Solidays 2012 – Jour 2

8 Juil

Pour cette deuxième journée de Solidays, le soleil est encore de la partie. J’arrive assez tard (18h) parce que la programmation de cette journée ne me botte pas plus que ça, et en vrai j’ai failli faire l’école buissonnière. J’aurais pu te parler de ROVER, mais au lieu d’être attentive à son concert, je suis en pleine séance de buvage de coup-papotage. Shame on me. Il faut dire que c’est le genre de musique qui plombe un peu l’ambiance et ne cadre pas avec l’ambiance ensoleillée et festive. A réécouter tranquille à la maison lors d’un après-midi pluvieux.

A l’issu de ce set, mes comparses hésitent entre Debout sur le zinc et Twin Twin. N’étant emballée ni par les uns ni par les autres, je prévois une pause dîner ou une visite au merchandising. Et puis j’avise Saint Michel a la Green Room. J’avais eu l’occasion de les voir lors du Disquaire Day et, sans que ça m’ait transcendée non plus, c’était plutôt pas mal. Forcément on ne peut s’empêcher de comparer ce groupe à d’autres duos versaillais, Phoenix et Daft Punk pour ne pas les citer. Allergiques au synthé et au vocoder, s’abstenir donc. Le côté branchouille de cette musique peut agacer mais cela reste très agréable à écouter en terrasse d’un bar lounge un soir d’été.

La curiosité de la journée pour moi c’est quand même de découvrir Izia sur scène, car je n’ai jamais assisté à aucun de ses concerts. J’arrive avec un a priori pas très favorable car curieusement je ne suis pas une grande fan de la demoiselle. Je dis « curieusement » car normalement, la formule nana + rock + guitare marche à tous les coups avec moi. Eh bien pas avec Mademoiselle Higelin, et non je ne m’insurge pas parce qu’elle est une « fille de », ça ce n’est pas quelque chose qui me gêne plus que ça, dès lors qu’on a du talent. Et elle en a la petite, je ne dis pas le contraire. Bref, le concert commence et je constate que ce n’est pas encore ce soir que je deviendrai fan puisque très vite j’ai un gros problème avec l’attitude scénique de la chanteuse. Amis de la poésie, bonsoir. C’est clair qu’Izia ne fait pas dans la dentelle, on peut même carrément dire qu’il se dégage d’elle une certaine vulgarité. Pourtant je suis loin d’être une oie blanche qui serait choquée au moindre gros mot ou à la moindre allusion un peu grivoise. Mais la simulation d’orgasme sur Baby, l’annonce du morceau Lola « voilà cette bonne vieille salope de Lola » et les « putain » qui ponctuent toutes ses phrases, j’ai pas trouvé ça franchement utile. Alors oui, elle a de l’énergie à revendre, oui, ses chansons sont bonnes, oui sa voix éraillée est intéressante, mais, traite-moi de vieille conne si tu veux, je crois que le problème réside dans le fait que je la trouve un peu jeune pour avoir une attitude scénique si sexuellement agressive.

Ensuite a lieu le concert de Skip the Use. Voici un groupe que, à l’image de Shaka Ponk, je classe dans la catégorie des groupes surestimés. D’ailleurs ils font plus ou moins le même style de musique. Sans grand enthousiasme, je me décide à aller voir le concert, puisque je suis là hein. Mais il y a tellement de monde à Bagatelle que je vois à peine l’écran géant, donc aucun intérêt de rester. De toute façon si je souhaite leur laisser une chance de trouver grâce à mes yeux, ils seront au Main Square le weekend suivant.

A 22h, alors que la majorité des festivaliers vont voir Zebda (perso, à part Tomber la Chemise l’année du bac, j’avoue que je n’y connais rien), je décide d’aller martyriser mes tympans au son de Triggerfinger, où les bouchons d’oreilles étaient obligatoires sous peine de risques de surdité précoce. On peut dire que la scène rock belge se porte vraiment bien : dEUS, Ghinzu, Absynthe Minded, et plus récemment The Black Box Revelation et Wallace Vanborn. Triggerfinger s’inscrit dans la lignée de ces deux derniers puisqu’on a affaire à un bon gros rock stoner qui tâche. Ces trois excellents musiciens ont vraiment la classe (surtout le bassiste qui a le look coco). Mais, même si je sais que les puristes me jetteront la pierre, il faut que je confesse un truc : le stoner est un genre musical qui a tendance à me faire chier à la longue. Eh oui, je trouve que ça manque de titres phares, d’où l’installation d’une certaine lassitude. Et ce soir le set de Triggerfinger ne dérogera pas à la règle…

La petite vidéo pour te décrasser les oreilles, comme d’habitude filmée par ma partenaire de concerts Chacaloute :

Suite à ma petite allusion à Shaka Ponk ci-dessus, tu te doutes bien que je ne suis pas restée pour leur concert. Tu l’auras compris, je n’ai pas été emballée par ce deuxième jour passé à l’Hippodrome de Longchamp, par manque de réelle affinité avec la programmation, mais je le savais dès le départ. J’espérais une bonne surprise qui me ferait changer d’avis, une claque musicale qui m’aurait fait dire « putain heureusement que je suis venue » mais hélas rien de tout ça…

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8 Responses to “Solidays 2012 – Jour 2”


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