Les Insus – Zénith de Caen – 19/10/2016

25 Oct

les-insus-zenith-caen-3Malgré mon admiration quasiment inconditionnelle pour Jean-Louis Aubert depuis plus de 20 ans, et les nombreux souvenirs de jeunesse placés sous la bande son du groupe Téléphone, le prix exorbitant des places de concert des Insus ne m’avais pas encouragée « par principe » à participer à la tournée de re formation de mon groupe de rock français préféré. Mais bon, aller, pour les 40 ans de mon mari, je pouvais bien lui offrir ça, lui qui était emballé à l’idée de les voir sur scène, même si j’estime qu’ils se font un peu trop plaisir sur leur cachet.

Et bien, je dois reconnaître qu’il aurait été dommage de s’en priver : plus de deux heures de concert dont cinq temps forts en ce qui me concerne.

1) « La bombe humaine », que j’ai écoutée 10 000 fois, et entendu probablement pas loin de 10 fois en live par Jean-Louis Aubert en solo, m’a, ce soir, clouée sur place. L’interprétation qu’ils en ont faite en cet instant était tellement habitée, inattendue, différente, qu’ils l’ont fait sonner de manière nouvelle à mes oreilles, comme si je venais de la découvrir, je m’en suis trouvée sidérée au milieu d’un public qui chantait les paroles en chœur.
2) « Fait divers », une chanson peu connue que j’ai peu écoutée. Elle m’a semblé prendre un sens bien plus profond que ce que j’avais pu lui trouver jusqu’ici. Petite larme sur ma joue.
3) « Cendrillon » que j’attendais impatiemment puisque Jean-Louis ne l’interprète jamais en live, arrive après presque une dizaine de titres. les-insus-zentih-caen-2Cette chanson, c’est un peu LA chanson de Louis Bertignac au sein de Téléphone. C’est elle qui, dans le set, l’incitera à entrer dans la lumière. Mon Dieu, mais je ne l’imaginais pas si réservé, ce cher Louis, et quelle délicatesse, quelle douceur dans son interprétation. Magique…. triste, mais tellement belle.
4) « Flipper » prend, sur scène, un volume que je ne lui avais pas attribué jusqu’ici et m’envoie valser à travers la vie comme cette foutue balle qui rebondit de part en part . Peut être bien l’orgasme auditif du jour.
5) « Dune », moment de grâce, hors du temps, il paraît que nous sommes privilégiés de l’avoir entendue ce soir, car ils ne la jouent quasiment jamais… vérité ou flatterie? Je préfère croire au privilège. Un privilège de toute beauté, cette chanson que j’avais un peu oubliée.

les-insus-zenith-caen-1Et il y eut aussi cet échange de guitares aux corps entremêlés, où Louis et Jean-Louis ne font plus qu’un. Oui, ces mecs sont frères, de vrais amis, qui ont traversé des périodes houleuses dans leur relation, mais j’ose croire dur comme fer que ces retrouvailles sur scène sont de vraies retrouvailles à la vie.

Je n’oublie pas non plus Richard Kolinka, qui a accaparé mon regard une bonne partie du concert avec ses jeux de baguettes à couper le souffle (que je connais bien puisqu’il a souvent accompagné les tournées de Jean-Louis). Il a, au sein des Insus, un rôle crucial dans l’ambiance et la communication avec le public.

Un beau moment de communion, ce soir, avec ceux qui m’ont initiée au Rock et aux textes percutants il y a un peu plus de 20 ans. Combien de fois, adolescente, avais-je rêvé de voir ce groupe sur scène? Belle séance de rattrapage pour moi, puisqu’ils s’étaient séparés bien avant que je sois en âge d’apprécier pleinement leur art.

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