VoxPop Party : Hyphen Hyphen + The Popopopops @Café de la danse, 12/09/2012

25 Sep

A force de courir les scènes parisiennes, on apprend que les concerts ne commencent jamais à l’heure indiquée sur le billet. Enfin presque jamais. J’avais oublié que le Café de la Danse ne badine pas avec la ponctualité. Du coup, de la prestation de FI.SHE.S, je retiendrai seulement que 1) je n’ai jamais vu le Café de la Danse aussi blindé 2) un des deux guitaristes-chanteurs a des airs de Kele Okereke 3) la musique des franciliens n’a pas grand-chose du mélange Arcade Fire/Grizzly Bear que nous vendait le programme. Déjà manqué à Rock en Seine, ce ne sera donc pas encore cette fois que je découvrirai les FI.SHE.S. Sorry guys.

© chacaloute

Bon, de toute façon pour être honnête, la véritable raison de ma participation à cette soirée sponsorisée par VoxPop, le magazine pop culture, c’est la présence de Hyphen Hyphen à l’affiche. Oui je sais, tu es en train de te dire « elle commence à nous les briser avec ce groupe ». Mais ce concert était l’occasion de voir les Niçois dans une salle digne de ce nom. Car, à part le Zenith d’octobre 2011 en première partie de Mademoiselle K et Rock en Seine plus récemment, il faut bien avouer qu’ils n’ont joué que dans des salles plus que confidentielles. J’étais quand même un peu surprise de les voir prendre la suite des FI.SHE.S, pensant qu’ils seraient la tête d’affiche de la soirée. Peu importe l’ordre, la salle n’a pas boudé son plaisir de voir débarquer Santa et sa bande au son de Mvt II, traditionnelle ouverture du set, et la meilleure introduction qui soit à l’univers de ce groupe si original, les cris tribaux de l’introduction collant parfaitement avec l’esthétique façon peintures de guerre du groupe.
Rapidement, le plaisir de revoir le groupe est entaché par un gros bémol : un réglage certainement approximatif du micro de Santa fait qu’à certains moments, on n’entend presque pas sa voix. Une hérésie, étant donné que la puissance vocale de la chanteuse est tout de même un des atouts majeurs du groupe. Malgré ça, on passe tout de même un excellent moment, et le public est survolté.  Au fil du set, on se rend compte que le groupe a peaufiné son set, les chorégraphies étant plus précises que jamais. La set-list est identique à celle des autres concerts que j’ai vus, et soudain j’ai la surprise et la joie de reconnaître les premières notes de Grace, un de mes morceaux préférés du groupe présent sur le premier EP et jamais entendu en live. Si la « nouvelle chanson » qu’on entend à chaque concert et qui change de nom au gré des soirs (mais on va dire qu’elle s’appelle Paris) ne m’avait pas convaincue lors des premières écoutes, elle a été retravaillée depuis et est désormais plus aboutie. Pour conclure, Wild Patterns et les frissons habituels que me procure ce titre.

 

© chacaloute

Pendant que Santa prend place derrière un stand pour vendre des EP et en profiter pour tatouer les acheteurs (il s’en est fallu de peu pour que notre Chacaloute ne soit hyphenhyphenisée au marqueur noir) et qu’une spectatrice se prend un verre de vin sur la gueule (note pour le futur public du Café de la Danse : ne JAMAIS s’assoir sur les sièges contre le mur juste en dessous du bar), on attend le dernier groupe de la soirée, au nom imprononçable il faut bien le dire, j’ai nommé The Popopopops. Pendant un temps, je les ai confondus avec Marshmallow, va savoir pourquoi, car musicalement, ils n’ont strictement rien à voir. Des noms à consonance de friandises, ça doit être ça. Ce qui est impressionne tout de suite avec les Rennais, c’est le décalage entre leur physique de lycéens et leur maturité musicale. Car non, contrairement à ce que leur nom de scène pourrait laisser penser, The Pop’s (ça sera plus simple à lire et surtout à écrire) ne font pas dans la pop sautillante et simpliste (ce n’est nullement une critique, j’adore la pop sautillante et simpliste). Au contraire, leur musique est un mélange de pop anglaise et de new wave, avec des petites touches de hip hop deci delà (le nom du groupe est quand même une référence à Seine Saint-Denis Style de NTM).
C’était sûrement un peu difficile de passer derrière la tornade Hyphen Hyphen, mais le set des Rennais m’a tout de même convaincue et donné très envie de réjouer leur premier EP A Quick Remedy, que, écouté d’une oreille inattentive, j’avais relégué un peu vite aux oubliettes. En effet, sur l’iPod je trouvais cet EP un peu plat, mais sur scène, les chansons qui le composent prennent une autre dimension, plus pêchue. Sur My Mind Is Old, les voix de Victor (claviers) et Simon (basse) se marient à la perfection, Color fait penser à un très bon Two Door Cinema Club, R’n’R nous surprend avec son début très hip hop, Wavelenght calme le jeu avec une ambiance très planante, et on n’oubliera pas la reprise de Break On Through des Doors, qui n’aurait pas fait se retourner Jim Morrison dans sa tombe, loin de là.

 

 

Cette VoxPop Party nous aura encore une fois prouvé (si tant est que c’était nécessaire) que notre chère patrie regorge de jeunes talents très prometteurs et m’aura permis de faire vraiment connaissance avec la musique de The Popopopops.

Merci à l’agence Ephélide de nous avoir permis d’assister à cette soirée.

Photos/vidéos : Chacaloute

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2 Responses to “VoxPop Party : Hyphen Hyphen + The Popopopops @Café de la danse, 12/09/2012”

  1. Schattra 26 septembre 2012 at 12:23 #

    Je suis content que tu aies trouvé le temps de rédiger ce compte-rendu (ça n’avait pas l’air d’être évident quand on s’est vu sur place 😉 ). Il fallait bien qu’une pro d’Hyphen Hyphen prenne les choses en mains, ils le méritent!

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  1. Le Top EP 2012 de la rédaction | My Wonderwall - 31 décembre 2012

    […] pour succomber. Depuis ce fameux Café de la Danse (dont tu peux lire le retour de Dumdumgirl ici), j’adore me repasser leur EP, composé de cinq titres variés, stylés et entraînants… un […]

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