The Stumps – Let « The Beat » goes on

8 Sep

C’est vraiment en commençant à écrire pour des blogs musicaux, il y a environ un an et demi, que je me suis rendue compte de la richesse de la scène émergente rock française, et plus précisément parisienne puisque c’est ce qui va nous intéresser ici. Si je n’avais pas reçu des mails de promo pour la sortie d’EP ou des invitations à des concerts, certains jeunes groupes me seraient restés totalement inconnus. Et quand bien même, parfois il n’est pas possible d’écouter tous les groupes qui te sollicitent pour un peu de promo. Du coup ce qui marche bien aussi, c’est le bouche-à-oreille de la part de gens dont le bon goût musical n’est plus à prouver. Ainsi quand Chacaloute me dit qu’elle vient de découvrir un super groupe et qu’il faut que j’écoute, je m’exécute. En l’occurrence, un samedi soir de mai, elle est allée voir les excellents Klink Clock (dont il faudra parler un jour) au 114. Et ce soir-là, il y avait aussi The Stumps. J’aurais du y être à ce concert, mais voilà, il avait plu en continu toute la semaine, et là il pleuvait encore à torrents, donc j’avoue, je n’ai pas eu le courage de braver une fois de plus les éléments.

Suite aux échos positifs de Chacaloute sur ce groupe, j’ai donc décidé d’écouter The Beat, le premier album de The Stumps. Tout d’abord, introduisons un peu ces jeunes gens. Ils sont au nombre de trois : William (chant/basse/synthé), William (guitare/chant, et non ce n’est pas une coquille, il y a bien deux William dans le groupe) et Axel (batterie/chant). Originaires des Yvelines, ils se connaissent depuis un bout de temps et pour avoir eu l’occasion de les voir sur scène récemment, on les sent effectivement très soudés. Comme beaucoup de jeunes groupes, ils font tout tous seuls comme des grands :  la composition, le management, l’enregistrement et le mixage. Si ce premier album est sorti il y a plus d’un an déjà, il a ensuite fallu que le groupe en assure la promo en allant le défendre sur scène.  C’est pourquoi ils ont écumé les salles de concert parisiennes cette année.

On en arrive à l’album en lui-même. J’ai d’ordinaire assez de mal à « entrer » dans un album et il me faut de nombreuses écoutes pour commencer à retenir une mélodie. Pour le coup, c’est tout le contraire qui s’est produit avec The Beat. Ouais, il n’y a pas à dire voilà un groupe qui a le don d’écrire les chansons qui vont faire tilt et te rester dans la tête toute la journée. Côté influences, on se situe entre la pop-rock anglaise  (Wonderland, Alice or Stephanie) et le rock californien (on pense forcément aux Red Hot Chili Peppers sur Young and Fabulous et Snakes and Rats pour les paroles « rappées » et la basse dominante), le tout parsemé de quelques touches exotiques (Sleep Well Live Twice, What’s Next). L’énergie et la bonne humeur qui se dégagent de The Beat fait complètement oublier les deux petites faiblesses du groupe : un chant pas toujours très juste et une prononciation anglaise so frenchy.

The Beat est le genre d’albums à écouter un lundi matin pour aller au boulot ou dans la voiture, volume à fond et vitre baissée. C’est également le genre d’albums qui fait mouche sur scène, surtout quand au potentiel dansant des morceaux on ajoute le côté déconneur des trois musiciens. Impossible de rester de marbre ! La preuve en vidéos avec cet extrait du concert du 31 août à la Cantine de Belleville :

 

The Stumps seront en concert le 29 septembre au BaraKa à Clermont-Ferrand.

Crédits
Photo et vidéo : Chacaloute

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