Rock en Seine 2012 : Jour 2 – Saturday Blues Fever

2 Sep

Après une nuit pas si réparatrice, retour au Domaine National de Saint-Cloud. Comme toujours sur le trajet métro-site, il fait un soleil de plomb (micro-climat ?) mais est-ce que cela va durer, c’est toujours la grande question. En tout cas, le k-way est bien présent dans mon sac à dos. Toujours prévoir le pire.  Je débute ce deuxième jour en me rendant sur la scène Pression Live pour la première fois de ce cru 2012. Cette dernière, inaugurée l’année précédente, n’a pas trop les faveurs des festivaliers. En effet, si sa programmation est souvent intéressante (petits groupes à découvrir, la plupart du temps), elle présente quand même deux inconvénients majeurs : 1) située tout près de l’entrée, elle est relativement éloignée des autres scènes, et surtout de la grande, 2) elle est en pente, ce qui est peu agréable. UME, un jeune groupe texan, est dans la place. Impossible de ne pas remarquer Lauren Larson, la chanteuse-guitariste, qui virevolte dans tous les sens, envoie du bois, et pas qu’un peu. Oreilles sensibles s’abstenir. Je regrette de ne pas avoir été plus attentive pour cause de papotage (bah oui, ça arrive, parfois en festival on croise des têtes connues et on fait alors un brin de causette), mais c’est un groupe que je place sur ma liste « à réécouter ». De toute façon un groupe adoubé par le Hiboo, c’est forcément un groupe de qualité.

Vient ensuite Granville, la sensation pop de ces derniers mois. Depuis quelques temps, on note en France une recrudescence de groupes pop mêlant influences 60’s tant françaises (les années yéyé) qu’anglo-saxonnes (la surf-pop), Granville et Pendentif en tête.  Du coup selon les titres on a l’impression d’entendre Brigitte Bardot (Le Slow) ou The Drums (Jersey). C’est mignon, mais à part les « tubes » (les titres précités) on s’ennuie tout de même un peu, et ce n’est pas le jeu de scène complètement figé de Pauline, la chanteuse dont la voix rappelle fortement celle de Coeur de Pirate, qui permettra de mettre de l’ambiance. Peut-être stressée par l’enjeu ? Il est vrai que jouer à Rock en Seine ce n’est pas rien pour un jeune groupe.

 

Première grosse attente du jour : le concert d’Alberta Cross ! Je ne connaissais pas ce groupe avant ma préparation pré-Rock en Seine (qui consiste essentiellement à écouter plus ou moins attentivement les groupes à l’affiche, pas à faire un entraînement au sprint pour pouvoir passer d’une scène à l’autre le plus rapidement possible; quoique c’est une idée à creuser pour la prochaine saison de festivals), et j’avais vraiment bien accroché à leurs deux albums. Eh bien je ne suis pas du tout déçue par ce concert, leur mélange de rock-blues étant taillé pour la scène. Attention, personnes cherchant à écouter quelque chose d’original, s’abstenir. En effet, Alberta Cross n’a rien inventé (on pense un peu à Kings Of Leon par exemple) mais ils le font bien : les mélodies sont efficaces et on retient ce qu’on écoute. Rien de plus agaçant pour moi que d’assister à un concert où tu as l’impression d’écouter à l’infini le même morceau. Bref, un groupe que je recommande chaudement !

 

Deuxième grosse attente du jour : Hyphen Hyphen. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vu les Niçois cette année, mais avec eux j’ai la certitude de passer un excellent moment. Et ce fut encore une fois le cas cet après-midi sur la scène de l’Industrie, où, contrairement aux mini-salles qu’ils font d’habitude, ils ont cette fois la place nécessaire pour effectuer leurs chorégraphies. Une fois de plus, Santa nous fait le coup du public accroupi qui doit se relever à son signal, une fois de plus on a droit à la « nouvelle » chanson qui change de titre selon le lieu où ils se trouvent.  Seul reproche qu’on peut faire à ce concert : sa durée !! Trente minutes, ce n’est pas assez ! On n’a même pas eu droit à Baby Baby Sweet Sweet. Pas grave, cet automne il y aura encore des dates parisiennes pour assouvir ma dépendance à ce groupe. Allez, moi je parie que dans quelques années ils auront les honneurs de la Grande Scène !

 

©caïpirinou

 

Toujours dans la catégorie jeune groupe, place à The Bots. Il s’agit d’un duo américain formé de deux frères âgés de…18 et 15 ans !! C’est une formation guitare-batterie, donc on ne peut manquer de trouver quelques similitudes avec les White Stripes, les Black Keys etc. Les baby-rockers sont tout contents d’être à Paris et envoient du lourd pour leur âge. « Pour leur âge », c’est là que le bât blesse. Car si l’on s’en tient à la stricte objectivité musicale, les compos sont assez faibles et il y a eu de nombreux problèmes de voix sur ce set certainement dus à de mauvais réglages du micro. A suivre !

Pour la suite, je reste plus ou moins dans le même genre musical avec Deap Vally, là encore guitare/batterie. Sauf que cette fois ce sont deux tigresses court vêtues qui affolent ces messieurs. Pas mal, mais encore un peu brouillon : pour cause de quelques problèmes techniques et apparemment pas assez de morceaux pour remplir la set-list dans le temps qui leur était imparti, les filles ont pas mal blahblahté.

Après une petite boisson au bar en écoutant Temper Trap d’une oreille, il est presque 20h et c’est l’heure d’aller voir Noel Gallagher ! Si toi aussi tu es fan de Oasis et que tu étais présent à Rock en Seine en 2009, tu comprends mon excitation. Eh oui, personne n’a oublié que c’est quelques minutes avant de monter sur scène ce soir-là que le groupe s’est séparé, après une énième engueulade des deux frangins. Moi qui ne les avais encore jamais vus sur scène, imagine ma gueule quand un mec ne ressemblant pas le moins du monde à un Gallagher s’est pointé sur scène pour dire « Oasis ne jouera pas ce soir, le groupe s’est séparé ». Euh , pardon ??!! Si c’est une blague, elle est de mauvais goût. Cela n’en était malheureusement pas une et je peux te dire que je suis immédiatement rentrée chez moi, maudissant la terre entière, tant pis pour le reste de la programmation de la soirée. Bref, depuis je m’en suis remise, j’ai même eu l’occasion de voir Liam (mon préféré) par deux fois avec Beady Eye. Donc là c’était le tour de Noel. Même si ça a toujours été le meilleur songwriter des deux, je ne l’ai pas trouvé très inspiré au moment de composer son album solo. Ce dernier n’est pas désagréable mais manque cruellement de morceaux forts. Et on ne peut pas compter sur sa voix assez banale pour venir relever le niveau.  Néanmoins ce concert m’a permis de (re)découvrir cet album et d’en apprécier un peu plus certaines chansons, comme Everybody’s on the run, Dream on, If I had a gun, The Death of you and me…Bien sûr le clou du concert sera la fin, puisqu’il a interprété Whatever et Don’t look back in anger. Entendre pour la première fois en live ces titres que j’adore, même si ce n’est que la la moitié de Oasis, valait le détour et a fait ma soirée.

© caïpirinou

Retour au bon vieux rock-blues des familles avec Eagles Of Death Metal, le groupe formé entre autres par Josh Homme des Queens Of The Stone Age. Evidemment, point de Josh ce soir, mais à la place un clin d’oeil aux « fucking » Black Keys qui jouent juste après (Jesse Hughes porte un t shirt à l’effigie du groupe). Pour être honnête, j’aime bien les EODM, mais à petite dose, là une heure c’était déjà trop pour moi, je commençais à trouver le temps long.

 

© caïpirinou

 

Pour finir la soirée, place donc aux Black Keys que j’avais loupés au Zenith en début d’année, le concert étant complet et il avait été possible de trouver un billet d’occasion (à un prix raisonnable s’entend). Une fois encore il y a foule pour voir le groupe. Ce n’est pas étonnant car après avoir été adulés par les critiques musicaux et autres puristes qui les suivent depuis de nombreuses années, les Black Keys sont désormais connus du grand public grâce au tube Lonely Boy et à un dernier album plus rock que blues donc plus accessible. Hum, je vais me faire lyncher, mais j’ai eu à peu près le même vécu que pour le concert de EODM : bien, mais longuet. Disons que j’ai été contente d’entre Run Right Back, Lonely Boy, Dead and Gone, Tighten Up, Little Black Submarines, Gold On The Ceiling. Le reste du temps, on s’est un peu faut chier quand même, non ?

 

Ce qu’il faut retenir de cette journée, c’est qu’à part quelques gouttes pendant les Black Keys, il a même pas plu !! Plus sérieusement, une belle journée pour les amateurs de blues/rock /garage, une découverte plaisante avec Alberta Cross et la confirmation du génie de Hyphen Hyphen.

 

Crédits

Photos : dumdumgirl/caïpirinou

Vidéos : chacaloute

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