Main Square Festival 2012 – L’incroyable jour 1

24 Juil

L’année dernière je me rendais au Main Square Festival pour la première fois. Quelques heures après mon arrivée je me souviens avoir dit “je ne mettrai plus jamais les pieds dans ce festival”. Pourquoi ? Parce que pour circuler d’une scène à l’autre (oui, il n’y a que deux scènes au Main Square), au lieu d’aller en ligne droite, on nous oblige à faire un détour alambiqué. Question de sécurité tout ça tout ça, je suppose. Il n’empêche qu’on piétine et qu’on perd du temps. Donc, même si ces trois jours dans le Pas-de-Calais en 2011 avaient été fort sympathiques, je ne partais pas pour y retourner. C’était sans compter la programmation 2012. Contrairement à beaucoup de gens qui s’en sont plaints, moi je l’ai tout de suite trouvée fort alléchante. Surtout le vendredi. Oui, le vendredi c’était juste une prog de malade. De celles où tu te demandes où tu trouveras le temps d’aller manger, boire un coup ou aller aux toilettes.

Pourtant ce vendredi après-midi tout n’a pas commencé sous les meilleures auspices. Moi qui adore découvrir de nouveaux talents, j’ai commencé par aller voir Lolito à la Green Room. Là où dans la bio on nous vend un groupe “aux mélodies rondes comme des bulles de chewing-gum et aux riffs électrico-synthétiques taillés dans un triangle de mediator”, moi j’ai juste vu deux nanas qui chantaient faux et dont le mariage des voix s’apparentait donc à une véritable cacophonie. Autant te dire que je n’ai pas demandé mon reste et que j’ai filé à la Grande Scène histoire d’être bien placée pour voir The Subways.

 

 

C’est assez bizarre ce qui s’est passé avec The Subways. Mon affectation pour eux est vraiment venue crescendo. A la base c’était un petit groupe que je connaissais vaguement pour avoir acheté leur deuxième album, mais au final je n’avais pas plus accroché que ça. Et pire, j’avais trouvé leur nouvel album beaucoup trop mainstream. Et puis un soir d’octobre 2011, je les ai vus en concert à la Maroquinerie. J’y allais un peu les mains dans les poches, parce que j’avais eu une accréditation, car c’est clair qu’à l’époque je n’aurais pas payé pour les voir. C’est en les voyant sur scène que mon opinion sur eux a commencé à changer. Ce soir-là je les ai trouvés excellents sur scène. Du coup je me suis mise à réécouter leurs albums avec plus d’attention. Un mois plus tard, ils faisaient la première partie du concert de Kasabian au Zenith. Encore une fois, ils ont prouvé que leur très bonne réputation sur scène n’était pas usurpée. Puis en février de cette année, je les ai encore vus, à l’Alhambra cette fois. Et là j’ai été définitivement conquise. Autant te dire que j’étais super contente de les revoir au Main Square. Un peu moins lorsque j’ai constaté qu’ils passaient en même temps que Greenshape, un artiste dont j’ai beaucoup apprécié le premier album et que j’aurais aimé voir sur scène. Mais bon, un concert des Subways en festival, ça ne se loupe pas. Malgré un public un peu mou, rapport au fait qu’on était en milieu d’après-midi, donc pas le meilleur moment pour faire carton plein dans un festival, ce fut encore une excellente prestation des britanniques avec les classiques : le circle pit, le slam de Billy Lunn (quoique moins impressionnant que son jeté de balcon de l’Alhambra), les bonds de cabri de la bassiste Charlotte Cooper qui ne chante toujours pas très juste mais ce n’est pas bien grave car elle fait le show…

 

 

Après cette explosive mise en bouche, direction la Green Room pour retrouver un autre groupe chouchou, j’ai nommé Stuck in the Sound. Un peu comme les Subways, c’est un groupe que j’ai laissé filer pendant pas mal d’années sans jamais m’y intéresser vraiment. Jusqu’à ce que je rencontre Chacaloute et qu’elle me retourne le cerveau avec eux. Comment résister à la voix aigüe de José Reis Fontao, aussi efficace sur les morceaux rock que sur les ballades et à son allure de matador quand il empoigne sa guitare sèche ? Ce qui frappe également chez ce groupe, c’est la construction originale de ses morceaux, ou plutôt leur déconstruction, dans le sens où la plupart sont composés de plusieurs passages mélodiques différents. On pourra juste reprocher un set trop court, les Stuck ayant joué un peu moins que le temps qui leur était imparti.

 

 

Puis retour sur la Grande Scène pour le groupe que je ne quitte plus en ce moment : Garbage. J’aurais mis le temps pour les voir, mais maintenant j’enchaîne leurs concerts : trois en un mois et demi. Et pour cause, ils sont actuellement en train de nous gratifier d’une tournée des festivals français. Je ne vais pas revenir dessus, parce que je n’ai pas grand chose de plus à dire par rapport au set de Solidays, si ce n’est que la set-list était légèrement différent, et que comme j’étais plus près (deuxième rang power !), j’ai été encore plus hypnotisée par le magnétisme de Shirley Manson et j’ai pu prendre de meilleures photos. Bref, vivement le 22 novembre au Zenith.

 

 

 

Comme aujourd’hui c’est vraiment le jour où je revois de “vieilles connaissances”, j’ai le plaisir de retrouver Kasabian, présents pour la deuxième année consécutive à Arras. C’est avec eux que le public se réveille véritablement et que le deuxième rang commence à être difficile à tenir (recevoir un coup de pied à l’arrière du crâne, ça surprend, surtout quand tu ne l’as pas senti venir). Les britanniques nous offrent tous leurs plus grands tubes et Dieu sait qu’ils en ont dans leur besace. J’invoque le nom du Seigneur à bon escient car Tom Meighan nous a gratifié à maintes reprises d’un signe de croix. Parfois agaçants (le signe de croix évoqué ci-dessus), parfois touchants (lorsqu’ils font venir sur scène un technicien pour lui souhaiter son anniversaire), pas vraiment étonnants (une reprise des Beatles a cappella pour clore le concert, as usual) mais toujours percutants en live, nul doute que ce groupe a encore de beaux jours devant lui. En tout cas, après la réussite de Velociraptor!, le dernier album, j’ai franchement envie d’entendre la suite.

 

 

La fatigue commençant à se faire sentir, je ne me précipite pas pour aller voir Editors sur la Green Room. Pas le courage non plus de jouer des coudes pour gagner les premiers rangs. C’est donc de loin que j’ai suivi ce concert, et je le regrette, car j’aime beaucoup leur premier album, l’excellentissime The Back Room (nettement moins les deux autres). J’étais tout de même contente de pouvoir entendre Bullets, Blood et Munich, quelques uns des tubes de cet album. J’espère avoir l’occasion de revoir ce groupe prochainement afin d’être plus attentive et de l’apprécier à sa juste valeur.

Au lieu d’aller voir The XX, je décide de faire une pause alimentaire (à 23h30, il est temps). Même si mon estomac m’a remerciée sur le coup, quelques semaines plus tard, après avoir écouté Angels, leur nouveau single, je me demande si je n’ai pas fait une boulette. Mais vu l’heure tardive, je pense que leur musique plannante m’aurait plus endormie qu’autre chose…Je fais un dernier effort pour assister au set de Metronomy, enfin tout du moins le début. Parce que bon, franchement, à écouter dans son salon, c’est sympa (et encore), mais en live, c’est plat. On se fait chier, voilà, j’ose le dire.

Cette première journée aura finalement tenu toutes ses promesses. Mais avec une telle programmation concentrée sur une seule journée, le Main Square n’aurait-il pas balancer toutes ses cartouches un peu vite ?

EDIT DU 4/08/2012

Contrairement à ce qui était initialement prévu, il n’y aura pas de live-reports des jours 2 et 3. Pour la simple et bonne raison qu’en réalité, j’ai vu très peu de concerts ces jours-là et rien de bien transcendants. Oui, je t’entends déjà hurler, je n’ai pas vu Pearl Jam. Pourquoi ? Pour faire court, j’ai tenu jusqu’à Miles Kane, et ensuite la pluie et la fatigue ont eu raison de moi le jour 2. Et le jour 3, après m’être ennuyée devant The All-American Rejects (plutôt normal, je n’ai plus 15 ans) et Gaz Coombes (plutôt étonnant pour le coup, je m’attendais à mieux de la part du chanteur de Supergrass), je me suis dit que si j’allais passer mon après-midi au bar à vin à boire de la piquette juste pour attendre Shaka Ponk et Blink 182, ça ne valait peut-être pas le coup et que je ferai peut-être mieux de prendre la route, ce que j’ai fait.

Comme quoi le pass 2 jours avait une réelle utilité cette année au Main Square !

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3 Responses to “Main Square Festival 2012 – L’incroyable jour 1”


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