Goodbye Kiss

8 Oct

Avant de me pencher sur le cas Kasabian, j’avais souvent lu sur le net qu’ils étaient considérés comme les successeurs de Oasis. Par la suite, j’ai souvent cherché à comprendre cette comparaison, en vain. A part leur nationalité et le côté un peu sale gosse de leurs chanteurs respectifs, c’est bien tout ce qui relie ces deux groupes. Et aussi le fait qu’ils font de la bonne musique (oui je sais que parmi le lectorat du blog, pas mal de détracteurs des frères Gallagher me jetteront la pierre pour cette dernière affirmation, d’you know what I mean ?) Sinon, pour avoir vu le groupe en concert à plusieurs reprises, ses membres ne vomissent pas sur scène et la troisième guerre mondiale n’est pas à l’aube d’être déclarée dès que les deux leaders, Tom Meighan (chant) et Sergio Pizzorno (guitare/chant), sont dans un même périmètre géographique (ou alors c’est qu’ils sont rudement bons acteurs).

Ce que j’aime chez Kasabian c’est 1) leur énergie qui fait de chacun de leur concert un putain de bon moment 2) leur répertoire plutôt éclectique. Ainsi sur leur petit dernier, Velociraptor!, paru l’année dernière, on trouve de la pop mâtinée d’électro, des délires psychédéliques, des morceaux minimalistes. Et puis il y a aussi Goodbye Kiss, ce petit bijou qui n’aurait pas dépareillé sur le Suck It And See des Arctic Monkeys. Cette chanson c’est THE ballade, celle qui fait se réveiller la part de romantisme qui se cache en moi et me donne envie de me blottir dans les bras de mon cher et tendre. Sur ce morceau Kasabian prouvent qu’ils ne donnent pas uniquement dans le tube clinquant, mais qu’ils excellent aussi dans un registre plus émotionnel.

Celle qui s’est lancée dans la tâche ardue de reprendre cette si belle chanson est une artiste dont les propres morceaux ont été maintes fois repris. Et d’ailleurs je t’en ai parlé ici-même il n’y a pas moins de deux semaines. Oui je suis peut-être un brin obsessionnelle, mais que veux-tu, quand j’aime, je ne compte pas, je suis comme ça moi (et toi tu te dis « putain, parler des frères Gallagher et de Lana Del Rey dans le même billet, ça commence à faire beaucoup là quand même niveau mauvais goût »).  Donc Lana, puisque c’est bien elle dont il s’agit, a fait une cover de Goodbye Kiss pour le BBC Radio 1 Live Lounge en début d’année, suite à la cover de Video Games que le groupe avait faite peu de temps auparavant. Accompagnée d’une guitare électrique et d’un piano, la voix grave et langoureuse de la jeune chanteuse fait des miracles. Et si sur la version originale on avait envie de faire des câlins, là ça devient presque sexuel.

 

Même si je préfère (et de loin) les arrangements de la version originale, si aujourd’hui j’ai eu envie de te faire découvrir cette cover de Goodbye Kiss, c’est pour te prouver que, malgré ses prestations scéniques souvent désastreuses, Lana Del Rey pouvait aussi chanter juste, et ainsi défendre une de mes artistes préférées de ces dernières années. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à comprendre la descente en flèche dont elle a été victime de la part des hipsters, les mêmes qui l’avaient encensée à peine quelques mois plus tôt, même s’il est vrai que ses concerts plus qu’approximatifs et ses déclarations fades et souvent contradictoires à la presse n’ont pas aidé. Avant qu’elle n’arrête définitivement la musique (ou pas, allez savoir avec elle), Lana Del Rey sera de retour le 12 novembre avec Born To Die, The Paradise Edition, comprenant huit inédits.

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One Response to “Goodbye Kiss”

  1. LRT 11 mars 2013 at 2:38 #

    Un beau retour d’ascenseur de la part de Lana qui fait honneur au gars qui ont sublimé son Video Games. Du bon boulot !

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