais d’actualité, parce que niveau capitalisme poussé à son paroxysme, on ne peut pas dire que la situation se soit arrangée. Puis vient “Cascade”, 1er single extrait du nouvel album. Premier grand moment du concert à mon sens : “Inverse-moi”, chanson-phare de Abricotine. Cet album si différent du reste de la discographie d’Eiffel, de par ses arrangements beaucoup plus pop. Décidément, aujourd’hui plus que jamais, je ne me lasse pas de chanter le refrain de cette ode aux amours défuntes “Inverse le cours du temps/Inverse-le pour que nous restions beaux amants/Please, please, please, inverse-moi please”.

Il fait de plus en plus “Chocho” à la Cigale, et la chemise de Romain a beau être noire, on voit bien qu’elle aurait bien besoin d’un p’tit essorage.

©dumdumgirl

Pendant deux heures, Eiffel égrenne les chansons phares de son répertoire, aux textes tour à tour engagés ou poétiques, mais toujours magnifiquement ciselés, aux airs tantôt rock et tantôt tendres, mais toujours mélodiques. Des chansons qui n’ont pas pris une ride, comme le public de ce soir (oui, ce soir on n’est pas les plus vieux ^^). Quant aux nouvelles chansons disséminées parmi le set, elles trouvent leur place sans problème au côté de leurs grandes soeurs. Même si pour ma part, ce sont les anciennes qui auront surtout fait battre mon coeur, et notamment :

ou

C’est la toujours efficace et électrique « Sombre » qui clôture le set.

Evidemment, Eiffel ne nous laisse pas sur le carreau, et c’est reparti pour un tour avec quelques titres, avec pour finir, comme le veut la tradition, cet OVNI délirant qu’est « Hype », et « Je voudrais pas crever », d’après Boris Vian.

©dumdumgirl

Après avoir chanté et sué, il est maintenant temps de retrouver la rue et son froid hivernal. Eiffel, tu nous auras une fois de plus impressionnés et il nous tarde de « Te revoir » (tristement absente du set d’ailleurs).

Eiffel est actuellement en tournée dans toute la France, et sera de retour à Paris le 13 mars 2020, au Trianon.

Un grand merci à Jean-Christophe de Mélodyn pour m’avoir permis d’assister à ce concert, ainsi qu’à Sébastien pour les vidéos et pour m’avoir supportée 😉

ALB – Café de la Danse, Paris – 09/06/2018

11 Juin

(c) dumdumgirl

(c) dumdumgirl

Ce live report pourrait bien être encore plus personnel que les précédents publiés sur ce blog, car quand tu vois un groupe sur scène pour la 8e fois (sur 4 ans quand même…) il est clair que certains morceaux sont emprunts de l’accumulation d’émotions du passé, ce qui détourne probablement le ressenti du moment présent.

Mais commençons par le début de la soirée. Les Gordon nous présente ce soir sa musique électronique que je qualifierais « d’ambiance », ce n’est pas un style que je recherche habituellement, mais il faut reconnaître que le jeune homme propose quelques morceaux très agréables malgré un côté parfois répétitif (mais bon ça fait partie du genre). J’encouragerais les adeptes de Fakear (un exemple parmi d’autres, ma culture en la matière étant limitée) à laisser traîner une oreille curieuse du côté de son premier album qui sortira le 29 juin prochain.

[…]

Orelsan – Zenith de Caen – 02/02/2018

7 Fév

Orelsan

(c) Morgane Nano

Le début de cette histoire remonte au 21 novembre dernier, jour de chance incroyable où la vie m’a postée devant mon ordinateur pile au moment où Orelsan annonçait la mise en vente de quelques places supplémentaires pour le Zenith de Caen déjà complet. Si l’on sait que j’avais écouté l’artiste et son troisième album pour la première fois attentivement seulement cinq jours auparavant, on peut qualifier d’improbable le concours de circonstance par lequel je me suis retrouvée en possession d’une place pour le-dit concert, là où certains fans de longue date ont échoué. J’ai eu un doute… j’avais un peu l’impression d’avoir pris la place de quelqu’un qui aurait attendu ce concert depuis longtemps. Je me suis imaginée, blasée, imperturbable, au milieu d’une foule de fans transis par les sons de leur idole. Et si je n’étais pas transportée par ce concert? J’aurais peut être revendu ma place si je n’avais pas ressenti une puissante intuition me crier : « Vas-y! ».

A travers ce récit, j’espère apporter un peu de « bonheur par procuration » (formule empruntée à Elsa qui se reconnaîtra) à ceux qui auraient aimé être à ma place. […]

Vincent Delerm – Théâtre d’Hérouville – 15/10/2017

16 Oct

© Cauboyz (http://cauboyz.tumblr.com/)

J’avais, depuis l’annonce de la programmation de rentrée du Big Band Café, noté le concert de Vincent Delerm au Théâtre d’Hérouville dans mon agenda. Juste parce que Maman et ma petite sœur m’avaient dit un jour, il y a au moins 3 ans: « On nous a invité à un concert de Vincent Delerm, alors on y est allée, et, contre toute attente, c’était bien. C’est un pince sans rire, on passé un bon moment. » J’avais juste noté la date, le 15 octobre 2017, pensant que j’aurais autre chose à faire ce jour-là, mais une succession d’événements et d’émotions ont convergé pour faire grandir mon élan vers ce spectacle, appelons cela l’intuition. […]

Les Insus – Zénith de Caen – 19/10/2016

25 Oct

les-insus-zenith-caen-3Malgré mon admiration quasiment inconditionnelle pour Jean-Louis Aubert depuis plus de 20 ans, et les nombreux souvenirs de jeunesse placés sous la bande son du groupe Téléphone, le prix exorbitant des places de concert des Insus ne m’avais pas encouragée « par principe » à participer à la tournée de re formation de mon groupe de rock français préféré. Mais bon, aller, pour les 40 ans de mon mari, je pouvais bien lui offrir ça, lui qui était emballé à l’idée de les voir sur scène, même si j’estime qu’ils se font un peu trop plaisir sur leur cachet. […]

FOALS, un de ces groupes qui font péter un câble aux gens.

22 Août

Foals@Route du Rock par Fred Lombard

Entre le moment où tu apprécies simplement une musique et le moment où tu plonges dans celle-ci, où tu te laisses imprégner par le moindre son, la moindre vibration qui la composent, il y a un point de bascule. Cet instant précis où l’univers de l’artiste prend soudain une dimension importante à tes yeux est purement fascinant.

Mon histoire avec Foals est particulièrement marquée par ce phénomène.

En 2013, j’avais classé leur album « Holy Fire » dans mon top 10, je le trouvais bien foutu, mais, honnêtement, je l’ai mis de côté après quelques écoutes.

Pourquoi? Mystère… […]

F U Z E T A : le début d’une belle aventure !

31 Mai

Chaque nouveau coup de cœur artistique met dans ma vie un peu de magie, chaque rencontre avec un groupe, un artiste, m’encourage à grandir, franchir des étapes, réfléchir, me dépasser et raconter des histoires, celle que je vis avec FUZETA  a une saveur particulière.

Tout commence un soir de novembre 2014, alors que j’écoute en « randomisé » une quinzaine d’albums conseillés par les cop(a)in(e)s, sans plus savoir qui est quoi, ni de qui ça vient. Entre Milky Chance et Jessica93, je m’arrête sur une chanson pop, mais genre, vraiment pop, avec des guitares aiguës comme j’aime pas. Je reçois alors de ce titre quelque chose de puissant et de doux à la fois, quelque chose de poignant tout en étant lumineux, de la nostalgie dans un truc nouveau. Beaucoup d’émotions contradictoires en moins de cinq minutes, je viens de faire connaissance avec le titre « Dive », qui me place à mi-chemin entre rejet et fascination.

[…]

Le Rock Dans Tous Ses Etats #31 – Jour 2 – 28/06/2014

16 Juil

Site RDTSE J2Pour cette deuxième journée, puisque nous étions sur place, plus question d’arriver en retard, pas même pour Hill Valley. J’avoue que la première rencontre avec ce groupe originaire de Clermont-Ferrand sur la tournée Ricard S.A. Live en première partie de Stuck In The Sound ne m’avait pas vraiment convaincue. Et bien, le deuxième essai ne fut pas plus concluant : la voix du chanteur m’agace, leur musique m’indiffère et je trouve la prestation scénique du leader sur jouée. À les décrire de la sorte, je me trouve un peu dure, d’autant qu’ils sont, paraît-il, bien agréables, mais que veux-tu, le capital sympathie ne fait pas tout. […]

Le Rock Dans Tous Ses Etats #31 – Jour 1 – 27/06/2014

15 Juil

rdtse_2014_affiche_horizontaleDepuis quelques années, la prog de Le Rock Dans Tous Ses Etats semblait, à mes yeux, approcher la perfection, mais pour raisons familiales, il m’est relativement difficile de me libérer le dernier week-end de juin… Qu’à cela ne tienne, pour 2014, j’ai fait le choix de placer en priorité ma participation à ce divin festival, bien avant que la prog ne soit dévoilée. Je mentirais si je disais que j’ai fait des petits bonds de joie quand j’ai découvert l’affiche: à part Kasabian et Girls In Hawaii, rien ne m’enthousiasmait de prime abord. Mais il y avait aussi pas mal de noms que je ne connaissais pas, je misais donc beaucoup sur la découverte pour cette nouvelle édition.

 

Les aléas de la vie (trente mille choses à faire, et autres bouchons sur la route) ont fait que je suis arrivée après le rock psyché des hollandais de Birth Of Joy, et l’indie-folk chorale et solaire des californiens de Family Of  The Year (ces jolis mots de présentation sur le site du festival et l’écoute de quelques morceaux de chacun des deux groupes avaient pourtant aiguisé ma curiosité et attisé mon envie de les voir sur scène). […]

[Live Report] Renan Luce @ Le Cargö – Caen 28/05/2014.

16 Juin

IMG_1322(Avant tout chose, je tiens à m’excuser pour la mauvaise qualité des illustrations de cet article, les photos sont prises avec mon iphone. Dans la précipitation, je n’avais pas pensé à prendre mon appareil photo, merci pour ta compréhension.)

Renan Luce et moi, c’est une longue histoire : Alors que la découverte musicale ne faisait plus tellement partie de mon quotidien (je me sentais blasée, j’écoutais bien mes vieux CD’s, j’en avais déjà plein, pourquoi chercher ailleurs?), mon attention avait été attirée par le clip de « La lettre ». Ce jour-là, il s’était passé, un tout petit « je ne sais quoi » de joli dans mes oreilles, j’avais  noté le nom de ce jeune homme et je m’étais dit que si j’avais eu un nom aussi bizarre, à sa place, j’aurais choisi un autre nom pour la scène (pardon). Quelques jours plus tard, en faisant mes courses, j’entends à nouveau la chanson. Je me souviens du passage: « ma petite ingénue, qui ne l’était pas tant, au regard du profil, qu’un petit habitant, lui faisait sur le nombril ». J’ai flashé sur cette phrase et j’ai acheté son premier album « Repenti » dans la foulée. […]