Le Top Albums 2013 de la rédaction

3 Jan

Dumdumgirl

Beaucoup de premiers albums (et des seconds aussi, tiens) et de français dans mon top albums. 2013 fut encore une très belle année musicalement parlant.

LOVE_pochette-550x547LØVE par Julien Doré : Julien Doré, je n’avais rien contre lui, mais je ne le trouvais pas transcendant non plus. Jusqu’à la sortie de Løve. Là, tout a changé. Ayant pour thème principal la rupture, cet album m’a bouleversée. Si les mélodies et les arrangements sont, à la base, magnifiques (les chouchous Darko qui ont participé à la composition du disque n’y sont sûrement pas pour rien), je sais aussi qu’il ne m’aurait probablement pas autant touché s’il n’était pas sorti à une période assez délicate de ma vie. A tel point que j’ai fini par développer une relation assez addictive et masochiste avec cet album : le réécouter encore et toujours me fait du mal, et pourtant je ne peux pas m’en passer. Attention, je tiens à rassurer les foules, ce n’est pas un album pour se suicider non plus, car on y trouve aussi des morceaux solaires, voire sensuels, ce qui fait toute l’originalité et la richesse de ce disque.

Titres préférés : « Porc Grillé », « Mon Apache », « Hôtel Thérèse »

Les Voiles par Granville : avec son charme naïf et suranné, le premier album des Normands (avec un nom pareil, sans blague) m’aura fait rêver toute l’année, à la croisée entre pop française des 60’s et indie anglo-saxonne. L’impression d’être encore une adolescente (enfin effectivement, je le suis toujours un peu). Dommage que le rêve ne devienne pas réalité sur scène…le live est un domaine où le groupe doit impérativement progresser.

Titres préférés : « Crèvecoeur, » « Adolescent » et « Les Corps Perdus »

AM par Arctic Monkeys : les Britanniques ont frappé un grand coup avec ce cinquième album en ajoutant à leur pop-rock habituelle ce petit supplément de soul qui fait toute la différence. Qu’on se le dise, ce disque est parfait à écouter à deux sous la couette.

Titre préférés : « Do I Wanna Know » et « I Wanna Be Yours »

If You Wait par London Grammar : si j’ai d’abord eu du mal avec la voix de soprano de la chanteuse Hannah Reid, il ne m’a pas fallu bien longtemps pour succomber à la beauté et à l’élégance de ce premier album.

Titres préférés : « Interlude (live) » et « Flickers »

Swell par The Popopopops : un album tellement maîtrisé et brillant qu’on a du mal à croire qu’il s’agit d’un premier essai. Punchy ou sensuelle, l’electro-pop des Rennais fait mouche à tous les coups.

Titres préférés : « Sign » et « Cross the line »

If You Leave par Daughter : loin de la folk gnangnan, Daughter a réussi un premier album très émouvant, à condition de dépasser la relative froideur et l’aridité qui s’en dégage à la première écoute.

Titres préférés : « Winter » et « Lifeforms »

Love Songs par Vanessa Paradis : avec Benjamin Biolay aux commandes sur une grande partie de ce double album, je ne pouvais qu’adorer. Comme le titre l’indique, l’amour, sous toutes ses formes, est à l’honneur, ce qui a forcément fait écho en moi.

Titres préférés : « Love Song », « Mi Amor » et « Tu pars comme on revient »

Mafia Douce par Pendentif : je l’attendais depuis un moment cette première livraison des Bordelais, et je n’ai pas été déçue ! Entre bonne humeur, fraîcheur et sensualité, l’album est une  bande-son idéale pour une soirée d’été, et ce malgré le fait qu’il soit sorti fin septembre.

Titres préférés : « Pendentif », « Ondine », « Mafia Douce »

One Breath par Anna Calvi : cette artiste est pour moi la classe incarnée et cet automne elle a frappé fort en revenant avec un deuxième opus. Sa voix hors du commun capable de passer du doux au grave fait merveille sur des morceaux grandiloquents aux guitares stridentes. Ce son parfois destructuré m’a beaucoup fait penser à St Vincent.

Titres préférés : « Elisa » et « Love Of My Life »

Don’t Forget Who You Are par Miles Kane : si vous êtes familiers de ce blog, pas besoin d’expliquer la présence de Miles Kane dans mon top albums. Il ne pouvait en être autrement, c’est tout ! Le Britannique a franchi haut la main l’épreuve du deuxième album.

Titres préférés : « Taking Over » et « Tonight »

Zyblynn

La rubrique Top Album est toujours un peu compliquée pour moi :

– parce que ce que j’aime, surtout, c’est voir les artistes sur scène, du coup, y’en a plein que j’adore sur scène, mais que je n’écoute pour ainsi dire pas en version studio,

– parce qu’il y a aussi encore plein de chouettes album d’avant 2013 que j’ai découvert seulement cette année,

– parce que je suis un peu monomaniaque et que, quand il y en a un que j’aime vraiment bien, je boucle, je boucle, je boucle, et puis aussi, je décortique, et ça peut durer longtemps…ce qui fait qu’en avril 2013, j’était toujours en train de boucler sur des albums de 2012…J’ai, donc, quand même, mis deux albums de 2012 dans ce top (et j’ai du vraiment dû me faire violence pour ne pas mettre Inlandsis de Guns Of Brixton, mais, je parle déjà d’eux dans la rubrique concert et j’explique là-bas pourquoi j’aime ce groupe, donc, bon…).

half-moon-runUn album pour lâcher prise : Dark eyes par Half Moon Run (2012 canada / 2013 France) est le disque qui a le plus tourné chez moi cette année. Ces quatre jeunes canadiens ont le don de créer une ambiance douce mais énergique et, bien que l’atmosphère soit, par moment, mélancolique ou un peu sombre, leur musique invite surtout à ne plus penser et à se laisser porter, confortablement installé dans le moment présent.

Un album mélancolique : Global Lows par Birdpen (2012). Il s’agit d’un groupe anglais fondé par Dave Pen (membre du groupe Archive) et Mike Bird (d’où le nom du groupe, Bird/Pen, tout simplement). Pour le coup, celui-là, j’avoue qu’il me torture un peu, mais je reconnais que j’aime bien l’avoir pour compagnon les jours où je broie du noir …Quand j’écoute cet album, les mélodies sombres, la voix désespérée de Dave Pen et  les paroles sont tellement belles et juste que je me complais dans le désespoir.

Un album pour oublier de respirer : The Naphtaline Orchestra par EZ3kiel (2012). Mon année musicale 2013 a été particulièrement marquée par l’arrivée de la musique instrumentale dans ma vie (et dans mon cœur). J’ai, certes, beaucoup de retard à rattraper, mais, de tous les albums instrumentaux que j’ai écouté, celui-ci est, de loin, le plus beau. EZ3kiel est un groupe qui, depuis ses débuts en 1992, recherche une symbiose entre l’image et le son. Cet album-ci, enregistré en live, est le fruit d’une collaboration avec un orchestre symphonique. Les chansons sonnent comme des petites histoires, je vois plein d’images et je me sens enveloppée comme si je voyageais dans une bulle à travers un monde parallèle, je ressens des émotions contradictoires quasiment simultanément…et parfois, j’en oublie de respirer.

Un album pour s’amuserEnfantillages 2 par Aldebert. Notre délire familial par excellence: il amuse les petits et émerveille les grands…ou l’inverse. Cet album est le deuxième disque pour enfant écrit par Aldebert et fait suite à Enfantillages paru en 2008 (mais il est bon de savoir qu’Aldebert a également sept albums « pour grands  enfants » à son actif et plus de dix ans de carrière derrière lui). On y retrouve toutes sortes d’histoires un peu folles sur des mélodies aux ambiances variées, idéal pour éveiller les jeunes oreille à différents styles de musique. Il y a aussi des artistes invités et des personnages un peu décalés : (en vrac) Alexis HK, un taxidermiste passionné, Sanseverino, une super mamie amoureuse, Barcella, un dragon domestique, Louis Chedid,  une soucoupe volante faite maison, Francois Morel, un fakir qui n’est plus très étanche, du gros son et un vrai chanteur de métal (celui d’ Asidefromaday). Du rêve, du rire, des émotions et un bonne dose d’humour, parfois noir et déjanté ( car il n’est jamais trop tôt pour apprendre le second degrés).

Un album pour devenir une sorcière : Some Dogs Think Their Name Is No par Black casino and the ghostSecrètement, j’ai toujours rêvé d’être une sorcière. Mais une gentille sorcière, qui serait l’amie des fantômes, des loups et se transformerait parfois en chat noir. Forte et  discrète à la fois, je jetterais des mauvais sorts uniquement aux personnes malveillantes et je défendrais les plus faible avec, pour meilleure arme, ma voix faussement maléfique, dont la douceur ne serait perçue que par les âmes pures. Avec Black Casino and the Ghost, jeune quatuor londonien formé autour d’Elisa Zoot (chant et piano, principalement) et Ariel Lerner (guitares) tout cela devient réalité…ou presque.

Un album pour se donner le pèche : Forever Becoming par Pelican. Mon deuxième choix de musique instrumentale pour cette année, dans un tout autre registre qu’EZ3kiel. Ce groupe originaire de Chicago compte quatre membres: deux guitares, une basse, une batterie et le gros son domine…avec parfois quelques moments un peu plus calmes. J’adore l’ambiance lourde de cet album, je ne sais pas ce que le son de Pelican a de plus que les autres, mais il a quelque chose que j’adore.

Un album pour combattre ses démons : Horizons par DetroitBien que je n’aie jamais prétendu être fan de Noir Désir et/ou Bertrand Cantat, force est de constater que la voix de ce dernier a marqué mon adolescence et me touche en plein cœur dès que je l’entends. Dans ce premier album de Détroit (Bertrand Cantat / Pascal Humbert) on sent l’homme qui paye, chaque jour, pour ses erreurs, et cherche, simplement, à respirer sans souffrir, mais il endurera probablement ça toute sa vie, et, quelles que soient les erreurs commises, sa douleur, si joliment exprimée, me touche terriblement.

Un album sombreHesitation Marks par Nine Inch NailsL’ambiance est vraiment bien glauque. J’espère avoir l’occasion de croiser l’artiste sur scène, ça doit être terrible.

Un album pour danser (ou sautiller si tu ne danses pas) : Holy Fire par FoalsC’est un peu surprenant que j’aie accroché à cet album, car il y a plein de sons dedans auxquels je n’accroche pas d’habitude (y compris la voix), la différence se trouve sans doute dans la construction des morceaux et cette sorte d’énergie qui resurgit chaque fois que j’aurais tendance à m’ennuyer.

Un album pour espérer et pleurer un peu quand même : Everest par Girls in hawaiiJe n’avais pas accroché à la première écoute de cet album, mais la musique de Girls In Hawaii s’est imposée à moi il y a moins de 48h. J’ai écouté cet album plusieurs fois hier, mais je n’ai pas encore assez de recul pour exprimer mon ressenti. Pour le moment, le seul mot qui me vient est « beau » (mais c’est un peu léger, je crois). Je dirais simplement: si tu n’as pas accroché au premier essais : réécoute

Chacaloute

Et voilà, encore une année qui s’achève. Vient le moment de faire un point sur 2013. Encore une belle année musicale, particulièrement riche. Cette année, on a pu se réjouir de certains retours (ou pas), assister à de jolies découvertes mais également à de sacrées belles confirmations, notamment du côté des groupes français.

Reflektor - Arcade FireReflektor par Arcade Fire : pour moi, LE chef d’œuvre de cette année 2013. Déçue du caractère trop lisse de The Suburbs, j’espérais autre chose des Canadiens pour ce nouvel opus. Pari réussi, la sortie du single « Reflektor » en septembre dernier m’a bluffée. C’était différent, surprenant mais délicieusement bon. Et pourtant, la première écoute du double album ne m’a pas du tout convaincue. J’étais complètement paumée. Car, faut pas se mentir, derrière sa nouvelle façade disco-funk qui pourrait sembler superficielle, Reflektor est un album complexe, de par son format schizophrène et hors norme, ses titres hyper longs à multiples tiroirs (« Here Comes the Night Time »), ses étranges bribes de paroles en français (« Joan Of Arc »)… Mais, petit à petit, la passion qui y règne finit par prendre le dessus. J’ai commencé à le cerner, à m’habituer à son désordre, à aimer son brin de folie. Et je peux vous dire qu’une fois qu’on l’a dans les oreilles, on se sent incroyablement vivant. Je me suis également rendue compte que mon ressenti était différent à chaque écoute, comme si je le redécouvrais sans cesse. Plutôt une grande force pour un album à l’heure actuelle, surtout de ce format-là. Oui, Arcade Fire aurait pu se reposer sur les lauriers de son dernier album mainstream, mais c’était mal les connaître. Ce virage audacieux confirme le génie créatif des Canadiens et fait de Reflektor un très grand album.

…Like Clockwork par Queens Of The Stone Age : numéro 1 ex-aequo avec le précédent. Obligée, étant donné mon amour inconditionnel pour les Queens. Six ans qu’on l’attendait cet album. Et quel retour magistral ! Leur son n’a rien perdu de sa puissance (« My God Is the Sun ») et de son côté sombre (« Keep Your Eyes Pealed »), mais a très nettement gagné en finesse (« I Appear Missing »). Certes, cet opus est globalement plus calme que ces prédécesseurs, mais le groupe a parfaitement su maîtriser sa maturité pour sublimer son son, comme en témoigne l’ajout de piano sur « The Vampyre of Time and Memory » ou sur le somptueux final « …Like Clockwork », où la voix de Josh atteint des sommets qu’on ne lui connaissait pas. …Like Clockwork se savoure d’une traite, comme une histoire, à la fois sombre et fascinante, à l’image des illustrations de l’artiste britannique Boneface réalisées dans le cadre de cet album.

Evil Friends par Portugal The Man : après les deux premiers cités, sans doute l’album que j’ai le plus écouté cette année. Enfin, ces six derniers mois en fait, puisque le septième opus des américains (originaires de l’Alaska) n’est sorti que début juin. Fort d’une production assurée par Danger Mouse, cet album propose une série de pépites pop/rock toutes plus efficaces les unes que les autres (« Modern Jesus », « Purple Yellow Red And Blue »). Evil Friends est un véritable concentré de bonne humeur, le genre de disque qui sublime les moments heureux et te console chaleureusement dans ceux qui le sont moins.

Hidden Tensions par Von Pariahs : pour moi, la révélation rock de cette année. Après leur impressionnante prestation sur la scène du Café de la Danse en mars dernier, je savais que ce premier album serait une très belle claque. Effectivement, les Nantais n’ont pas déçu, révélant même une grande maîtrise pour un premier opus. Issu d’une multitude d’influences (rock, punk, cold wave, etc.), Hidden Tensions concentre des morceaux hyper efficaces, urgents et puissants, le tout sublimé par la voix incroyable de Sam Sprent et sa technique de chant alternant retenue et sauvagerie (« Skywalking », « Nerves »). Un groupe à découvrir d’urgence, si ce n’est déjà fait, indéniablement l’un des meilleurs espoirs du rock à l’heure actuelle.

Influenza par 1984 : on reste dans le rock avec mon premier coup de cœur de 2013. Sorti début février, Influenza est le nouvel opus de 1984, l’un des poulains de l’excellent label strasbourgeois Deaf Rock Records (Colt Silvers, Alpes…). Entre un rock épuré façon Blood Red Shoes (« I Don’t ») et un grunge rappelant certaines B-sides de Nirvana (« Give It a Name »), cet album alterne intelligemment morceaux puissants et inquiétants (« Intrusion », « Maze ») et mélodies légères et imparables (« Fulmine », « Influenza »). Un disque solide et efficace que je me (re)passe très souvent, d’autant que j’ai un faible pour la voix sensuelle du chanteur.

Swell par The Popopopops : changement de style radical avec un album beaucoup plus pop, également du premier semestre 2013. Les jeunes Rennais avaient déjà révélé un joli potentiel avec leur EP A Quick Remedy en 2012. Mais là, wow ! Sorti en mars dernier, ce premier album est un véritable coup de maître. Élégant, complet et parfaitement maîtrisé, Swell dégage une sensualité entêtante de bout en bout. Croyez-moi, vous aurez vite fait de devenir accro à ce 12 titres.

Griefjoy par Griefjoy : 2013, c’est un peu l’année Griefjoy. Après avoir appâté nos oreilles avec leur premier EP Touch Ground fin février, les niçois ont pris le pari de sortir leur premier album dès la rentrée suivante. Et ils l’ont fait. Gracieux mélange de pop musclée et de sonorités électroniques, ce premier opus éponyme est carrément brillant : on navigue entre tubes dansants (« People Screwed Up », « Kids Turn Around ») et somptueux morceaux plein d’émotions (« Taste Me », « Insane » ou encore « Crimson Rose »). Un album aussi élégant qu’agréable à écouter, sûrement celui qui m’a le plus impressionnée lors de cette rentrée.

Péplum par Sarah W. Papsun : un autre premier opus pop/rock que j’attendais avec impatience lors de cette rentrée 2013. Bon, je dois avouer qu’à la première écoute de Péplum, j’ai été un peu déçue. Oui, j’avais l’impression (à l’exception de quelques titres comme « At the Disco » ou « Kids of Guerilla ») de ne pas y retrouver une puissance de son équivalente au live, qui, pour moi, représente l’indéniable force du groupe parisien. Mais finalement, était-ce ça l’important ? Non, car ce disque apporte bien plus : non seulement, il donne furieusement envie de danser (aaah les imparables « 5’’ » et « Night »), mais sait également émouvoir (« Brighton Pier »). Avec Péplum, les Sarah W. Papsun ont justement su montrer une autre facette de leur talent. Et avec le recul, mes oreilles en sont ravies.

AMOK par Atoms For Peace : supergroupe d’électro rock, formé entre autres par Thom Yorke (chanteur/guitariste de Radiohead) et Flea (bassiste des Red Hot), Atoms For Peace a fait très fort avec ce magnifique premier album, AMOK. D’un style pourtant très éloigné de ce que j’écoute régulièrement, cet album fait vraiment partie des disques qui ont marqué mon année 2013. En plus d’être sublime, je trouve que sa douceur calme et réconforte merveilleusement bien.

Eagles Gift par Eagles Gift : pour tout vous dire, j’avais initialement prévu de mettre AM d’Arctic Monkeys à cette 10e place. Et voilà que le 10 décembre dernier, un jeune groupe Angevin, Eagles Gift, sort son premier album éponyme, un opus si prometteur qu’il méritait amplement de prendre la place des Britanniques dans mon top. Anciennement connus sous le nom d’Origin of Black Eagles, le quatuor propose un rock psychédélique aux guitares acérées. Cet album m’a immédiatement séduite par ses mélodies lancinantes, son côté sombre et mystérieux, parfois complètement magnétique. Ces mecs-là ont un sacré talent et je n’ai qu’une hâte : les découvrir sur scène en 2014.

Caïpirinou

Quand on m’a demandé de réaliser mon best of des albums pour My Wonderwall, j’ai tout de suite dit oui sans réfléchir. Maintenant que je suis devant ma page blanche, je me dis que j’aurais peut-être dû le prendre ce temps de réflexion ! Réduire à une liste de 10 noms les albums qui m’ont marqué en 2013 est une tâche beaucoup plus difficile que je ne le pensais. Mais voilà, après 14 brouillons, j’ai le plaisir de vous présenter ma liste :

QOTSA - Like Clockwork…Like Clockwork par Queens Of The Stone Age : Avant d’en écrire plus sur cet album, je dois vous dire que je ne suis pas du tout objectif concernant les Queens Of The Stone Age. C’est le meilleur groupe du monde !!!! Le groupe a beaucoup évolué depuis ses débuts. Des membres ont quitté le groupe mais leur son a surtout évolué. Cet album est le résultat de leurs évolutions. …Like Clockwork peut surprendre à la première écoute. Il est vraiment différent de ce qu’ils ont fait jusque-là. Dans cet album, leur son est plus recherché, plus posé, voire peut être même plus sage que leurs précédents (notamment en comparaison à Rated R). J’apprécie cette volonté pour un groupe de chercher à se renouveler. Ce que je trouve impressionnant, est qu’en cherchant à se renouveler les Queens of the stone Age n’ont pas perdu ce qui faisait leur force. On retrouve dans …Like Clockwork tout ce qui a fait la signature des Queens Of The Stone Age : des mélodies et des riffs magnifiques. Mais en plus ils ont ajouté de la finesse.

Titres préférés : tout l’album.

Trouble Will Find Me par The National : La première chose qui m’a frappé, à l’écoute de cet album (mais je devrais dire qui m’a attrapé), est la voix du chanteur. Cela ne m’a pas surpris, car cette voix, c’est un peu la marque de fabrique du groupe. En fait, Matt Berninger a une voix bénie des dieux. Une voix grave, envoutante, qui vous prend dès le premier titre pour ne plus vous lâcher. Il ne faut pas oublier non plus les mélodies simples, sobres. Elles sont juste à tomber par terre. Le tout (voix + mélodie) fait que cet album devait être absolument dans mes meilleurs albums de 2013. Le seul petit bémol pour cet album est qu’il ne respire pas l’originalité. The National n’a pas cherché à explorer de nouveaux sons. Mais quand on est super bon dans ce qu’on fait et qu’on n’a plus rien à prouver, pourquoi aller voir ailleurs ?

Titres préférés : « I Need My Girl » et « I Should Live in Salt »

Silence Yourself par Savages : L’album est sans concession. Il en émane une intensité et une puissance, voire une rage, impressionnante. Cela se retrouve dans leur prestation live, la chanteuse rentre dans un combat et vous met KO en 11 titres terriblement efficaces. Des lignes de basse de folie, une chanteuse charismatique qui ne chante pas mais interprète et vit ses titres. Le single « Shut up » résume parfaitement l’album.

Titres préférés : « Shut up » et « She will »

The Belt par In The Valley Below : J’ai découvert ce duo (Angela Gail et Jeffrey Jacob) grâce à leur single « Peaches ». Un titre dansant qui vous reste en tête la journée entière. L’album est à l’image de ce titre. Il vous fait danser, remuer mais surtout il vous donne une pêche incroyable. Leurs voix s’associent parfaitement mais surtout, ils ont l’art de la mélodie. Ces mélodies entrainantes et entêtantes vous accrochent. Si tu ne bouges pas un peu ton corps en écoutant leur album, c’est que tu n’aimes pas la musique.

Titres préférés : « Peaches » et « Last Soul »

Junip par Junip : L’album est élégant. Ce sont des titres lancinants avec un son profond, sombre, qui t’enveloppe mais dont la voix du chanteur vient éclairer le tout. Tu l’écoutes et tu restes jusqu’au bout.

Titres préférés : « Line of Fire » et « Your Life Your Call »

{Awayland} par Villagers : Pour moi, cet album contient le titre de l’année 2013 : « Nothing Arrived ». Ce titre est juste magnifique. La mélodie très accrocheuse qui monte en puissance au fur et à mesure du titre et tout ça accompagné par la voix si particulière du chanteur (parfois un peu haute perchée). Même s’il y a des titres très accrocheurs (« Nothing Arrived », « Earthly Pleasure ») dès la première écoute, {Awayland} est le style d’album qu’il faut écouter au moins 2 fois pour l’apprécier.

Titre préféré : « Nothing arrived »

Panic par Caravan Palace : Pour cet album, je triche un peu. Je l’avoue, il est de 2012. Mais je l’ai découvert fin 2012 à Rock en Seine et depuis il m’a suivi toute l’année 2013. Il n’était pas gagné pour cet album de figurer dans mon top 2013. Caravan Palace regroupe différentes tendances musicales pour en faire qu’une seule : Caravan Palace c’est de l’électro, c’est du swing, du jazz pour faire de l’électro swing. Or, je ne suis fan ni de jazz, ni de swing et encore moins d’électro. Je crois juste que je les ai découverts de la meilleure des façons. Leur prestation à Rock en Seine était hallucinante. Une foule monstre, mais surtout une foule qui danse, qui bouge, qui saute un peu partout. Du coup, je reste marqué par l’impression que j’ai eue lors de ce live, à chaque écoute je me revois à ce concert.

Titre préféré : « Clash »

Evil Friends par Portugal The Man : C’est l’album de mon été 2013. Je l’ai passé en boucle, sur 12 titres, je compte environ 9 tubes !!! C’est l’album qui te donne envie de chanter, de reprendre les chœurs. Seul point négatif, ils m’ont terriblement déçu en concert. Il n’y avait aucune énergie, aucune envie, tout le contraire de leur album.

Titres préférés : « Creep in a T-Shirt » et « Modern Jesus »

False Idols par Tricky : Pourquoi mettre cet album dans mon top album ? Parce que :

– Parce que faut bien reconnaitre qu’il y a pas mieux que Tricky pour mettre en avant les voix de celles et ceux qui l’accompagnent. Et dans cet album les voix féminines sont magnifiquement mises en valeur.

– J’aime le trip hop. En écoutant cet album, j’ai cru réécouter du Massive Attack et c’est toujours bon de rajeunir de 10 ans quand tu écoutes un album.

Titres préférés : « Nothing Matters » et « Does It »

Fidlar par Fidlar : C’est du punk donc les morceaux sont expéditifs et rare sont les titres qui dépassent les 3 minutes. Dès le premier morceau, les Fidlar annonce la couleur. Les guitares sont fortes, leurs riffs incisifs et le rythme efficace. On a envie de chanter (hurler serait plus exact) sur tous leurs refrains. Certains morceaux vous restent en tête dès la première écoute (« Cocaine », « Cheap Beer », « Max Can’t Surf »)

Titre préféré : « Cheap Beer »

 

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4 Responses to “Le Top Albums 2013 de la rédaction”

  1. elnorton 13 janvier 2014 at 10:52 #

    Pleins de bonnes choses dans ce top. Notamment le Arcade Fire, The National, Tricky, Birdpen, Atoms for Peace, Girls In Hawaii, Portugal.The Man ou Detroit. Presque la crème de la crème de l’année écoulée, me manquait plus que le Eels et le Nick Cave, et c’était parfait.
    Bon boulot !
    Le Julien Doré, je fais que d’en entendre parler, je sais pas si je vais réussir à sauter le pas. Foutus préjugés.

    • dumdumgirl 15 janvier 2014 at 10:03 #

      Merci 🙂
      Pour le Julien Doré, j’imagine que si on est un peu allergique à la variété française, c’est sûrement compliqué de s’y plonger.

  2. @hydrebo 16 février 2014 at 8:30 #

    Merci à dumdumgi,
    Nous partageons le delire familial avec l’album d’Aldebert.

    • zyblynn 22 février 2014 at 9:48 #

      Bonsoir hydrebo! C’est moi, Zyblynn qui délire au son d’Enfantillages 2 d’Aldebert avec ma petite famille, nous l’avons revu sur scène fin janvier, toute la famille s’est régalée. (Désolée pour le délais de réponse, j’ai vu ton commentaire seulement ce soir).

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