Solidays 2012 – l’apocalyptique Jour 3

16 Juil

Pour ce troisième et dernier jour de festival, la météo n’est pas forcément encourageante. Qu’à cela ne tienne, je chausse mes Doc Martens de combat et j’embarque mon k-way. Bien m’en a pris, car à peine arrivée sur le site se met à tomber une petite pluie, qui se transforme vite en grosse averse. Enfin « averse », c’est ce qu’on se dit sur le moment vu l’intensité de la chose, mais en fait cette averse durera tout de même six heures ! Par conséquent, ce dimanche ne sera pas un jour de festival comme les autres, puisqu’au final j’aurai passer plus de temps et d’énergie à essayer de m’abriter de la pluie qu’à voir des concerts.

Ainsi, après quelques minutes passées à bouger la tête en cadence sur le hip hop de Beat Assailant, la pluie a vite raison de mon enthousiasme et je décide un repli stratégique sous le  César Circus car 1) c’est abrité 2) les lauréats du Prix Chorus 2012 ne vont pas tarder à se produire. Je ne reviendrai pas sur la criante injustice (selon moi) qui a vu Crâne Angels remporter le prix devant Hyphen Hyphen. Heureusement ces derniers ont été récompensés par le jury des collégiens. Comme quoi les ptits jeunes ont parfois plus de goûts que les professionnels ! Oui car j’adore Hyphen Hyphen. La première fois où j’ai vu le groupe niçois, c’était en première partie de Mademoiselle K au Zenith en octobre 2011, du temps où ils n’avaient pas encore fait le buzz, tout du moins sur Paris. Du coup je ne suis pas peu fière d’en avoir parlé avant pas mal de monde. C’était ici. Il faut savoir que je suis une grande fan de Mademoiselle K, du coup j’avais plutôt hâte d’être « débarrassée » de la première partie pour voir celle que j’attendais. Et puis et puis…grosse claque ! Ca ne ressemblait à rien de ce que j’avais pu écouter auparavant. Rien, ou alors un mélange de plein de trucs. L’impression sur le moment que les morceaux étaient un peu fouillis et indigestes, comme si ces jeunes artistes avaient un trop-plein d’inspiration. Mais déjà on ne pouvait passer à côté de leur présence. Car Hyphen Hyphen est un groupe qui, contrairement à d’autres, a une vraie identité. Tout d’abord visuelle: les garçons jouent torse nu, les filles sont vêtues de tenues chatoyantes, et tous portent des « peintures de guerre » sur le visage et les bras. Mais également une identité sonore : les morceaux débutent souvent comme des titres electro-pop classiques puis explosent dans une déflagration de synthés et de basse.

 

 

Le point fort de ce groupe, c’est aussi Santa, sa charismatique guitariste-chanteuse à la voix rauque et puissante. Une voix qui surprend, imprègne l’esprit et ne le lâche plus. Secouant sa crinière blonde, elle est comme possédée par la musique et c’est un vrai bonheur de la photographier tant son visage est expressif. Ce set à Solidays fut encore une fois un pur moment de bonheur live. Encore une fois j’ai eu la chair de poule sur Wild Patterns, toujours sur le même passage. Hyphen Hyphen, un nom qu’il faut absolument retenir car ces très jeunes artistes ont tout pour devenir des très, très grands. Et tu sais je ne suis pas le genre de fille à m’enthousiasmer facilement, donc il faut me croire !

 

 

 

Du coup Crâne Angels qui passent après me paraissent bien fades. Rien à faire, je n’accroche pas à la musique psychédélique de cette « chorale » (je crois qu’à partir de dix personnes sur scène on peut dire ça non ?) qui semble sortir tout droit de Woodstock. En plus ça ne chante pas toujours très juste.

 

 

 

Ensuite a commencé une longue traversée du désert. C’est-à-dire que pendant les heures qui se sont ensuivies, l’important a tout d’abord été de s’abriter de la pluie battante, puis de réussir à se déplacer sur le sol transformé en pataugeoir sans s’étaler de tout son long. Et crois-moi ce ne fut pas simple, car les chaussures s’enfonçaient véritablement dans la boue. J’ai commencé à ressentir un gros ras-le-bol pendant le concert de General Elektriks. La qualité du spectacle de la bande à RV Salters n’était pas en cause hein, non c’est juste moi qui aie pété un câble. Après une pause-pipi et un hamburger, je pensais que c’était passé. Eh bien non. Second pétage de câble pendant Charlie Winston, et une furieuse envie de rentrer à la maison, au sec, de me blottir sous les couvertures avec une verveine bien chaude. Heureusement, mes acolytes ont su me convaincre de rester pour le concert de clôture, et quel concert, puisque c’était Garbage qui allait monter sur la scène Paris. C’était quand même un peu pour cela que j’étais venue.

Pour la faire courte, Garbage c’est un de mes groupes fétiches d’adolescente, mais un groupe que je n’ai découvert en live que très récemment, puisque c’était le…16 mai 2012. Lorsqu’on attend beaucoup de quelque chose, on a toujours peur d’être déçu. Mais je n’ai pas été déçu ce soir-là à l’Olympia. Et à Solidays ? Non plus. Quel plaisir de (re)découvrir sur scène tous leurs tubes, ainsi que les titres du nouvel album passent de mieux en mieux. Ils finiraient presque par se fondre avec les anciens. Enfin Garbage ne serait pas Garbage sans la volcanique Shirley Manson. Que ceux qui font remarquer qu’elle a pris de la bouteille aillent au diable ! Oui bien sûr elle n’a plus vingt ans, mais elle a encore un corps de jeune fille. Déterminée, elle se déplace en cercle sur la scène, telle un lion en cage prêt à rugir à tout moment. Je crois qu’on peut dire que je perds toute objectivité lorsqu’il s’agit de ce groupe. Certains disent que Shirley a chanté faux ? Je vais te dire en fait j’en sais foutre rien, et même, je m’en fiche. Je suis juste subjuguée par cette icône rock. Après une petite heure de show, le concert, et en même temps le festival, se termine sur Cherry Lips où les bénévoles montent sur scène pour chanter avec Shirley. Quand même,  rien que pour ça ça doit valoir le coup de passer trois jours à nettoyer les chiottes !

 

 

 

Conclusion

Pour sa 14eme édition, le festival a enregistré une fréquentation en hausse, avec plus de 160000 spectateurs en trois jours. A titre personnel, je n’en garderai pas un souvenir impérissable, les conditions météorologiques du dernier jour m’ayant laissé un goût amer, et la programmation étant globalement assez faible si on l’a compare aux autres festivals de l’été. Néanmoins je garderai en mémoire les prestations des trois noms pour lesquels j’avais fait le déplacement et qui ne m’ont pas du tout déçue : Miles Kane, Hyphen Hyphen et Garbage; la révélation Balinger et la confirmation du potentiel de Concrete Knives.

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Trackbacks and Pingbacks

  1. Main Square Festival 2012 - L'incroyable jour 1 | My Wonderwall - 4 août 2012

    […] vais pas revenir dessus, parce que je n’ai pas grand chose de plus à dire par rapport au set de Solidays, si ce n’est que la set-list était légèrement différent, et que comme j’étais plus près […]

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