Vincent Delerm – Théâtre d’Hérouville – 15/10/2017

16 Oct

© Cauboyz (http://cauboyz.tumblr.com/)

J’avais, depuis l’annonce de la programmation de rentrée du Big Band Café, noté le concert de Vincent Delerm au Théâtre d’Hérouville dans mon agenda. Juste parce que Maman et ma petite sœur m’avaient dit un jour, il y a au moins 3 ans: « On nous a invité à un concert de Vincent Delerm, alors on y est allée, et, contre toute attente, c’était bien. C’est un pince sans rire, on passé un bon moment. » J’avais juste noté la date, le 15 octobre 2017, pensant que j’aurais autre chose à faire ce jour-là, mais une succession d’événements et d’émotions ont convergé pour faire grandir mon élan vers ce spectacle, appelons cela l’intuition.
Me voilà donc dans un Théâtre presque bondé, assise entre deux personnes qui connaissent, vraisemblablement, une bonne partie de son répertoire, alors que, de mon côté, je n’ai même pas pris la peine d’essayer de me souvenir d’un seul de ses titres . (Ce n’est qu’à mi-concert, lorsqu’apparaîtra sur l’écran en fond de scène, en toutes lettres « Fanny Ardent et moi » que ça me fera tilt). Pince sans rire, il l’est, d’ailleurs avant même qu’il ouvre la bouche, le texte défilant sur l’écran déclenche des rires audibles un peu partout dans le public. Moi au début je suis sur la réserve: « Je ne connais pas, on ne sait jamais, si ça se trouve je vais m’ennuyer ». Mais derrière ce timbre de voix que j’ai toujours trouvé un peu geignard (on ne va pas se mentir…) se cache un artiste authentique qui partage avec nous de vrais moments de sa vraie vie, petits épisodes intimes régulièrement ponctués d’un humour ingénieusement dosé. Vincent, au piano pendant la majorité du concert, est accompagné de Rémy Galichet, son compagnon de scène multi instrumentiste, et l’écran de fond agrémente le spectacle d’images illustrant certains textes, et parfois de petites phrases bien placées. Les orchestrations sont fines et mettent en valeur des paroles dont je n’ai pas capté tous les détails à la première écoute mais dont certains passages m’ont touchée droit au cœur, si bien que j’ai réécouté ces titres sur le chemin du retour (vivent le streaming et le Bluetooth). Au fil du concert, je commence à me sentir à l’aise, et je me surprends même à fredonner quelques refrains (parce que, heureusement, Vincent laisse l’occasion au public de les répéter beaucoup, j’ai le temps d’apprendre sur le tas) juste parce que j’ai envie de lui donner un peu en retour de toute la sincérité qui émane de lui. Deux moments un peu particuliers nous seront offerts ce soir. Le premier est l’interprétation de « Sous les avalanches » à la demande d’une dame dans le public « Pour Jean Rochefort » dit-elle (J’ai compris après coup, merci YouTube, que Jean Rochefort avait joué dans le clip de cette chanson). Vincent ne peut refuser mais doit avouer qu’il ne la joue jamais, du coup, il bricole un peu pour retrouver les accords et les paroles, ce qui rend ce moment encore plus touchant de sincérité.
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Le deuxième moment rare se situe pendant les rappels quand notre artiste reprendra, seul sur scène, une chanson écrite et composée par son père venu applaudir son fils ce soir, accompagné, dans la salle, du guitariste qui partageait la scène avec lui lors de son spectacle annuel, il y a de ça bien des années.
Après trois rappels, je suis définitivement absorbée par l’univers de ce magnifique artiste et je ressens un immense plaisir à lire le sourire dans ses yeux alors qu’il vient saluer son public une dernière fois. Heureuse d’avoir partagé avec lui un petit bout de sa vie.

Faire confiance à mon intuition me trompe rarement, belle expérience, belle rencontre, heureuse d’avoir fait ce choix aujourd’hui.
Sincèrement merci pour cet échange Monsieur Delerm.

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