Puggy @ Big Band Café à Caen 23/05/2013

7 Juin

Matthew, photo par Matthieu Hebert http://www.flickr.com/photos/maattt/

Le groupe belge Puggy est entré dans ma vie le vendredi 10 juin 2011: j’avais été scotchée sur place par sa prestation au Festival de Papillons de nuit. Avant de croiser le trio en concert, j’avais écouté quelques chansons, et, franchement, leur musique ne m’avait pas emballée outre-mesure. Il faut bien le dire, c’est sur scène que Puggy prend toute sa dimension. Si ce n’est déjà fait, je ne saurais trop te conseiller d’aller les découvrir au détour d’un festival cet été. Après avoir couru jusqu’à Rennes pour les entendre une dernière fois en décembre 2011, j’étais impatiente que la tournée de leur nouvel album « To Win The World » arrive, enfin, près de chez moi.

Je partais donc confiante pour ce concert au Big Band Café…et pourtant, il m’a fallu un petit moment pour « rentrer dedans ». J’estime qu’un concert est réussi, si les artistes parviennent à créer autour de moi, une sorte de bulle qui m’isole du reste du monde, et, par la même, de mes soucis et frustrations du quotidien. Alors que j’attendais que la musique m’enveloppe, m’engloutisse dès les premiers sons, le début de la setlist (« Stop Me », « Give Us What We Want » et « I Do ») s’est écoulée devant moi, m’effleurant à peine . Je pense aussi que, quand on attend beaucoup d’un groupe, il peut arriver que l’on soit un peu trop exigeant. Et, visiblement, ici, c’était le cas. Je dois reconnaître que j’étais également agacée par quelques soucis techniques de capture vidéo, et par de grandes têtes devant moi, qui m’obligeaient à tordre le cou.

Ziggy, photo par Zyblynn

A la fin de « I Do », je me suis reprise, cette chanson est une de mes préférées, et je venais de passer à côté! J’ai remis à plus tard la capture d’images et la prise de vidéo, j’ai cessé de me demander si ce concert était mieux ou moins bien que la dernière fois, et, simplement, j’ai laissé venir. J’ai regardé devant moi, sans me contorsionner:  il y avait Ziggy (à la batterie), tout droit dans mon champ de vision. J’avoue avoir été (cette fois encore) complètement sous le charme du subtil mélange de ce regard démoniaque de mec possédé par sa musique et de ce sourire tout gentil à moitié timide. La facilité avec laquelle il anime la scène et entraîne le public, de là-bas, derrière sa batterie, me laisse toujours admirative. La qualité scénique du trio repose, en partie, sur leur capacité à occuper l’espace (il y a maintenant un musicien additionnel au clavier/percussions, mais celui-ci ne prend pas part au jeu de scène), tout en attirant le regard du public, tour à tour, sur chaque membre du groupe. Ils changent  de place et d’instrument entre (parfois même pendant) les chansons, ce qui permet, même aux membres du public les moins bien placés, d’apprécier, tour à tour, chacun des trois artistes. Matthew (chant/guitare), et Ziggy (Batterie), échangent régulièrement leur instrument de prédilection pour un clavier. Au moment où ces deux derniers sont aux claviers, c’est Romain (Basse) qui fait le show au devant de la scène. D’autre part, ils chantent tous très juste, et profitent de ce talent pour unir joliment leurs voix. Même si, bien évidemment, on retient surtout celle de Matthew, ainsi que sa façon un peu bizarre et super classe en même temps, de manipuler sa guitare semi-acoustique, dont il sort aussi bien des solos bien propres que des distorsions électriques (ils se la pète un peu, mais bon, pas trop, ça va…).

Matthew, photo par Matthieu Hebert http://www.flickr.com/photos/maattt/

Le moment le plus fort de ce concert restera, incontestablement, la chanson Teaser, ce moment où j’ai carrément oublié que j’étais sur terre, ce moment j’ai lu dans le regard de mon conjoint « mais oui, c’est vrai, ce groupe est une tuerie sur scène », ce moment où j’ai tapé dans les mains à contre temps (ah non, ça c’est tout le temps…le sens du rythme, tu l’as ou tu l’as pas…et quand tu l’as pas, ben…tu l’as pas). Un petit aperçu, ci-dessous, de cette nouvelle mouture live de Teaser (Chariots de Feu de Vangelis inside). Merci à Off Tv. (oui, parce que je trouve que ma propre vidéo illustre nettement moins bien le concert, mais tu peux quand même la voir ici)

J’ai donc finalement vécu une bonne partie de ce concert à l’intérieur de cette petite bulle que je convoite tant, et ils l’ont même fait décoller, puisqu’en sortant du concert, je planais complètement. D’ailleurs, j’en connais un qui n’était pas très à l’aise que ce soit moi qui conduise pour rentrer à la maison, mais bon, ça, c’est une autre histoire…

Setlist du jour: Stop Me – Give Us What We Want – I Do – Godess Galdys – You Call Me Up – Last Day On Earth – Ready Or Not – How I Needed You – Everyone Learns To Forget – Love That Feeling – When You Know – Teaser – To Win The World (rappel 1) Someone Makes No Sound – Something You Might Like (Rapple 2) I’m Happy  (Un poil trop courte, cette setlist, quand même…)

Un grand merci à Matthieu Hébert, pour sa gentille collaboration à l’esthétique cet article, tu peux retrouver toutes ses photos sur son compte flickr.

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