Soma et Triggerfinger @ La Luciole à Alençon 05/10/2012

18 Oct

© Jenna (https://www.facebook.com/pages/Jennas-photo/146777922013652)

On plante le décor: Soma , groupe rock originaire de Marseille qui m’avait agréablement accroché l’oreille il n’y pas plus de deux mois par les titres « Roller Coaster » et « The Brightest side », premiers extraits annonçant la sortie de leur deuxième album « Nobody’s Hotter Than God » (dans les bacs depuis le 24 septembre dernier). Début d’histoire classique: curiosité attisée, attente de l’album avec un brin d’impatience et une question à élucider : vrai coup de coeur ou simplement découverte sympa? L’écoute de l’album le jour « J » me confirme qu’il est excellent du début à la fin avec des ambiances variées au fil des différentes chansons (et ça, j’aime beaucoup beaucoup). Oh mais le top serait de pouvoir vérifier tout cela à l’occasion d’un concert ! Tiens, ils passent justement à La luciole à  Alençon le 5 octobre, on irait bien jeter une oreille? D’autant plus qu’il y a deux concerts ce soir-là : Soma partage l’affiche avec un groupe dont les qualités scéniques m’ont été vantées maintes fois: Triggerfinger . J’embarque avec moi une amie de longue date: « Tu ne connais pas Soma, mais je suis sûre que tu aimeras, puis ça nous rappellera les concerts de nos 20 ans. » Parlons-en, tiens, de nos 20 ans, c’était il y a maintenant presque 15 ans: nous écoutions toutes les deux entre autres: Radiohead, Cure, Placebo, Weezer et les Smashing Pumpkins (compte tenu du fait que la chanson « Soma » de ces derniers reste « the best song ever » dans nos deux petits coeurs respectifs, peut être n’est-ce pas un hasard si le destin nous a guidé vers un groupe au nom si joli). J’ai l’habitude de dire qu’énumérer les influences d’un groupe n’a pas grand utilité, mais je dois avouer que la musique de Soma me projette inéluctablement dans les univers musicaux qui faisaient mon bonheur en fin d’adolescence, et particulièrement les cinq groupes énumérés ci-dessus, sans que je puisse rationnellement expliquer pourquoi. Toujours est-il qu’en leur compagnie, je retrouve toute la saveur de l’insouciance qui me caractérisait à cet âge-là.

Reprenons le concert depuis le début: nous découvrons les locaux le même jour que le groupe, c’était une première à la Luciole pour nous, comme pour eux. Le concert aura lieu dans la salle « club » dont les dimensions sont comparables à celles d’un salon avec un petit bar sur le côté, un endroit ultra-convivial, tu l’auras compris. Me voilà partagée entre l’excitation de la proximité avec les artistes et l’appréhension d’être vue (je suis un peu timide, et me sens donc plus à l’aise au milieu d’un public dense que plantée devant une scène nez à nez avec le chanteur), mais, de toute évidence, nous ne sommes pas nombreux à avoir fait le déplacement spécialement pour Soma, je considère donc qu’il est de mon devoir de spectatrice « fan en devenir » d’assumer mon premier rang. Avant leur arrivée sur scène, la pression monte un peu, le public ne semble pas acquis, ils vont devoir venir le chercher, vont-ils se montrer suffisamment convaincants? J’aimerais tellement…

Ils dissiperont mes doutes en moins de deux minutes, inaugurant leur set par l’énergique Henry VIII, qui est, à mon sens, la chanson la plus attractive à la première écoute, de quoi éveiller l’attention des oreilles les plus désintéressées:

Juge par toi-même avec cette vidéo réalisée de mes petites mains tremblantes:

Le ton est donné: ils sont là pour jouer, nous faire goûter leur musique et nous offrir un maximum de titres pendant le laps de temps restreint qui est habituellement réservé à une première partie.

© Jenna (https://www.facebook.com/pages/Jennas-photo/146777922013652)

Ils nous offriront donc onze titres, en un temps record de « je ne sais pas, je n’ai pas pensé à regarder l’heure ». Nous avons considéré que le public était relativement réceptif, compte tenu du fait que le Normand n’est pas d’un naturel très expressif. Il faut bien dire que Lionnel, le chanteur-guitariste du groupe s’est bien décarcassé pour nous donner envie de participer: il s’approche volontier du public, finissant même au milieu de celui-ci pour la dernière chanson. A noter que tous les membres du groupe s’appliquent à transmettre leur belle énergie aux spectateurs (La réponse du public restera  somme toute un peu légère en regard de la quantité d’énergie offerte). Temps fort, notamment, l’introduction de Get Down où les quatres musiciens se réunissent autour de la batterie avec, chacun, au moins une baguette à la main, et ça claque! Un banal incident technique pendant le titre 20 minutes, j’ai nommé, la trop fréquente « corde cassée », ne viendra même pas entacher ce bon moment, vu l’aisance avec laquelle Lionnel la relègue au bout du manche de sa guitare afin qu’elle n’interfère pas avec les courageuses copines qui continuent à assumer leur rôle (cette chanson reste, pour moi, un des meilleurs moments du concert). Autres temps forts de ce concert de mon point de vue: Several Days, j’adore les effets de la voix qui passe du grave à l’aigu tout au long de cette chanson, ce qui lui donne une dimension aérienne et ça le fait carrément aussi bien (voire même mieux) en live qu’en version studio. Et puis, il y a eu cette délicieuse reprise de « come on eileen » de dexy’s midnight runners qui j’avais pourtant déjà écoutée sur soundcloud, mais qui m’a fait l’effet d’une découverte, vois donc comme c’est réussi:

© 3wiliam30

Nous (comme je l’avais prévu, mon amie a aimé tout autant que moi) voilà donc totalement conquises par la présence scénique de ce groupe. Il a manifestement mérité sa place parmi mes coups de coeur étant donné que les deux albums tournent en boucle dans ma voiture, dans mon ipod, dans ma tête et dans mon coeur depuis ce concert.

(Pour les curieux, voici la setlist de ce soir-là: Henry VIII, Funeral Party, Nowhere Fast, The Backyard, Letters to Unwrite, MLK’S carol, Several Days, 20 minutes, Get down, Come on Eillen, Rollercoaster. J’ai même fait une playlist live sur youtube regroupant toutes ces chansons, et destinée uniquement à te donner envie de te bouger pour aller les voir sur scène, car dis-toi bien qu’en vrai, c’est toujours mieux.

Mais la soirée n’est pas finie, alors que Triggerfinger fait ses balances, nous préférons reculer de quelques mètres, afin de disparaitre au milieu d’un public qui se densifie, mais aussi parce que nous avons oublié nos bouchons d’oreilles (on m’avait pourtant prévenue). Je veux bien comprendre que la basse joue un rôle prépondérant dans leur musique, mais quand même, elle était réglée un peu fort à mon goût. Le show commence de façon un peu bizarre, les premières chansons ne nous ont pas vraiment convaincues, nous les avons trouvées limites cacophoniques et un brin répétitives. Mais au fur et à mesure de l’enchainement du set, nous nous sommes laissées happer par leur univers: voici un groupe qui donne une réelle impression de cohésion sur scène. Tu ne vois pas un leader suivi de son groupe, mais bien trois musiciens qui prennent leur pied ensemble, chacun est mis à l’honneur tout au long du show. A noter, en milieu de concert, un exceptionnel solo de Mario, le batteur qui va au delà de l’expression « mouiller sa chemise », car lui, c’est sa cravate qu’il mouille. Mais pourquoi donc n’enlève-t-il pas ce veston?…Ah si, quand même, après cet impressionnant solo, il décide finalement de s’en séparer. Vers la fin du concert, Mario a enfin le droit de se reposer un peu et nous joue de la « Cup Of Tea » (tasse + cuillère) pour accompagner l’une des chansons. Ce que je préfère, dans la musique de Triggerfinger, c’est l’alternance de moments calmes et de moments d’énergie pure comme l’illustre cette miraculeuse vidéo que j’ai réalisée (oui, c’est un miracle que les basses ne saturent pas, le son est bon, et je n’en reviens toujours pas).

Notre seul petit regret concernant ce concert est de ne pas avoir réussi à nous glisser plus à gauche de la scène pour apprécier de plus près le jeu de scène de Ruben, le chanteur-guitariste.

Voilà donc une soirée concert bien réussie, et du grand Triggerfinger, à la hauteur de ce que j’en avais entendu (Ah oui, j’ai oublié de te dire, ils ont même réussi à soigner la migraine de mon amie qui résistait pourtant à 3g de paracétamol depuis le début de la journée, rien de tel que du bon gros son pour traiter une migraine, bon à savoir).

Mais nous ne repartirons pas sans les quatre albums de Soma. Oui, je sais, ils n’en ont que deux à leur actif, mais bon, deux pour elle, deux pour moi…tu comprends? Nous, les petits groupes, on veut qu’ils vivent alors, on achète. Et bim, rencontre avec Sebastien (Guitare) et Lionnel (chant et guitare, s’il est encore utile de préciser…). Ce dernier est plutôt d’humeur bavarde, et va même jusqu’à sortir sa petite caméra… bon, c’est sûr, c’est plutôt flatteur de se faire interviewer par un groupe de rock qu’on aime, sauf que ma timidité m’empèche d’être naturelle et réfléchie dans une telle situation et je n’ai pas été capable de répondre clairement à des questions simples telles que « Quelles sont tes chansons préférées? » (Je peux répondre maintenant: Henry VIII – Several Days – Nowhere Fast et Mourning Cain pour l’album 2, et 20minutes – Funeral Party – Electric City- Jewel and the Orchestra et mention spéciale à Get Down suite à la découverte en live pour l’album1)…Enfin bref: Les garçons de Soma, si vous me lisez, s’il vous plait, effacez cette vidéo et gardez plutôt mon live-report, qui, je pense, est beaucoup plus intéressant pour vous (enfin, j’espère…).

En plus, c’est pas juste, parce que j’avais une anecdote amusante à vous raconter et je ne l’ai même pas fait: Je voulais vous parler du nom de votre groupe qui est inspiré du titre des Smashing Pumpkins , et bien, voyez-vous, mon amie présente à ce concert et moi-même, nous aurions aimé monter un groupe rock (elle à la guitare, moi à la basse, entre autres…) à peu près moment où le votre est né et vous savez quel nom on lui aurait donné: Honeyspider(Mais si, vous êtes fan des Smashing Pumpkins, vous connaissez donc cette chanson, c’est sûr!!). Oui, mais ça, c’était avant…avant que notre sens du rythme ultra défaillant nous rappelle que le simple fait d’oser imaginer jouer de la musique relevait de l’irrationnel. Voilà, donc, il faut qu’on vous dise: vous êtes un peu la matérialisation de notre rêve inaccessible, alors, je pense qu’on viendra vous voir sur scène aussi souvent que vous passerez par la Basse-Normandie (on essayera de ramener du monde, la prochaine fois). Merci encore, et de tout coeur, pour ce concert!!!

N’hésite pas à rejoindre la page Facebook de Soma, celle de Triggerfinger et je tiens particulièrement à remercier Jenna qui est photographe professionnelle et a gentillement accepté de me prêter les deux photos de Soma qui illustrent ce live-report(Il y a plein de jolies photos sur sa page Facebook.

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6 Responses to “Soma et Triggerfinger @ La Luciole à Alençon 05/10/2012”


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