[Le Fair 2013] The Wankin’ Noodles

16 Nov

Dans le cadre de l’édition 2013 du Fair, voici le moment de présenter le groupe que nous suivrons tout au long de l’année sur le blog, les Wankin’ Noodles. Il y a quelques mois, lorsque j’ai entendu parler de leur premier single, Tu Dormiras Seule Ce Soir (qui est également le nom de leur premier album d’ailleurs), j’ai pris peur. J’ai pris peur car avec ce titre d’un goût douteux, j’ai cru que j’avais affaire à un groupe d’ados boutonneux monté de toutes pièces par une major  et destiné à passer en boucle sur certaines chaînes musicales de la TNT. J’ai donc écouté ledit single, et constaté avec soulagement qu’il s’agissait bien d’un groupe de rock, avec guitares et batterie qui défouraillent. Il s’est également avéré que Régis (chant), François (guitare), Romain (batterie) et Sébastien (basse), les quatre membres du groupe, n’étaient pas si boutonneux que ça, puisque tout de même âgés d’une vingtaine d’années, et que le groupe existait depuis 2007 (avec quelques changements de line-up entre-temps). Contrairement à ce que leur look de dandys et leur gouaille pouvaient laisser paraître, ils ne sont pas parisiens mais rennais. Une scène rennaise décidément en pleine expansion, puisqu’on ne peut s’empêcher aussitôt de songer à The Popopopops, Manceau et Juveniles, pour ne citer qu’eux. Après deux EP et un passage aux Transmusicales de Rennes en 2010, les choses s’accélèrent pour les Wankin’ Noodles : les concerts s’enchaînent, leur permettant de se forger une solide réputation scénique, et c’est en toute logique qu’en avril 2012 sort leur premier album, qu’ils ont eux-mêmes produits.

Les Wankin Noodles revisitent le garage-rock de façon décomplexée, un style finalement pas si courant parmi les groupes de rock français, plus habitués à faire dans la chanson engagée (Noir Désir, Eiffel…). Point de textes politico-philosophiques ici, nos quatre bretons préfèrent aborder des sujets plus légers, tout en cultivant l’art de la provoc, comme par exemple sur Tu Dormiras Seule Ce Soir. En terme de chanson de rupture vacharde, ce morceau se pose là.

 

© dumdumgirl

Dans le clip qui l’accompagne, les quatre musiciens accentuent leur côté bad boys en se vautrant sur un lit placé sur une sorte de roue, en dessous de laquelle s’affairent de jolies demoiselles court vêtues et masquées afin de la faire tourner. Un petit côté SM qui illustre bien les paroles et qui aura vite fait de coller l’étiquette « misogynes » aux Wankin’ Noodles. Mais bon, si c’est ici le point de vue masculin qui a bien évidemment été adopté, les rôles pourraient tout à fait être inversés. En effet je n’ai pas pu m’empêcher de penser à cette phrase de Mademoiselle K dans Jalouse : « et même si c’est moi qui pars, j’m’en fous je veux pas qu’on me remplace ». Soyons honnêtes les filles, nous aussi, qu’on largue ou qu’on soit larguée, il y a toujours une petite part de nous qui n’est pas contre le fait que notre ex en bave un peu. Les ruptures façon Adele « I wish nothing but the best for you », c’est bien mignon mais ça n’existe pas ! Donc il ne faut pas en vouloir aux Wankin’ Noodles de nous bousculer un peu sur leur premier single, c’est de bonne guerre. En plus, à la fin du clip, tout ce petit monde se réconcilie et se retrouve à faire des batailles d’oreillers sur le lit, ce qui prouve bien que tout ça c’était pour de rire. Néanmoins, allergiques au second degré, mieux vaut s’abstenir, leur album étant truffé de textes du même acabit, en français ou en anglais histoire de varier les plaisirs.

Pour combler une petite faim de bon son rock, frais et sans prise de tête, allez donc vous servir une plâtrée de Wankin’ Noodkes, vous ne serez pas déçus.

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  1. – 15 lauréats // 15 blogs – | Le Fair - 10 décembre 2012

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