Niandra Lades « Niandra Lades »

3 Avr

Autant les nanas qui font de la folk, je trouve ça beau, autant j’ai plus de mal avec leurs homologues masculins, dont j’ai tendance à trouver la voix trop pleurnicharde. Donc quand j’ai découvert le premier album de Niandra Lades, un groupe issu de Clermont-Ferrand, classé « pop/indie/folk » sur leur page Facebook, je me suis dit que comme souvent, j’allais écouter, j’allais dire « oh c’est beau », j’allais trouver ça chiant, et je ne les réécouterais plus jamais. Sentiment conforté à l’écoute de « To Emma », la première piste de l’album qui, certes très jolie, ne révolutionnera pas le genre.

Sauf que le reste de l’album ne tarda pas à me prouver que je m’étais plantée, et en beauté. En effet, à partir du deuxième morceau, je suis véritablement entrée dans l’univers musical de Niandra Lades, bien plus riche et diversifié que ce que j’avais pensé au départ. Un univers qui à chaque écoute fait surgir en moi pas mal d’images et de sensations. Sur « Neige », les envolées de cordes, très présentes, côtoient les riffs de guitare, ce qui donne une musique certes mélancolique, mais ni triste ni ennuyeuse. Pour faire référence au titre du morceau, on se sent un peu comme si on regardait la neige tomber alors qu’on est bien au chaud à l’intérieur, une tasse de thé à la main. Cette chanson me donne une impression de bien-être, de me sentir comme dans un cocon. Dans la même ambiance, il y a également « Strawberry Cake » et son côté chaleureux et rassurant qui pourrait servir de bande-son à un dîner de retrouvailles entre amis.

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Le groupe excelle également dans les chansons plus rythmées, comme le prouvent « Summer/Winter » et surtout « Love Me » qui vire même quasiment au rock. Vient même se glisser un soupçon d’electro sur « David G Wrote This Song » qui finit toutes guitares dehors, prouvant que définitivement, David Guetta n’a pas écrit cette chanson.

J’aime également beaucoup « (Yo-Yo) » et « Oh Sun ! », qui tranchent par rapport aux autres morceaux de par leur côté sombre, voire sec.

Ce court album de dix titres s’achève sur « Above The Clouds », une piste laissant la part belle aux instruments et aux choeurs , sur laquelle les cinq musiciens s’en donnent à coeur joie. En parlant de choeurs, ils sont assurés entre autres par quelques noms connus de la scène clermontoise, comme Garciaphone et Morgane Imbeaud, membre des groupes Cocoon et Peaks, son tout nouveau projet.

Je ne saurais trop vous conseiller de vous d’écouter ce premier album de Niandra Lades (ici par exemple) qui est parvenu à créer un univers intimiste et émouvant, tout en étant tout sauf gnangnan, et invitant aux voyages à travers les souvenirs et l’imaginaire. Le groupe fera quelques dates dans les prochains mois, alors ne les ratez pas s’ils viennent par chez vous, car en live je sens que ça doit être juste sublime.

22/05 : L’empreinte, Savigny le temple (77), 14h.
22/05 : Pop In, Paris (75), 21h.
23/05 : Powers, London (UK) w/ Garciaphone.
24/05: Le Sympatic, Rennes (35) w/Garciaphone
25/05: TBA
04/06: Le Puy de la lune, Clermont Fd (63)
06/07: Festival Marrtoi, Les Martres de Veyre (63).

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