Francofolies de Spa Jour 2 – Benoît Doremus passionnément

9 Août

Plus d’un vont penser que mon titre n’est pas logique quand on sait que les deux autres artistes que nous sommes allés voir ce jour-là se nommaient  Hugh Laurie et Thomas Dutronc…eh bien moi, c’est Benoît Doremus que j’ai préféré, alors clairement, il a sa place dans mon titre !

Pour que tu comprennes bien le déroulement de cette deuxième journée, je t’explique un peu le fonctionnement de ce festival belge : Il y a deux catégories de pass : Premièrement, le village Francofou, qui te donne accès à quatre scènes (dont une scène électro) pendant  cinq jours, couvrant des plages horaires approximativement de 14h à 22h30, bref, plusieurs dizaines de concerts pour moins de 50€, et plein de jolies découvertes à faire. Deuxièmement, la scène Pierre Rapsat où il y a deux ou trois concerts par jour (seulement), pendant quatre jours (seulement) pour environ 150€ (oui, tout ça !!!), et si tu veux assister à une seule soirée (soit 3 concerts maximum), il te faudra débourser environ 45€ (oui, tu comptes bien, à peu près le même prix que pour les cinq jours au village Francofou…), mais attention, que des grands noms sur cette scène-là (ou, tout du moins, des artistes dont le cachet est élevé…). Comme j’adore les découvertes, j’avais opté pour le pass cinq jour au village Francofou, mais lorsque nous avons constaté qu’à l’affiche de la scène Pierre Rapsat le jeudi il y avait Hugh Laurie + Thomas Dutronc (Il y avait aussi Nolwenn Leroy, mais nous en ferons abstraction par la suite, il n’est peut être pas utile de préciser que nous ne sommes pas restés pour elle…), nous avons finalement choisi cette programmation pour ce soir-là. C’est quelques semaines après avoir réservé nos billets que j’ai appris qu’il y avait Eiffel et La Grande Sophie en même temps au village Francofou (Je connais peu ces deux artistes, mais des personnes dont le bon goût musical n’est plus à prouver m’ont chaudement recommandé de les voir sur scène). Enfin bref, ne regrettons rien, mon mari préférait voir les artistes de la grande scène, une petite concession dans un couple, quoi de plus normal (d’autant que, question concerts, c’est plutôt lui qui en fait, d’habitude…).

Heureusement, le concert de Benoit Doremus au village Francofou était programmé AVANT les concerts de la scène Pierre Rapsat ce qui nous a évité un dilemme impossible : en effet, renoncer à ce concert ne faisait pas partie des options envisageables quitte à rater un des deux autres, ce qui aurait pu créer quelques tensions internes.

D’une manière générale, j’écoute assez peu de chanson française, mais il y a quelques artistes dont les mots me touchent au plus profond, et Benoît Doremus est de ceux-là : Il fait partie de ces artistes qui ont créé en moi des déclics : notamment, c’est un peu grâce à lui et à la chanson ci-dessous (« J’écris faux, je chante de la main gauche » filmée, dans le cas présent, aux Francos de Spa 2012) que j’ai pris conscience que l’écriture était quelque chose d’important dans ma vie et qu’il fallait que je lui réserve une petite place dans mon emploi du temps.

Ce mec est super passionné et je ressens profondément les sensations qu’il tente de faire passer au travers de ses chansons, comme s’il amplifiait des émotions que je peine à exprimer.

Je ne l’avais plus écouté depuis quelques mois, et pourtant, dès les premier accord, dès les premiers vers, je me suis replongée dans son univers avec délice, fredonnant chaque parole avec un plaisir non dissimulé. Dans mon enthousiasme, j’ai filmé cinq chansons, oubliant de préserver la batterie de mon appareil photo et de la place sur ma carte mémoire pour les concerts suivants.

Voilà donc une deuxième vidéo de Benoît Doremus : « Paris », chanson que j’aime particulièrement pour son côté intempérie, ciel électrique, pluie battante et « orage définitif » (pour reprendre les mots de l’auteur) :

Comme à chaque fois que j’ai assisté à un de ses concerts, je me suis indignée qu’il y ait si peu de monde pour l’écouter. A  un moment, il s’est mis à pleuvoir, et comme il jouait sur la seule scène couverte, j’ai espéré que tout le monde rapplique sous le chapiteau et se rende compte à quel point les chansons de cet artiste sont touchantes…Bon, il y a bien deux-trois personnes qui se sont pointées, mais pas la grosse foule qu’il méritait. Heureusement, Benoit Doremus bénéficie d’un public fidèle qui, même en petit nombre, est capable de faire du bruit, et, finalement, j’ai été agréablement surprise de l’ambiance de ce concert.

Après ce grand moment d’émotion, nous sommes partis à la recherche d’un objet perdu la veille, mais c’était sans espoir, puisque nous n’avons jamais trouvé le stand des objets trouvés : Après que 10 personnes différentes nous aient envoyés dans 10 endroits différents, nous avons conclu qu’un tel stand n’était pas prévu au sein de l’organisation du festival. C’était la première fois que j’essayais de retrouver un truc en festival, et je pense qu’il n’y aura jamais de deuxième fois.

Nous arrivons donc à la scène Pierre Rapsat une petite demi-heure seulement avant le concert de Hugh Laurie. Coup de chance, nous n’étions pas trop mal placés : pas tout près, mais pas tout au fond non plus, et avec une bonne visibilité sans se tordre le cou. Les instruments étaient déjà disposés sur la scène et laissaient présager une ambiance des plus agréable. Hugh Laurie arrive sur scène et, d’emblée, trinque à notre santé avec un petit verre de Whisky puis esquisse quelques pas de danse.

Entre les chansons, il attire notre attention sur la belle ice watch verte qui vient de lui être offerte (sponsoring, quand tu nous tiens…) et plaisante de temps à autre, bref, belle ambiance cosy. Entouré d’excellents musiciens, notamment un guitariste hors-pair, il nous livre une spectacle de grande qualité…petit hic : le « blues de la Nouvelle Orléans » qu’il propose n’est pas vraiment un style musical qui me touche, trop de cuivres, et  la  guitare pas assez présente pour me combler, mais bon, quand même, j’ai vu Dr House en vrai, c’est pas rien ! Et puis c’était joli, regarde :

Voici venu le moment du dernier concert de ce deuxième jour : Thomas Dutronc. Ca faisait bien longtemps que j’avais envie de le voir sur scène lui : je l’avais découvert au hasard d’un émissions télé et j’avais été littéralement hypnotisée par la rapidité et la précision avec laquelle il agite de ses doigts sur sa guitare. Les prouesses techniques qu’il est capable d’accomplir imposent le respect.

Le talent du violoniste qui l’accompagne mérite également d’être souligné. Ceci-dit, je ne l’ai pas senti très à l’aise avec le public, et comme j’accorde un grande importance aux liens que l’artiste est capable de tisser avec les spectateurs, je n’ai pas vraiment réussi à rentrer dans son univers, dommage…

 

Bilan de ce deuxième jour de festival : Un coup de cœur qui n’en est plus vraiment un puisque ça fait maintenant plus de deux ans que je suis l’actualité musicale de Benoit Doremus et deux artistes aux grandes qualités, même s’ils ne m’ont pas complètement séduite.

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