The Wankin’ Noodles @ Art Sonic 19/07/2013

25 Juil

Vendredi passé, les Wankin’ Noodles jouaient au Festival Art Sonic à Briouze, petite commune de l’Orne située non loin de chez moi. Dans le cadre d’un partenariat avec notre blog, l’association Le Fair m’a gentiment permis d’assister à ce concert. Belle occasion pour moi, d’aller vérifier le potentiel sur scène de ce jeune du groupe rock rennais en pleine expansion.

Je vais être franche : si j’ai facilement accroché à la musique énergique des Wankin’ Noodles, le premier contact avec leurs textes en français (à savoir qu’une bonne partie de leur répertoire est en anglais) ne fut pas des plus concluant: prenons pour exemple Tu dormiras seule ce soir, le premier clip extrait de leur album. Cette chanson raconte une rupture du point de vue du mec qui largue sa copine et lui souhaite les pires crasses possibles.

Dumdumgirl a pourtant bien essayé de me faire comprendre ici qu’il s’agit de second degré et qu’il est possible d’inverser les rôles et envisager ça d’un point de vue féminin, rien n’y fait, mon côté bisounours bloque sur ce plan-là, tout comme sur la chanson L’amour dans le noir, d’ailleurs. Enfin bref, quand je suis partie à ce concert, une phrase extraite du texte de Tu dormiras seule ce soir résonnait dans ma tête : « Je pourrais toutes les avoir ». J’avais la ferme intention de ne pas céder : « Haha, mais moi, tu ne m’auras pas! »

Les Wankin’ Noodles étaient programmés à 0h40, juste après Alpha Blondy. J’imagine que tu connais ce chanteur de Reggae… Évidemment, tout le monde fume des pétards pendant son concert, du coup, je craignais pour l’ambiance, le public risquait d’être un peu amorphe après ça. Mais le jeune groupe ne fait pas dans la dentelle, et envoie, d’emblée, deux titres très énergiques (The Plot et Wankers Off The Social Club, si ma mémoire est bonne). Entre deux chansons, Régis (le chanteur) explique qu’ils espéraient que le public ne soit pas trop endormi après avoir fumé des pétards durant le concert d’Alpha Blondy. Euh, non, mais là, si les Wankin’ Noodles commencent à m’ôter les mots de la bouche… nous aurions donc des pensées communes… il commence décidément de manière très bizarre, ce concert. Il est vrai que, une fois passé le moment délicat pour moi de Tu dormiras seule ce soir (J’en ai profité pour prendre des photos, histoire de me concentrer sur autre chose), j’ai rapidement cédé à l’envie de bondir dans tous les sens, irrésistiblement attirée vers la scène, je me suis même surprise à crier… Oui, parce, à un concert des Wankin’ Noodles, les filles font beaucoup moins de bruit que les mecs (point de midinettes ici, tu t’en doutes). Et, évidemment, Régis encourage bien plus activement les garçons. Aller, j’avoue, j’ai aussi surtout, fait du bruit parce que je m’amusais bien, parce que ce groupe communique une énergie de dingue en concert, et parce que le jeu de scène de Régis est transcendant… Évidemment, j’ai perdu mon pari de ne pas céder : oui, je le reconnais « il pourrait toutes les avoir »… enfin, soyons clair, pas dans son lit, hein… mais dans son public, ça oui. L’énergie que tu reçois fait l’effet d’un coup de poing dans le ventre qui te coupe la respiration, ton cerveau, ainsi privé d’oxygène, te conduit vers un état de bien être irrépressible, et tu te laisses simplement guider par l’euphorie du moment présent.

Sache donc, que, même si, comme moi, tu n’aimes pas les paroles d’un second degré douteux et à la limite de la misogynie, tu pourrais bien, toi aussi, te laisser séduire et surprendre par la présence scénique des Wankin’ Noodles. Les quatre musiciens prennent plaisir à jouer ensemble avec de beaux moments de complicité tout au long du set. Au revoir les préjugés, allons tous ensemble goûter à leur très bonne musique en live, aucun de nous ne le regrettera, c’est promis.

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