Garbage @ Le Zenith (22/11/2012) : Go Shirley go go !

3 Déc

Il y a parfois des concerts que tu attends avec impatience, et que pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la performance des artistes, d’ordre personnel le plus souvent, tu ne vis pas à fond. Lorsque les lumières se rallument, tu as alors un peu l’impression d’être passé à côté de ton concert. C’est un peu ce qui s’est passé pour moi jeudi 22 novembre au Zenith où se produisait Garbage. Néanmoins, pour leur dernière date à Paris avant un bon bout de temps, je ne pouvais pas ne pas écrire un petit quelque chose sur ce concert, sinon je m’en serais voulue. Même si j’ai déjà parlé d’eux ici et , on n’a jamais sa dose de Garbage, non ?

Pour cette troisième date parisienne en six mois (après l’Olympia en mai et Solidays en juin), sans compter de nombreuses dates en province, notamment en festivals, le Zenith est loin d’être complet. Une partie des gradins a même été condamnée… Les gens ont-il fait une overdose de Garbage ? Il est vrai que ce même soir se produisaient pas mal d’autres artistes intéressants : School is cool, Swann…la preuve, même Chacaloute avait déserté pour aller voir Soma à la Maroquinerie. En arrivant avec un tout petit quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu, je me glisse sans difficulté au troisième rang. L’attente sera longue par contre, puisque se succèdent non pas une, mais deux premières parties : Success puis Poni Hoax. Si j’ai supporté la prestation de Success sans trop de difficulté car leur electro-rock mâtinée de hip-hop n’était pas désagréable et plutôt entraînant, ça n’a pas été le cas de celle de Poni Hoax : de l’electro à mes yeux sans intérêt. J’adore Garbage, mais après EMA à l’Olympia sur laquelle je n’avais pas du tout accrochée (j’avais préféré aller au bar boire une petite coupe de champagne) et quand on sait que c’est Superbus qui ouvrait pour eux sur pas mal de dates de leur tournée européenne, on peut dire qu’il y a un réel problème avec leurs premières parties. Enfin ce n’est que mon avis (les goûts et les couleurs, tout ça tout ça…). Un coup d’oeil derrière moi et je me rends compte que pendant que je regardais ma montre sur Poni Hoax, le Zenith s’est quand même bien rempli. L’ambiance s’échauffe elle aussi, elle est même plutôt électrique : un spectateur renverse son verre de bière sur un autre suite à une altercation, deux mecs très alcoolisés et trop agités se font sortir par les vigiles…bien, bien, bien, c’est chaud ce soir !

Vers 21h30, les lumières s’éteignent et l’instru qui aura ouvert tous les concerts de la tournée retentit. Quelques secondes plus tard Butch Vig fait irruption en premier, virevoltant jusqu’à sa batterie comme à son habitude, suivi des autres membres du groupe, Shirley Manson fermant la marche. Comme d’habitude, je prête une attention toute particulière à sa tenue. Il faut dire que Shirley, c’est un peu mon modèle féminin. Ce soir, elle porte un body noir composé notamment d’une sorte de culotte en plastique dur qui a des airs de ceinture de chasteté. Si on ajoute son habituel chignon ultra-tiré, notre Shirley a comme des allures de dominatrices. Le set commence par Control, un des meilleurs titres du dernier album Not My Kind Of People. Des quatre concerts que j’aurais vus cette année, chaque set list aura été différente, ce qui n’est pas pour me déplaire. Puis c’est parti pour un concentré de tubes. On sent Shirley très en forme . Aussi magnétique et sensuelle qu’à l’accoutumée. J’irais même jusqu’à dire sexuelle, car sur Hammering In My Head, la température monte de quelques degrés, la chanteuse se caressant de manière suggestive, comme possédée par les rythmes hypnotiques et obsédants du morceau. Après ça, les hommes présents dans les premiers rangs (majoritaires) étaient comme qui dirait tout chose…tu m’étonnes !

La set-list est particulièrement efficace ce soir, le groupe nous fait l’honneur de jouer certains titres qui ne l’avaient pas été systématiquement lors des concerts précédents : la vicieuse Special et ses airs de joyeuse pop-song alors que les paroles révèlent une méchante chanson de rupture, la grandiose et James Bondienne The Word Is Not Enough; et d’autres que j’ai entendus en live pour la première fois ce soir : la douce You Look So Fine, l’énergique When I Grow Up et Cup Of Coffee, spécialement réclamée sur twitter par une fan à l’occasion de son anniversaire (Shirley Manson qui cite ton prénom et ton tweet en plein Zenith, c’est quand même un sacré cadeau). Bref, une set-list parfaite, même s’il y a forcément certaines chansons qui manquaient à l’appel, à l’exception de The One, extraite du dernier album, qui contrairement à ce que pourrait laisser penser son titre, n’était absolument pas indispensable.

Aux trois-quarts du set, Shirley Manson gratifie l’assistance d’un petit discours en français, très américain sur le fond (le concert a lieu le soir de Thanksgiving donc tout le monde s’aime et se comprend les uns les autres blah blah blah), et même si sur la forme on ne comprend pas tout, c’est pas grave, on apprécie l’effort. Pour annoncer le morceau Battle In Me, un autre petit discours, en anglais cette fois, où Shirley nous dit qu’il faut se battre pour les choses qui nous tiennent à coeur, même si c’est parfois difficile et qu’on a peur d’échouer. C’est justement ce que j’aime dans la musique de Garbage : ce côté fonceur voire un peu agressif qui te fait te sentir plus fort et te dire « même si maintenant j’en chie, un jour je les baiserai tous ». Pour en revenir à Shirley Manson, si elle est autant appréciée, c’est que malgré une apparence un peu froide, elle n’en est pas moins très chaleureuse avec son public et n’hésite pas à communiquer beaucoup. De manière générale, on peut dire que Garbage est un groupe généreux sur scène : ce sont des mega stars mondiales, qui ont quelques années de vol au compteur, et pourtant on sent qu’ils ont toujours la flamme en eux, et que jouer ensemble sur scène est un plaisir. De même, leurs shows ont toujours une durée respectable (pour moi, durée respectable = plus d’1h30). Tout cela peut paraître normal, mais, et je ne le dirai jamais assez, une fois un certain degré de staritude atteint, trop d’artistes se mettent à faire le service minimum en live : 1h de concert, « bonjour Paris, bonsoir Paris » et cassos. Le concert se termine sur une note un peu décalée avec une chanson chantée en solo par le bassiste Duke Erikson.

Après mon quatrième et dernier concert de Garbage cette année, je peux donc dire que je n’ai jamais été déçue par leurs différentes prestations et que ça valait le coup d’attendre si longtemps afin de les voir ! A bientôt, j’espère…

 

Set-list :

  • Control
    I Think I’m Paranoid
    Shut Your Mouth
    Why Do You Love Me
    Hammering in My Head
    Queer
    Stupid Girl
    Automatic Systematic Habit
    #1 Crush
    The One
    Special
    Blood for Poppies
    Cherry Lips (Go Baby Go!)
    Battle in Me
    Cup of Coffee
    Push It
    Vow
    You Look So Fine

    Rappel :

    When I Grow Up
    The World Is Not Enough
    Only Happy When It Rains

     

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2 Responses to “Garbage @ Le Zenith (22/11/2012) : Go Shirley go go !”


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