VEGAS – Everything You Know Is Wrong

24 Fév

1490883_715920201775215_1504808231_oLe groupe belge Vegas est un de mes plus gros coups de cœur découverte de l’année 2012. En toute logique, j’avais hâte de découvrir leur troisième album, mais pas le courage de l’écouter en ligne bien qu’il ait été disponible sur le site de la radio belge Pure Fm une bonne semaine avant sa sortie. J’ai donc magouillé avec ma copine Annick de Belgique (la rime n’est pas volontaire, mais comme elle m’a fait sourire, je la laisse) afin de recevoir l’album physique deux jours avant sa sortie officielle prévue le 21 février 2014. (Il était disponible dès le 17 février pour les privilégiés qui assistaient à la release party).

A la première écoute, les guitares me semblent moins présentes que sur le précédent album « An Hour With… », les ambiances sont plus mélangées au sein d’une même chanson et les sonorités électro prennent plus de place.  La belle surprise pour les oreilles : quelques titres/passages en piano-voix. Et quelle voix! J’avais déjà noté une belle progression entre le premier et le deuxième album, mais là, Alky Stoner me remue les tripes quand il monte dans un niveau d’aigu que je ne lui connaissais pas. La plus belle illustration de ses délicieuses capacités à passer d’un registre à un autre est la chansons I don’t Really Care, mon premier titre coup de cœur sur cet album.

Après cette première écoute « à l’aveugle », je m’attarde sur le livret (ah, le jeune qui télécharge tout en numérique, tu ne sais pas ce que tu rates : frôler des doigts le papier, l’odeur agréable, donner un dimension plus physique à la découverte de l’album et décortiquer page par page le moindre détail). Je m’émerveille une fois de plus sur cette jolie pochette haute en couleurs, dont le fond blanc contraste avec le noir des deux pochettes précédentes et j’apprécie que cet album soit divisé en quatre chapitre, comme s’ils nous racontait une histoire. Sur le quatrième de couverture, un prénom attire mon attention : Lyrics by Palladia C. Mais oui, c’est bien elle que j’avais rencontré dans le public à un concert, parmi les inconditionnels de Vegas. La vie a fait qu’une belle complicité artistique est née entre cette jeune fille et les membres du groupe, si bien qu’ils lui ont proposé de poser ses mots sur leur musique. J’imagine particulièrement bien la sensation que peut procurer ce genre d’expérience : tu aimes un groupe dont l’essence te touche si profondément que tu as parfois l’impression qu’elle se confond avec la tienne et voilà que tu as la possibilité de fondre ton âme dans leur musique (premier effet Kiss Cool) et ensuite, de voir tes textes vivre sur scène et prendre une dimension encore plus intense (deuxième effet Kiss Cool). Mais, évidemment, cette aubaine est, avant tout, un énorme défit – une performance qu’il n’est pas donné à tout le monde de réaliser – qui, dans ce cas-ci, est relevé avec talent. On trouve également, dans la liste des remerciements, quelques noms bien connus de la team My Wonderwall : Léo Grandperret et Jérémy Barlozzo du groupe I Love My Neighbours (qui faisait également partie de mon top EP 2012) et Benoit Portolano du duo Blackfeet Revolution (que nous avions interviewé ici… mais que le monde est petit). Ils ont tous trois donné de la voix pour assurer les chœurs sur deux titres : King Of The Road et Givin’It All .

Après une écoute intensive de l’album sur plusieurs jours, je constate que les guitares sont malgré tout bien présentes, et les lignes de basses me semblent plus marquées que sur le précédent album, les sonorités paraissent parfaitement équilibrées, rien n’éclipse le reste, tout a sa place. Et surtout, la voix d’Alky est parfaitement mise en valeur. Pour moi, les pépites de cet album sont les titres suivants :  I Dont’Realy Care (douceur et frissons), Falling Down (énergie, changements de rythmes et mélodies sous-jacentes au clavier), Mr Hyde (une lutte intérieure pour contenir son côté destructeur qui prendra le dessus, en dépit d’une tentative de self-control. La tension monte dans la musique jusqu’à la transformation finale), King Of The Road (la chanson pour se donner la pêche le matin, et laver les souvenir douteux en reprenant avec entrain « Wohohoho wohoho, Wohohoho woho »), Fire (avec des cendres brulantes jusque dans la voix d’Alky Stoner, morceau qui fait partie de la B.O. du court métrage Frank & Dean). J’aime aussi beaucoup On My Way Home (avec ce terrible coup de feu en final), Space And Time (deuxième extrait de Frank & Dean), In Vain et Bad Story. Comme c’est souvent le cas, j’ai très peu d’atomes crochus avec le titre I Know premier single choisi pour passer en radio (oui, je suis un peu brouillée avec les radios, j’avoue), et dont tu peux admirer le clip ci-dessous:

Image de prévisualisation YouTube

On notera l’absence du titre Lady Gleam dont le clip était paru en juillet 2012 et n’est présent sur aucun des trois albums.

A l’image de sa pochette aux milles couleurs, et dont le dessin peut être interprété de bien des façons (vois-y un utérus, un papillon, ou…), cet album renferme un beau mélange de sonorités que l’on s’appropriera de diverses manières au fil de écoutes successives.

L’album est disponible sur itunes depuis le 21 février 2014, tu peux également le découvrir sur Deezer ou Spotify.

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