Live-report

Festival des Papillons de nuit – Dimanche 19/05/2013

Comme je l’avais expliqué dans le live-report de la journée du samedi, le Festival des papillons de nuit se déroule à deux pas de chez moi. Il aurait donc été dommage de s’arrêter après la journée du samedi. Me voilà donc repartie pour une deuxième journée de concerts à Saint-Laurent de Cuves, avec mon papa cette fois. Il avait envie de découvrir les joies d’un festival en pleine campagne (Il n’est jamais trop tard..).

Je précise tout de suite que ce live-report ne sera pas le plus complet qui soit, car seuls deux concerts m’ont inspiré de jolies idées: Hyphen Hyphen et Mika.

 

Pour des raisons d’organisation familiale, nous n’avons pas pu arriver sur les lieux avant 17h. Nous sommes passés voir les 20 premières minutes du concert d‘Olivia Ruiz, puis j’ai entraîné papa vers la scène Erebia (la plus petite), pour lui faire découvrir Hyphen Hyphen. J’avais vu ce groupe pour la première fois en concert au mois de décembre dernier, grâce à mes amies co-rédactrices de ce blog, Dumdumgirl et Chacaloute. J’avais été charmée par le dynamisme et la bonne humeur de Santa (chanteuse du groupe) et par l’énergie qu’ils arrivent à communiquer à leur public, sans relâche, tout au long de leur set. J’appréhendais, malgré tout, que mon père ne soit pas sensible à leur mise en scène peu commune et à leurs peintures tribales. Après deux chansons, mes doutes se sont évanouis, puisqu’il tapait des mains avec enthousiasme….tout comme l’ensemble du public, d’ailleurs. Public qui n’a cessé de se densifier et de s’animer tout au long du spectacle. Lorsque je les avais vus en décembre dernier, il y avait déjà une bonne ambiance, mais ici, c’était carrément l’ébullition. Même après presque 100 concerts sur les douze derniers mois, le groupe joue toujours avec autant de sincérité et d’authenticité. Ils s’amusent sur scène, et communiquent leur énergie positive à toute personne qui se trouverait sur leur chemin par hasard. J’ai trouvé leur mise en scène encore plus rodée qu’il y a quelques mois. Et, tout en souriant et sautillant, Santa nous offre une performance vocale à couper le souffle. Je n’ai pas vraiment regardé l’heure, mais il m’a semblé que, devant l’engouement du public, le concert s’est prolongé un peu au delà du temps imparti, pour notre plus grand plaisir…Tout ceci n’a pas empêché les membres du groupe de venir rencontrer leur public devant la scène après le concert (fait relativement rare en festival). Ils ont signé des autographes et peinturluré, au passage, les visages de quelques nouveaux membres de la Wild Union (titre de leur 2e EP, sorti il y a tout juste un an). Après ce moment d’émotion intense, mon papa m’a confié, que, s’il avait été physiquement plus jeune (parce que, bon, il n’est pas vieux dans sa tête, mon papa), il aurait pris plaisir à bondir avec les membres du public. Ensuite, il a passé le reste de la journée à me faire répéter le nom du groupe. Après chaque concert, il me disait: « Ce n’était pas mieux que…comment on prononce ce nom, encore? » « Mais c’est facile, papa: tu dis « iphone, iphone », et à la place du son « o », tu mets le son « eu » ». Bref, tu l’auras compris, Hyphen Hyphen était, sans conteste un des meilleurs concerts de la journée. Il y a fort à parier que, d’ici un an ou deux, on retrouvera ce groupe sur une des deux grandes scènes. Ci-dessous, un petit extrait de ce concert mémorable (prise au début du set, le public, était encore relativement calme….)

S’en suivent toute une série de concerts qu’on a trouvé bien, mais sans plus: Stephane EicherThe Jim Jones Revue et Lilly Wood and The Prick. Nous supportions une pluie fine depuis maintenant quelques heures, nous étions moins mouillés que la veille, mais le froid commençait à se faire sentir. Nous décidons donc, d’un commun accord, de rester pour le début du concert de Mika, avec l’idée de quitter vers la moitié du spectacle. Mais c’était sans compter sur le charisme incroyable de cet artiste, dont la première intervention entre deux chansons fut: « J’ai passé 3h à vous observer des backstages (il nous indique un endroit un peu surélevé, à côté de la scène), et j’ai constaté que vous vous serriez et chantiez pour vous réchauffer. Je pense donc que les meilleurs concerts sont sous la pluie…mais vous vous dites certainement que je n’ai pas raison ». J’ai ressenti beaucoup de sincérité dans ses mots…et ce sentiment ne m’a pas quitté tout le long du concert. Certes, oui, j’ai entendu des commentaires dans le public, comme quoi il aurait été en playback sur certaines chansons…et, oui, j’ai lu la même chose sur Facebook par après; mais ce que je vais dire va peut être en étonner certains: je m’en fous. Oui, je m’en fous: tout d’abord, parce que, si c’était effectivement le cas, c’était vachement bien fait ( j’avoue ne pas avoir été en mesure de faire la différence) et il a probablement une bonne raison d’avoir fait ce choix (par exemple, peut être que, sur certains titres, danser comme il le fait, et chanter juste, en même temps, relève de l’impossible). Ensuite, parce que je pense que cette accusation reflète surtout cette propension qu’a l’être humain à toujours vouloir diviser…et, justement, Mika, lui, il rassemble, et je préfère m’en tenir à cette constatation.

En ce qui me concerne, dès le moment où il est apparu devant moi, je n’avais plus envie que d’une seule chose (enfin, non, quatre choses, en fait) : rêver, sourire, avoir des étoiles dans les yeux et le coeur léger. Je n’ai pas détaché une seconde mon regard de cet artiste. Oui, j’avoue, j’ai aussi passé beaucoup de temps à le trouver très beau, mais dans le sens artistique du terme: de sa tenue vestimentaire, jusqu’à ses décors, en passant par sa façon de bouger, tout est simple, et recherché en même temps; chaque détail compte, mais rien n’est surfait. Il transmet de la tendresse dans toutes ses interventions, dans ses gestes et dans sa voix (le prochain qui me parle de play-back, je le sors…), mais jamais cela ne semble exagéré, et il le fait avec une sincérité désarmante…oui, c’est ça, on jette les armes, on oublie tout ce qui peut exister de négatif sur cette terre, et on flotte, porté par les vibrations transmises pas cet artiste à la sensibilité indescriptible. Non, ce n’est pas une fan de longue date qui parle. J’étais la première à dire: on ne restera pas pour Mika, j’aime bien, mais sans plus…enfin, c’est peut être bien de le voir une fois, quand même..Ah ben, ça aurait été vraiment dommage de passer à côté d’un spectacle qui frise la perfection comme celui-là. Et il n’est peut être pas nécessaire de préciser que, finalement, nous n’avons pas quitté avant la fin du concert, qui a duré 1h50 (contre 1h30 initialement prévue). Mika est une artiste généreux, et ce n’est pas aujourd’hui qu’on me fera changer d’avis.

Voilà donc une deuxième journée de festival qui s’achève en beauté. Mika et Hyphen Hyphen, deux artistes qui nous ont inondés d’énergies positives. Encore un festival que je n’oublierai pas de sitôt. On s’y retrouvera l’année prochaine, bien sûr!

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