Liza Manili « Liza Manili » – Une poupée qui fait non, non

17 Juin

Je n’ai pas découvert Liza Manili dans le clip de Sarah de Kyo, ni dans ceux de Revolver, encore moins dans la série de France 2 Deux flics sur les docks. Non, non. C’est sur Le Blog de La Blonde que j’ai entendu parler de la belle brune pour la première fois. J’ai alors écouté L’Eclipse, le premier single de Liza. Coup de coeur immédiat. En effet, comment résister à cette ritournelle pop pétillante, à ces « ouhouhouhouh » entraînants, et aux paroles gentiment politiquement incorrectes ? Allez les filles, qui n’a jamais débiné une rivale par pure jalousie ? Grâce aux paroles de cette chanson on remarque que l’artiste n’est pas dénuée de second degré puisqu’elle critique « cette fille », un mannequin qui fait du cinéma et se lance dans la chanson. Mais euh cela ne ressemblerait-il pas à ton propre parcours Liza ?

Le premier album de Liza Manili est enfin paru le 4 juin. Si je dis « enfin », c’est parce que l’artiste est signée chez EMI depuis déjà deux ans. Entre-temps, elle a sorti un EP qu’elle est allée défendre sur de petites scènes un peu partout en France. Même si je ne connaissais pas Liza depuis longtemps, j’attendais cet album avec impatience, me demandant comment la jeune chanteuse allait s’en sortir sur un album complet après un tel tube que l’Eclipse. Je ne vais pas faire durer le suspense, la réponse est : très bien !

Photos prises lors du concert de Liza Manili au Scop Club, le 6 juin

Sur ce disque très court (11 titres pour 36 minutes) on trouve deux types de morceaux : des chansons pop acidulées (L’Eclipse, On ne se le dit pas, Le Petit Train) et, en majorité, des chansons douces-amères, plutôt romantiques, sur lesquelles on se laisse aller à rêver. Liza parle surtout d’amour, en l’abordant sous différents angles : le début d’une relation (Se revoir, Déjà), la pudeur des sentiments (On ne se le dit pas), le grand amour (Le grand A, Non non), le besoin de prendre de la distance par rapport à l’autre (Indemne), la rupture (Mourir de toi). Elle évoque également ses débuts de carrière, les aller-retours entre Strasbourg et Paris dans Le Petit Train. Un album donc assez personnel et féminin.

Musicalement, on ressent très nettement l’influence des années 80 et d’artistes comme Elli & Jacno et Etienne Daho, notamment par l’utilisation intensive du synthé. On pense parfois aussi à Alain Bashung sur les morceaux plus planants.Un revival décidément très tendance dans la chanson française actuelle, puisque il y a tout juste un an, il y avait eu Le lendemain, le deuxième opus de Loane, une autre jolie brune, qui s’inscrivait déjà dans cette même veine. Enfin je ne peux pas terminer cette chronique sans évoquer quelqu’un qui occupe une place important sur cet album, j’ai nommé monsieur Séverin (qui fera probablement l’objet d’un article ici-même dans quelque temps). Cet auteur-compositeur-interprète-pygmalion de talent, ami proche de Liza, lui a composé plusieurs titres. Il l’accompagne également sur sa tournée en tant que guitariste. Pour l’anecdote, Liza n’a jamais fait un concert sans lui, et elle avoue que sa présence la rassure.

A la fois acidulé et mélancolique, le premier opus de Liza Manili se révèle être un disque attachant, girly mais pas que (je ne citerai pas de noms mais je me souviens avoir vu un mec chanter L’Eclipse à tue-tête lors du concert au Scop Club le 6 juin dernier), et qui réussit la gageure de pouvoir s’écouter à tout moment de la journée : le matin au réveil, pendant les rêveries de l’après-midi, en fond sonore lors d’une soirée. L’album est court et ce n’est pas plus mal, car au moins on a le temps de se l’écouter en entier et si 36 minutes c’est pas assez long, il y a toujours le mode repeat !

S’il ne devait en rester que 3 : L’Eclipse, On ne se le dit pas, Voie rapide

Le clip de L’Eclipse (vu le nombre de fois que je cite cette chanson dans l’article, si t’as compris qu’il FAUT l’écouter, je ne peux vraiment rien faire pour toi) :

et celui d’un autre excellent titre Non Non (d’où le titre de l’article)

A noter : Liza Manili sera en concert le 26 juin avec Revolver au 114

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  1. Heart Of Glass | My Wonderwall - 6 août 2012

    […] fait, je t’invite à (re)lire la critique du très joli premier album de ma petite chouchoute ici. (function(d, s, id) { var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0]; if (d.getElementById(id)) […]

  2. Le Top Albums 2012 de la rédaction | My Wonderwall - 29 décembre 2012

    […] Sur ce disque très court  on trouve deux types de morceaux : des chansons pop acidulées et, en majorité, des chansons douces-amères, plutôt romantiques, sur lesquelles on se laisse aller à rêver. Un premier essai très réussi pour Liza Manili, ancien mannequin et actrice, qui sent bon les années 80. Ma chronique de l’album est à lire ici. […]

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