The Nes Nation – 1e EP

5 Avr

Guillaume (Guitar) – Florian (Drums) – Thomas (Lead Vocal) – Basile (Bass)

Lorsque je reçois de la musique dans ma boite mail, je suis toujours partagée entre le plaisir de découvrir des sons en avant-première, et l’impression qu’on me force un peu la main. Mon esprit de contradiction relativement développé avait, jusqu’alors, toujours rejeté l’idée d’écrire « sur commande ». Mais voilà, le premier EP de The Nes Nation est arrivé à un moment où j’étais à la recherche d’un son qui me fournirait de l’énergie, tout en n’étant pas trop « brut ». Et j’aspirais, consciemment, ou pas, à une bonne vieille formation « Guitare-basse-batterie ». Si bien que, lorsque j’ai découvert That’s Not It, le premier titre extrait de cet EP, j’ai eu le sentiment qu’il comblait exactement le petit vide que je ressentais ce jour-là. Dès la première écoute, j’ai eu l’impression d’absorber le moindre détail qui compose ce morceau: à commencer par la voix (mais oui, je connaissais ce timbre, Thomas chante également dans le groupe Plastic Riot, que j’ai découvert récemment), je la trouve particulièrement bien placée ici: cette impression qu’elle enveloppe les mots pour les rendre un peu magique et faire ressortir certains d’entre eux, aux sens contradictoires, comme « Adore », « toxic », « love », « hate », « alone », « insane ». J’ai accroché aussi, au rythme sautillant, à l’énergie portée par la batterie et la guitare, et apprécié les chœurs qui adoucissent le tout (et tu sais combien j’aime les mélanges d’énergie et de douceur), et cette voix admirablement bien mise en valeur (ah mince, je l’ai déjà dit, je me répète, on dirait…).

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Le mail qui accompagnait ce premier extrait me proposait d’entendre la suite. Mais oui, bien sûr, j’avais envie d’en savoir plus. C’est alors la pochette qui a attiré mon attention. En majorité sombre, mélange de clair et d’obscur, pas très rassurant au premier abord, si tu décortiques un peu, tu comprends que la luminosité, au loin, est plutôt apaisante,  même si on ne distingue pas bien ce qui s’y trouve, on a envie d’y aller. J’y retrouve la contradiction que j’avais ressentie à la découverte du premier titre, j’adore. A l’écoute des trois autres titres, c’est principalement Smart Lady qui a capté mon attention, cette étrange impression qu’on me raconte une histoire à rebondissements dans un décor genre paysage de nuit en pleine forêt (avec toutes les petites créatures que tu peux imaginer). Pour ce qui est de la construction du morceau, j’aime particulièrement le pont dans lequel la voix est chuchotée sur un fond de basse-batterie, et  donne à cette chanson, une dimension supplémentaire (ce passage a, d’ailleurs, servi pour le teaser de l’EP).Image de prévisualisation YouTube Dans mon ordre de préférence, vient ensuite Another World . Ici encore, force et douceur s’entremêlent tout au long de la chanson. L’énergique Stuck In My Shoes  clôture ce disque qui confirme que les Normands, aussi, savent faire du bon Rock (petit note d’humour par rapport à mon attachement pour la scène Rock belge).

J’espère t’avoir convaincu du talent de ces jeunes gens, tu peux les découvrir sur scène ce soir même, à l’occasion de leur release party à La luciole (entrée libre, il ne faut pas s’en priver). J’aurais adoré y être, mais mes horaires de boulot en ont décidé autrement. Pour moi, la découverte live, se fera, au plus tard, le 28 juin, lors du festival les Bichoiseries à Cerisy-Belle-Etoile. Toutes les dates de The Nes Nation sont disponibles sur leur site officiel.

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  1. Le Top EP 2013 de la rédaction | My Wonderwall - 7 janvier 2014

    […] (premier) EP par The Nes Nation (Caen). Avec une formation “classique” guitare-basse-batterie, The Nes Nation propose une musique bien énergique, mais pas trop grasse. Les chansons sont bien construites et chacune a sa personnalité, le tout agréablement relevé par le timbre de voix particulier de Thomas Cosse. (J’explique tout ça en détails dans cet article.) […]

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