Le Top Concerts 2013 de la rédaction

13 Jan

Dumdumgirl

Si niveau albums et EP les newcomers ont trusté les premières places de mes tops, il s’avère que pour les concerts ce sont plutôt des artistes confirmés qui m’ont charmée cette année.

biffyBiffy Clyro au Trianon : plus tôt dans l’année on avait eu la chance d’avoir un premier concert des Ecossais, au Bataclan, qui était déjà très bien, mais ce n’était rien en comparaison de la date au Trianon. Ce soir-là, ça a été juste la folie. Alternant les morceaux rock, les ballades et les hymnes de stade, les Biffy ont livré un concert puissant devant un public incroyable, presque fanatique. Ils ont beaucoup tourné en France cette année, et semblent avoir enfin acquis chez nous la reconnaissance qu’ils méritent. Tant mieux.

Image de prévisualisation YouTube

Miles Kane à l’Olympia : quatre concerts de Miles à mon actif cette année, et le meilleur restera cet Olympia. Je t’avais déjà tout raconté ici.

Lana Del Rey à l’Olympia : ce n’est un secret pour personne, je suis fan de l’univers de Lana Del Rey. La voir en live lors de son passage parisien était donc impératif, même si avec les retours très mitigés sur ses concerts, je m’attendais très fortement à être déçue. Comme quoi il ne faut jamais écouter les on-dits car bien loin de la catastrophe annoncée, elle a assuré ! Mon report à lire ici.

Band of Horses à la Cité de la Musique : un lieu exceptionnel pour une configuration exceptionnelle. En effet, Band of Horses livraient ce soir-là un concert en acoustique. Avec la simplicité et la spontanéité qui les caractérisent, j’ai eu l’impression d’être assise dans un petit bar et d’assister à un boeuf entre potes et non dans le cadre un peu guindé de la Cité de la Musique.

The Popopopops à la Clef St Germain : les ayant déjà vus l’année précédente, je m’attendais à un concert juste sympa, mais rien de plus. La claque n’en a donc été que plus forte. Ils ont pris de l’assurance les p’tits Rennais ! Victor, le chanteur, était dans une sorte de transe communicative dont je me souviendrai longtemps.

Pendentif à la Maroquinerie : Pendentif, j’avais déjà eu l’occasion de les voir deux fois en live. La première j’avais bien aimé, par contre la deuxième je m’étais ennuyée. Un partout, la balle au centre. Cette date à la Maroquinerie aura fini de me convaincre : de gros progrès pour les Bordelais qui ont désormais une belle présence scénique. Live-report à lire ici.

Alex Beaupain au Casino de Paris : un de mes derniers concerts de l’année, et non des moindres. Connaissant le répertoire du bonhomme, j’avais préparé mon paquet de mouchoirs. Au final je crois que je n’avais jamais autant ri à un concert. M. Beaupain a de l’humour et sait communiquer avec son public. Une très bonne surprise.

Vanessa Paradis au Casino de Paris : heureuse de pouvoir enfin voir sur scène une artiste que j’admire depuis longtemps (bon, je l’avais vue une fois à Solidays, mais il y avait tellement de monde que j’avais du rester à l’extérieur du chapiteau et suivre le concert sur un écran géant, donc ça ne compte pas). Ces concerts où tu connais vraiment toutes les chansons du set, et certaines depuis bien longtemps, sont toujours, quelque part, émouvant puisque ça te renvoie à différentes périodes de ta vie. La cerise sur le gâteau, c’était bien sûr Benjamin Biolay qui officiait en tant que musicien et a d’ailleurs participé à toute la tournée.

Deftones au Trianon : Deftones est un groupe que j’ai découvert sur le tard, en live d’ailleurs. C’est sans doute pour ça que j’écoute assez peu leurs albums, mais que je suis toujours au rendez-vous lorsqu’ils passent à Paris. Je les ai revus en septembre au Zenith, mais c’est sans conteste la date au Trianon qui m’a le plus marquée. Leur musique un peu sauvage a un petit côté sexuel qui me fait toujours autant d’effet.

Maissiat au Café de la Danse : elle aurait pu figurer dans chacune des catégories de mes tops de fin d’année, mais c’est finalement en live que Maissiat m’a le plus touchée. Et on n’aurait pu trouver meilleur écrin à son univers romantique et onirique  que le Café de la Danse et son atmosphère feutré.

Zyblynn

Ah, si je pouvais, j’écouterais la musique toujours directement en live, lorsque les artistes te transmettent, en temps réel, leurs émotions. Il y a quelque chose de physique, il y a aussi ce que les artistes reçoivent de leur public et peut influencer la façon dont va se poursuivre leur concert, c’est un réel échange. Et moi qui ai, pourtant, une petite tendance asociale, j’aime aussi ressentir la réaction des gens autour de moi (sauf celle du boulet et ses hurlements inappropriés durant tout le concert, mais, celui-là, personne n’y échappe). Toutes ces personnes qui vivent ce moment fort avec moi, et, pour certains, ressentent probablement la même chose que moi au même moment…j’appelle ça de la magie.

936467_10151777544857642_2063393973_nL’année 2013 fût, pour moi, celle des retrouvailles avec plusieurs artistes qui ont marqué mon adolescence, à commencer par mon premier vrai grand amour artistique : Les Smashing Pumpkins. Je ne partais pas vraiment convaincue pour ce concert au Zénith de Paris, mais j’avais envie de revoir Billy Corgan sur scène, et comme j’aimais bien l’album « Oceania », je m’étais dit que c’était peut être le bon moment. Le moins qu’on puisse dire est que je ne regrette pas d’avoir fait le déplacement jusqu’à Paris, ce concert fût sans conteste mon meilleur moment live cette année (à revivre ici).

Le deuxième groupe à m’avoir replongé dans les sensations de mes dix-huit ans s’appelle dEUS, ça faisait un petit bout de temps que j’avais envie de les revoir sur scène, mais leurs concerts se font malheureusement un peu trop rares ces derniers temps. Le festival Les Ardentes à Liège a eu la bonne idée de les programmer alors que j’étais de retour en Belgique. Deux mots ont résonné en moi du début à la fin du set : « perfection » et « dément ». Oui, même avant que Tom Barman invite des centaines de personnes à le rejoindre sur scène pour « Suds and Soda », ce concert était déjà complètement fou. (Et même que j’ai versé une petite larme…).

Image de prévisualisation YouTube

Jamais deux sans trois, Mass Hysteria vient compléter mon trio « retour à dix-huit ans ». Voilà un groupe qui, en 20 ans, n’a rien perdu de son énergie, de sa bonne-humeur, de son authenticité. J’aime le côté un peu bisounours dans leur texte, leur optimisme: cette conviction que nous pourrions changer le monde si nous avions tous une attitude positive, tout ça porté par une musique assez dure qui donne envie de se bouger les fesses. Personnellement, j’ai eu des petites « fourmis dans la tête » à plusieurs reprises durant leur concert au Festival Art Sonic (pour revivre ce concert, c’est là.)

Mon année 2013 fût également marquée par l’arrivée de la musique instrumentale dans ma vie : Guns Of brixton en a été l’instigateur (et aussi Fanch qui a amené leur son à mes oreilles), la transition a peut être été facilité par le fait qu’il y ait un tout petit peu (mais très peu) de voix (enfin…de cris), dans leurs chansons. Toujours est-il que nos routes ont a peine eu le temps de se croiser, puisque ce groupe Caennais n’existe plus depuis le 25 octobre dernier. Ce qui compte, dans cette histoire, c’est que j’aie pu assister à leur avant-dernier concert organisé le 12 octobre par le TFT Label à L’Aigle, que j’aie pu ressentir la cohésion, l’intensité, les vibrations, les frissons…Ce groupe m’a appris qu’on peut transmettre des émotions fortes et précises par la musique, rien que la musique, je pense que jamais un concert ne m’a glacée comme celui-là, et ceci est un compliment, bien évidemment. (Tu peux relire une de leurs dernières interview par ici)

Half Moon Run est certainement un des groupes que j’ai le plus écouté cette année. Après avoir manqué, de peu, trois rendez-vous live avec eux, et après une attente qui m’a semblé interminable, j’ai finalement pu les rencontrer sur la scène de l’UBU de Rennes. En concert, les jeunes canadiens fusionnent le talent, l’humilité, l’énergie et l’innocence, et entraînent leur public vers le lâcher prise dans sa forme la plus pure. (Racontage, ici)

Il est des artistes que j’écoute peu chez moi, mais que je pourrais voir et revoir sur scène, sans jamais me lasser. Alexis HK est de ceux-là, dès qu’il monte sur scène, je suis amoureuse : il a de la prestance, de l’humour. Et il parle tellement bien, il emploie des termes qui ne sont plus utilisé couramment, mais sans jamais que cela sonne vieillot. Ses textes sont tellement touchants et abordent tous les sujets, il chante toujours parfaitement et est accompagné de musiciens hors-pair. Il faisait déjà partie de mon top concerts 2012, mais ce fût encore meilleur au Big Band Café cette année (les détails sont ici).

Et puis, il y a les artistes desquels on n’attend rien, voire même qu’on ne connait pas du tout, qu’on croise au hasard d’un festival et qui nous entraînent dans leur univers sans qu’on y soit vraiment préparé. Voici ceux qui se sont relevés à moi par la scène, cette année :

J’ai découvert Mika au Festival des papillons de nuit: bien, sûr, je connaissais sa musique, mais jamais je n’aurais pensé qu’il me convaincrait sur scène. Son univers rose bonbon n’a vraiment rien d’écœurant, tout est beau et léger dans son spectacle, une œuvre d’art à part entière.

Woodkid, au Festival des papillons de nuit également, m’a laissée sur place, avec son show son et lumière, une superbe visuel et ses percussions qui prennent aux tripes.

Stupeflip ne s’est pas vraiment imposé par hasard, puisque j’ai choisi d’aller les voir au lieu de revoir Mika au Festival Les Ardentes, mais le moins qu’on puisse dire est que je ne partais pas convaincue. Stupeflip sur scène, c’est glauque, c’est embrouillé, c’est ironique, c’est envoûtant, c’est flippant… et ça prend au tripes….C’est le concert le plus interpellant que j’aie vu cette année, et ça m’a laissé des traces.(Les traces sont ici, entre autres…)

LA révélation scène 2013, pour moi, c’est Compact Disk Dummies. Pour le coup, je n’avais jamais entendu parler de ce tout jeune duo belge qui était programmé au Festival les Ardentes à Liège. Ils proposent un rock électro vraiment bien foutu, et le chanteur, qui a à peine 20 ans (peut être moins), est doté d’un charisme scénique incroyable. A mon avis, un groupe à suivre de très près en 2014….

Chacaloute

Tout comme Dumdumgirl, si mes tops « studio » ont mis en avant pas mal de découvertes et de jeunes groupes français, mon top concert regroupe principalement des grands noms de la scène internationale.

Half Moon RunHalf Moon Run à la Maroquinerie : si tu n’as pas encore goûté aux joies du premier opus des quatre montréalais, Dark Eyes, je te le conseille vivement. Plus d’un an qu’il tourne dans mes oreilles sans une seule pointe de lassitude. Et en live, ce talent studio prend vie, c’est même carrément magique. En plus d’une très bonne présence scénique, les Half Moon Run jouent avec une sincérité et une humilité déconcertantes. Affichant sans cesse un immense sourire aux lèvres, leur plaisir d’être là et leur générosité contaminent immédiatement l’audience. Sur les 4 concerts que j’ai vus d’eux cette année, celui de la Maroquinerie en avril m’aura particulièrement frappée. Il y avait une certaine intimité que je n’ai pas retrouvée au Trianon en novembre. C’était – il me semble – leur toute première date en tant que tête d’affiche en France et ils étaient très attendus par un public parisien étonnamment généreux lui aussi, reprenant en chœur les paroles des chansons (d’un album qui n’était même pas encore sorti en France à ce moment là!). Je crois que La Maroquinerie était en parfaite harmonie ce soir-là. Une soirée de pur bonheur, un peu comme celle vécue et racontée par Zyblynn à l’UBU de Rennes ici.

Image de prévisualisation YouTube

Crédit vidéo lilangell_

Queens of The Stone Age au Zénith de Paris *2 : Que dire, si ce n’est que ces deux concerts étaient parfaits. Deux ?! Oui bon, en tant que grande fan du groupe, ne pas avoir de place pour leur date exceptionnelle au Trianon en juin a été le grand drame de mon année 2013. Alors pour me consoler, j’ai assisté à leurs deux Zénith consécutifs, les 13 et 14 novembre derniers. Sans regret ! Deux concerts impeccables, tant au niveau du son que de l’image, avec un Josh Homme à l’apogée de son charisme. Les QOTSA ont parfaitement dosé l’alternance de nouveaux titres et de plus anciens, dont certains morceaux qu’ils n’avaient pas joués depuis un bail (j’ai ENFIN eu le bonheur d’entendre « Better Living Through Chemistry » en live. Deux fois en plus. C’est bon, je peux mourir tranquille). Le petit plus : les deux dates étaient différentes. Très peu en termes de setlist, mais l’ambiance était nettement plus détendue le second soir. On aurait cru que le groupe se sentait comme à la maison, Josh nous l’a d’ailleurs ouvertement confié. Et, au-delà de ces quelques mots d’amour pour la capitale, les Queens nous ont offert 10 minutes de pure impro en plus par rapport au concert de la veille.

Patrick Watson à la salle Pleyel : Quand j’ai su que Patrick Watson investirait Pleyel avec l’Orchestre National d’Ile de France, je n’ai même pas hésité une seconde. J’avais déjà raconté sur le blog à quel point le québécois et ses incroyables musiciens m’avaient envoûtée lors de leur passage au Trianon en 2012. Alors là, imagine, Patrick Watson ET un orchestre symphonique, c’était juste l’alliance parfaite. Et ce fut le cas, plus que parfaite. Un concert magique de bout en bout : de l’émotion, du rire, des larmes… cet artiste est un vrai génie. Avec sa sensibilité et son humour (sans oublier son irrésistible accent québécois !), il a fait succomber à lui seul l’immense Pleyel lorsqu’il a spontanément décidé de se planter au milieu de la salle et d’entonner « Man Under The Sea » a capella, invitant ensuite le public à reprendre le titre avec lui. Oui oui, monsieur Watson a fait chanter Pleyel. Tiens, regarde ici. À noter également le plaisir de découvrir enfin la belle et talentueuse irlandaise Lisa Hannigan en première partie.

The National au Point Éphémère : Je n’en reviens toujours pas d’avoir eu la chance de voir The National au Point Éphémère en juin 2013. Oui, tu as bien lu, The National au Point Éphémère, les mêmes The National qui remplissaient un Zénith quelques mois plus tard. La petite jauge de la salle a permis d’instaurer une merveilleuse intimité et un véritable échange entre le groupe et le public tout au long du concert. J’aimais déjà beaucoup leur musique mais je n’avais pas réalisé à quel point certains titres pouvaient être poignants. Sans oublier ce moment incroyable à la toute fin du concert : « Vanderlyle Crybaby Geeks » en acoustique, chanté a capella avec le public, pendant lequel un gars au premier rang demande à Matt Berninger de chanter pour sa chérie au téléphone (ce que ce dernier va faire), puis monte sur scène pour terminer la chanson aux côtés du groupe (pour revoir ce moment incroyable, c’est ). Cette date exceptionnelle aura été pour moi l’occasion de redécouvrir The National d’une toute autre manière et de les aimer encore un peu plus.

In The Canopy au Centre FGO Barbara : Pas besoin d’établir de décompte, In The Canopy est incontestablement le groupe que j’ai vu le plus de fois en concert sur 2013, depuis mon coup de cœur pour leur premier EP Never Return en début d’année (voir mon top EP). Au bar le Yono en acoustique, à la Dame de Canton en électrique, en radio lors de leur passage à France Inter, en festival à Rock en Seine, etc. J’ai eu le bonheur de les voir grandir et évoluer à une vitesse incroyable tout au long de l’année. Et je peux te dire que non seulement chaque concert est unique et différent du précédent, mais à chaque fois, les cinq parisiens nous entraînent tellement haut, vers un endroit tellement beau, qu’on en ressort avec un large sourire et du baume au cœur. Addiction garantie. En dépit de leur excellent concert au Divan du Monde en décembre dernier, la prestation qui m’aura le plus marquée reste celle au Centre FGO Barbara quelques semaines plus tôt. Vraiment, je crois que ce soir-là, j’ai tout oublié. In The Canopy m’a complètement transportée, j’ai rarement ressenti autant de plaisir et d’émotions à voir un groupe sur scène. Bon, c’est vrai que la surprise d’une nouvelle setlist (particulièrement efficace), l’incroyable transe finale sur « The Light Through » et la divine reprise du célèbre « Teardrop » de Massive Attack en rappel y étaient sûrement pour quelque chose. En tout cas, si ce n’est déjà fait, tente l’expérience, tu vas adorer.

Beck à la Cité de la Musique : Là encore, un concert très particulier. Retour de Beck après pas mal d’années d’absence, qui plus est dans la superbe salle de la Cité de la Musique à l’occasion du festival Days Off. « Concert Solo Acoustique ». Inratable. Pourtant, au début, entre ma connaissance plutôt limitée du répertoire de l’artiste et son manque de pêche, j’ai vraiment eu du mal à rentrer dedans. Jusqu’aux premières notes de « Everybody’s Got To Learn Sometime », sa sublime cover de The Korgis, qui a fait remonter un tas de souvenirs. Puis, bizarrement, le concert a commencé à basculer. On aurait dit que Beck s’était soudain détendu pour devenir très proche de son public, jusqu’à lui demander quels morceaux il souhaitait entendre ! Euh, sincèrement, sur la deuxième moitié du concert, je me suis plusieurs fois demandée s’il n’était pas en mode impro totale. Dans mes souvenirs, on a eu le droit à des blagues sur son ami Korg (le clavier), un remake de « Billie Jean » de Jackson et l’apparition de mini-Beck (son fils) sur scène. Et, cerise sur le gâteau, un duo avec Charlotte Gainsbourg sur « Heaven Can Wait » pour le rappel. Drôle, touchant, inattendu, j’ai adoré.

Archive au Rock Dans Tous Ses États (Évreux) : Roi de mes tops l’année dernière, Archive a par bonheur recroisé ma route deux fois cette année. Il est vrai que j’aurais pu citer le concert un peu spécial qu’ils ont donné à La Cigale en octobre dernier. Un très beau moment, c’était assez génial de réentendre certains (très) anciens titres réorchestrés. Mais j’ai préféré leur prestation au festival Le Rock Dans Tous Ses États à Évreux, fin juin 2013. Non pas qu’elle était meilleure, elle correspondait simplement plus à ce que j’aime chez ce groupe. Le Archive rock, le Archive puissant, celui qui te percute, qui te prend aux tripes, qui t’enivre jusqu’à te laisser KO sur place. J’y ai retrouvé les sensations ressenties au Zénith l’année passée et le côté magistral de leur dernier passage à Rock en Seine.

Nine Inch Nails à Rock en Seine (Saint Cloud) : Une très belle première fois pour moi que ce concert de NIN à Rock en Seine l’été dernier. Et pourtant, connaissant le style mais finalement très peu la discographie du groupe, j’appréhendais un peu. En fait, c’était trop génial ! Faut dire que si Dieu Josh (Homme) détient la palme du charisme, Trent Reznor n’est pas mal non plus. En dépit de sa posture de chant parfois étrange et renfermée, il a su mener un live aussi sombre que puissant, avec une scénographie tellement incroyable qu’il était impossible de décrocher une minute. Je me souviens même qu’à la fin de chaque titre, j’avais hâte de découvrir le suivant. Un set passé à 100 à l’heure, mais qui m’a beaucoup marquée.

The Reflektors (aka Arcade Fire) au Pavillon Baltard : au départ, je m’étais dit que je ne mettrais pas ce concert dans mon top 10. Après réflexion, il le mérite amplement. Pas pour la performance du groupe, qui n’est pas la meilleure que j’ai pu voir d’Arcade Fire, mais pour le côté unique de cette soirée. Unique par son lieu déjà, le Pavillon Baltard, une idée originale (bon, passons sur sa localisation excentrée de la capitale), et surtout un lieu magnifique. Unique par son public : maquillé, costumé, pailleté. Unique par son ambiance : enjouée, festive, carnavalesque. C’était tellement grisant de voir cette foule colorée, enthousiaste, dansant en pleine communion sur les nouveaux tubes des canadiens, que, finalement, on leur pardonnera volontiers les quelques imperfections de leur prestation. Ce n’était peut-être pas un concert parfait, mais c’était un moment vraiment spécial, beau et fou, comme en témoigne cette vidéo de « Here Comes The Night Time ».

Bow Low à Rock In The Barn (Giverny) : La folie ! J’avais déjà vécu un bel aperçu de l’énergie envoyée par les cinq normands le mois précédent au festival Beauregard, mais ce soir-là, wow ils ont carrément enflammé la pelouse de Rock in The Barn. Leur prestation était tout aussi entraînante, authentique et généreuse qu’à Hérouville St Clair, mais en face, le public était dé-chaî-né ! Les deux côtés de la barrière se répondaient à merveille, l’interaction n’a cessé de s’intensifier au fil des morceaux pour exploser dans un final carrément dingue. Son simple souvenir me file le sourire. Jetage de fosse, déhanchés, slams, je te raconte tout en détails ici.

Caïpirinou

QOSTAQueens Of The Stone Age au Zénith de Paris (2ème date) : Les Queens Of The Stone Age, c’est le groupe à voir en concert ! Tout dans ce concert était parfait : le son fort mais pas trop, les visuels particulièrement soignés. Mais surtout, il y avait Josh Homme. La seule présence de Josh Homme sur scène suffit pour électriser le public. Là où d’autres chanteurs ont besoin de sauter et courir partout pour occuper la scène, avec Josh pas de froufrous ni de superflu, il n’a pas besoin de cela !

Image de prévisualisation YouTube

The National au Point Éphémère : La taille de la salle (300 personnes maximum) permet de créer une ambiance intimiste correspondant parfaitement à la musique du groupe. L’atmosphère était très détendue. Régulièrement un dialogue s’est instauré avec la salle et en français s’il vous plait ! Matt Berninger (chanteur du groupe) nous a même gratifiés, entre plusieurs verres de vin, de quelques traits d’humour. En ressortant du concert, j’ai eu l’impression d’être un privilégié. Nous avons eu le droit au concert privé d’un groupe qui quelques mois plus tard remplissait un zénith. Ce soir-là, toutes les conditions étaient réunies pour apprécier The National.

Half Moon Run au Trianon : Quand on voit Half Moon Run en concert, il y a un « p’tit quelque chose » qui se passe. Ils sont heureux d’être sur scène et cela se ressent. On se prend une énorme bouffée d’ondes positives qui vous donne envie de les revoir.

Newton Faulkner à La Flèche d’Or : Newton Faulkner : c’est un guitariste seul sur scène qui fait de la pop folk. Dit comme cela, ce n’est pas très vendeur. Mais en live, il est énorme. A lui tout seul, il fait voix, guitare, percussion pour jouer une musique entrainante et joyeuse. En plus, ses concerts sont doublés d’un one-man-show. Entre chaque titres, Newton Faulkner nous gratifie de petites anecdotes assez drôles, cela contribue à créer un lien avec la salle. Ces transitions font parties intégrantes du spectacle. Encore une fois, il s’agit d’un artiste dont on ressent le plaisir qu’il a d’être sur scène et de jouer pour le public.

Woodkid au Zénith de Paris : J’avais écouté son album sans trop accrocher. Je retiens de ce concert des éclairages de folies, des visuels hallucinants et des percussions qui donnent une puissance aux titres de Woodkid que je ne retrouvais pas dans l’album. Résultat, ce concert fut une très grande surprise pour moi et un très bon souvenir.

Hyphen Hyphen à Place Denfert-Rochereau (concert de la Fête de la Musique) : Voir les Hyphen Hyphen en concert, c’est être assuré de passer un bon moment. Pour eux, ce concert n’était pas gagné, car les conditions étaient particulières. Ils sont passés très tôt (1er groupe sur 4) et les 10 000 personnes du public venaient surtout pour les Sarah W. Papsun et les Stuck In The Sound. Mais grâce à toute leur énergie sur scène, ils ont réussi à conquérir cette place et faire bouger le public.

Share Button

No comments yet

Leave a Reply