Solidays 2012 – Jour 1

5 Juil

Comment voir de bons concerts tout en faisant une bonne action, le tout pour un prix abordable ? En allant à Solidays pardi ! Si pendant longtemps ce festival se réduisait  à la chanson française, depuis quelques années il accueille de prestigieux artistes internationaux. Pour cette 14eme édition ce ne sont pas moins de 80 artistes qui se sont succédés sur les 5 scènes de l’Hippodrome de Longchamps (6 si l’on compte la Green Room Session où l’on pouvait principalement assister à des sets electro). Autant dire que même avec la meilleure volonté du monde, il était impossible de tout voir. Il a donc fallu faire des choix.

Comme d’habitude à Solidays, les horaires de passage des artistes ne sont pas diffusés au préalable. Il faut donc venir à l’ouverture et récupérer le fameux programme moyennant quelques pièces. C’est et ça restera à mon sens le plus gros point négatif de ce festival. En effet, lorsque je vais à un festival, j’aime me faire un petit planning sur tableau excel. Non je ne suis pas spécialement adepte de l’organisation militaire, c’est juste que j’aime savoir l’heure à laquelle je dois arriver pour voir les artistes que j’ai envie de voir, et celle à laquelle je pourrai partir, l’Hippodrome de Longchamps s’apparentant pour moi géographiquement parlant au bout du monde. Bref, j’ai passé une bonne partie de mon vendredi matin à chercher des fuites sur le net. Et vers midi, j’ai trouvé les fameux horaires de passage du vendredi. Là, ce fut le drame : The Kills étaient annoncés à 1h. Pour les non-parisiens, je rappelle que les métros circulent jusqu’à 2h. Faites le calcul. Oui, ok, Solidays a mis en place un système de navettes gratuites. Mais la navette, elle t’amène uniquement à Porte Maillot ou à Saint-Lazare. Donc, si comme moi, tu habites assez loin de ces deux destinations, tu pouvais donc dire adieu au concert des Kills. Sur le coup j’étais tellement furax que j’ai failli renoncer complètement au festival (oui, je suis assez impulsive comme fille). Mais j’ai vite recouvré la raison.

Après un trajet sans encombres (j’avais même une place assise dans la navette, le grand luxe), me voilà aux portes de l’Hippodrome vers 17h15. Les concerts commençant à 17h, je suis donc à peu près dans les temps. Mais là, mauvaise surprise : il y a de l’attente. Beaucoup d’attente. Une heure en plein soleil. Sans 3G. C’est rude. A cause de ce contre-temps, j’ai loupé les groupes sélectionnés dans la catégorie des Talents d’Ile-de-France. Damned, moi qui aime tant découvrir de nouveaux groupes. Comme ça quand ils deviennent connus, je peux dire « hey mais je les avais vus à Solidays, on était deux pelés et trois tondus ». Mais il me reste Les Musiciens du Métro. Chaque année L’Espace Métro Accords de la RATP auditionne et accrédite les musiciens du métro parisien. Début mai, un jury composé de Irma, Mélissa Nkonda et Marco Prince a sélectionné deux groupes pour se produire à Solidays. C’est Balinger qui ouvre le bal sous le chapiteau Cesar Circus. Et tout de suite c’est la claque. Les morceaux débutent façon pop-folk, puis montent crescendo pour éclater en rock intense, servis par la voix pleine d’émotions de Jim, le chanteur-guitariste. Une voix qui rappelle celle de Jeff Buckley et de Thom Yorke. Je suis vraiment impressionnée par ce groupe parisien, anciennement connu sous le nom de Jim Rose Expedition. A noter qu’ils viennent de terminer l’enregistrement d’un EP, qui devrait sortir d’ici la fin de l’année.

Pour le coup, une petite vidéo pour faire partager mon coup de coeur

Sans transition, changement de registre avec SOLYL-S. Entourée de cinq musiciens énergiques, Ruth M’Balanda fait revivre les grandes heures du funk et du rythm and blues, avec un brin de girl power de temps à autre. Il fait beau, il fait chaud, c’est le weekend, et le César Circus se déhanche au son des cuivres. Comme quoi les musiciens du métro ça peut être autre chose que les Les Amants de Saint-Jean à l’accordéon.

Je m’éclipse avant la fin pour aller voir Ben Howard. En effet, le jeune anglais est encensé un peu partout, pourtant je n’ai jamais accroché à sa musique. Le découvrir sur scène sera peut-être l’occasion de changer d’avis. Et bien non. A part Only love, je dois avouer que ses chansons ne parviennent pas à me toucher. Il est vrai que bien que je craque sur les folkeuses à guitare, j’ai toujours eu plus de mal avec leurs homologues masculins. Peut-être parce que j’ai tendance à trouver ces derniers toujours un peu trop plaintifs. Du coup je décide de traverser tout l’Hippodrome pour rejoindre la scène Bagatelle et tenter les premiers rangs pour mon chouchou : Miles Kane. C’est loin d’être la première fois que je vois le jeune anglais aux pantalon moulants, mais cette fois je compte bien réussir à le mitrailler sous tous les angles et à obtenir des clichés corrects. En effet, je reste sur une semi-déception : lors de son dernier concert parisien, à la Cigale le 30 avril dernier, j’étais tellement mal placée que Miles, je ne l’ai pas vu. Par contre ce que j’ai vu c’est la horde de groupies en chaleur, et je me suis dit « eh merde, Miles Kane est devenu un chanteur à minettes ». Mais ce soir je suis au deuxième rang, les pucelles se tiennent tranquille, et c’est encore une très bonne performance de l’ex leader des Rascals : les titres rock font toujours mouche, les ballades sont toujours sirupeuses à souhait et l’artiste est toujours aussi souriant. Sincèrement je ne vois pas comment on pourrait ne pas aimer Miles Kane. Le set s’achève sur ses deux tubes aux riffs ravageurs Inhaler et Come Closer, qui finissent de convaincre l’assemblée au cas où ça n’aurait pas été déjà fait.

Dilemme pour la suite : Selah Sue ou La Grande Sophie ? Comme j’ai vu la deuxième il y a peu de temps, j’opte pour la première. Je ne verrai pas le set en entier, mais c’est un vrai plaisir d’entendre à nouveau cette voix si particulière entonner les tubes This world, Raggamuffin et s’atteler à reprendre le percutant Lost ones de Lauryn Hill.

Pour le dernier concert de la soirée, j’évite soigneusement Metronomy et décide d’aller voir Concrete Knives, même si leur prestation à Rock en Seine l’an dernier ne m’avait pas convaincue plus que ça. Pour certaines personnes dans le public, les choses semblent être un peu confuses : « moi je connais que la chanson connue, tu sais, The Bay« . Euh oui, bien sûr, tu t’es juste un peu trompé de concert mon garçon.  Dès le début du concert, je suis surprise : les Caennais ont sacrément évolué. Où est passé le gentil petit groupe pop-electro ? Le son est beaucoup plus agressif, Morgane la chanteuse, se révèle être une vraie bête de scène, une rock star en puissance, et il y a de beaux mouvements de foule. Une très bonne surprise donc. Le groupe qui a signé chez Bella Union (Beach House, Fleet Foxes) sera en concert le 14 novembre à la Maroquinerie à l’occasion de la sortie de son premier album. Il est vivement conseillé d’être présent. Une petite vidéo signée Chacaloute pour vous donner une idée de l’ambiance électrique qui régnait sous le César Circus :

 

 

To be continued…

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3 Responses to “Solidays 2012 – Jour 1”


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