What About Penguins ou comment je suis devenue « banquise addict »

25 Juil

Début de cette année 2012, un jeune groupe parisien est entré dans ma vie de passionnée de musique : Il s’appelle What About Penguins (c’est kwâ ça « Pingouin machin », personne les connaît, d’ailleurs…attends un peu, tu vas connaître;-)). Leur musique réveille en moi des émotions intenses et nourrit mes introspections profondes, c’est ce que j’appelle un VRAI coup de cœur artistique. Alors, aujourd’hui, j’ai envie de te raconter l’histoire de cette passion naissante au fil des chansons de leur récent EP nommé CLOUDS. On va les désigner WAP ci-dessous, ce sera plus simple.

Un jour de fin janvier de cette année (ou tout début février, je ne sais plus…), j’écoutais de la musique au hasard sur Noomiz mon esprit en mode découverte,  à la recherche d’un grésillement dans le plexus solaire…sensation qui, après une plusieurs heures d’écoute (sur plusieurs jours), n’avait toujours pas pointé le bout de son nez. Je trouvais certaines chansons bien faites, mais sans ce « petit truc qui fait que ». C’est là que la chanson Glimpse m’est « tombée dessus », j’ai trouvé qu’il y avait « un son » dans cette chanson; en la réécoutant, j’ai constaté qu’il y avait un joli mélange d’instruments et une voix qui accrochait ma sensibilité. J’ai alors lu la biographie et découvert la différence entre un alto et un violon (si, comme moi, tu ne savais pas, sache que l’alto, c’est comme un violon, mais plus grand et avec un son plus grave) tout en écoutant les autres chansons mises en ligne par le groupe. Ensuite, j’ai laissé agir tout ça à l’intérieur de moi même pour voir si le besoin de réécouter se faisait sentir.

Et c’est ce qui arriva…j’ai même trouvé l’attente de la sortie de l’EP un peu longue (pourtant, je ne l’ai pas acheté tout de suite, à cause de Deezer et Spotify, paaaaas bien…mais je me suis rattrapée ensuite en l’achetant sur itunes ET en physique…j’te jure, ces jeunes, y savent se vendre:-)).

C’est ensuite en écoutant les chansons de l’EP Clouds dans mon ipod que The Beginning a pris une place particulière dans mon cœur au son des mots « it’s a shame that I am lost, it’s  a shame I can’t control it, I know deep down you can here it, you’re a creature without power ». A ce moment, j’ai vu l’image de mon chien décédé quelques mois auparavant et dont le manque est difficile à combler, du coup, larmes incontrôlables, et là, quand un chanson me fait pleurer, c’est qu’y a un vrai un truc qui se passe. Déjà avant d’avoir percuté sur le texte, j’aimais me laisse porter par cette musique qui commence lentement, puis dans une transition tout en douceur nous emmène vers quelque chose de plus puissant. Je n’arrivais pas à comprendre si cette chanson est triste ou gaie… Il me fallait connaître le texte, je me suis donc décidée à demander les paroles aux intéressés via un message privé sur Noomiz, ne m’attendant pas vraiment à les obtenir. Eh bien si, je les ai eues ! Car, en plus d’être talentueux, ils sont sympa les WAP (Bon aussi, y z’en ont profité pour me vendre la version physique de l’EP avec les paroles dans le livret, mais c’est de bonne guerre:-)). Bref, en fin de compte, The Beginning nous parle d’angoisses que l’on transforme en des pensées plus positives et finit sur une bonne dose d’espoir. Évidemment, moi, grande angoissée de la vie qui cherche à tout positiver, une chanson comme ça ne peut QUE me chambouler (et double dose de larmes d’émotions…).

C’est à partir de là que j’ai commencé à chercher une peu à quoi pouvait bien ressembler un de leurs concerts. Je suis tombée en premier sur la vidéo de Geeks Hiboo d’Live by Ricard S.A Live Music dans le cadre de la finale du concours « Lance-toi en Live » que voilà:

La complicité entre les membres du groupe m’a réellement sauté aux yeux. Les suivre de plus près m’est apparu comme une évidence. C’est de la vitamine, cette chanson, les paroles me font sourire, le rythme est entraînant, le passage « Press start, Come on » sonne comme un petite fête (moi, je crie toujours youuuuuuh!), impossible de ne pas se laisser gagner par la bonne humeur et chanter en entendant cette chanson.

C’est en découvrant une version live de Limbo The Fool, que toute la saveur de cette chanson m’est apparue. Cette chanson, je la trouve merveilleusement bien construite, intense et rythmée. Je suis comme au cinéma, je vois les images, les arbres, les ombres, les monstres…un vrai scénario  je la vis, c’est génial!! Franchement, faire passer autant de sensations en à peine plus de 5 minutes, chapeau! Elle a un côté sombre que j’apprécie tout particulièrement (Elle me fait encore un peu plus peur depuis que je sais qu’y a le mot « rapist » dedans). La batterie est exceptionnelle, les changements de rythme,l’alto (le passage à 3min03 entre autre [qui correspond à 2 min 50 dans la vidéo ci-dessous, filmée par Chacaloute) les voix….j’ai des frissons, un vrai chef d’œuvre!

Reste une chanson dont je n’ai pas parlé, celle que j’ai eu un peu plus de mal à intégrer: Lights & Facts. Autant, je me suis laissée facilement imprégner et porter par les 4 autres, autant, celle-là, je la vivais plus de l’extérieur. Jusqu’à ce que je me penche vraiment sur le texte pour le comprendre et en faire mon interprétation personnelle qui est plutôt très introspective, encore une fois: Elle renvoie aux angoisses que tu peux te créer intérieurement, ça commence par une petite inquiétude, qui grandit, grandit, d’autres viennent s’y ajouter, comme de nombreux démons qui te tireraient vers le bas pour te faire sombrer, c’est là qu’il faut remonter, te laisser guider par ceux qui t’aident à en sortir et se laisser porter par ses rêves. Et donc, au moment, ou le positif reprend le dessus dans les paroles, la musique devient toute douce et apaisante. Et là, ça me parle, même si j’avoue que je trouve qu’il manque un chouïa d’énergie, sauf le début que j’adore et la voix que je trouve toujours unique.

Après avoir décortiqué tour à tour les différentes chansons de CLOUDS, j’étais irrésistiblement décidée à parcourir des kilomètres pour voir les WAP sur scène. Autant te dire que, lorsque l’occasion s’est présentée de les voir sur scène un dimanche après-midi, je n’ai pas hésité longtemps à faire l’aller-retour jusqu’à Paris (5h de train quand même…la passion me fait faire des trucs dingue, parfois…), c’était au Café A dans le cadre du festival ARTCHIKULT . Voici un petit aperçu de l’énergie dégagée en formation complète à cinq en concert électrique (cette précision est nécessaire, car ils jouent aussi parfois en acoustique à deux ou trois). Cette chanson s’appelle Killing Ghost, elle est toute récente et n’apparaît actuellement sur aucun CD. Je la trouve d’une originalité sans pareil, elle déclenche en moi un tourbillon d’émotions :

Mais sincèrement, pour en apprécier toute la saveur, il vaut mieux se bouger  pour les voir sur scène

Et ça tombe vachement bien, ils font justement deux concerts ce week end : y’en a pour les Parisiens et pour le Normands :

Vendredi 27 juillet au Bus Palladium (Paris, donc)

Samedi 28 juillet à Veulettes sur mer (Normandie, donc)

Et tu peux trouver toutes les dates de concert ici.

 

Bon Amusement ! Tu me raconteras, dis ?

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4 Responses to “What About Penguins ou comment je suis devenue « banquise addict »”

  1. Schattra 26 juillet 2012 at 12:03 #

    Bon, on va creuser ça alors. J’aime bien lire des revues enthousiastes et bien argumentées, ça change agréablement des trois pauvres lignes des « coup de coeur » Fnac. Sympa aussi d’avoir donné la date du Bus Palladium, ça pourrait être utile… 😉

  2. Zyblynn 26 juillet 2012 at 3:20 #

    Merci pour ton commentaire, c’est la première fois que je publie un article dans un blog et ta réaction m’encourage à renouveler l’expérience. Pour le coup, cet article vient vraiment du cœur puisque je l’avais écrit dans le  seul but de comprendre et extérioriser mon ressenti, puis, de fil en aiguille, je l’ai partagé dans mon entourage et c’est petit à petit que s’est dessinée l’idée de le rendre public. Et s’il peut servir à ramener un peu de monde sur la banquise WAP, c’est encore mieux!

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