Yard of Blondes « Murderology »

15 Avr

Derrière Yard of Blondes on retrouve Vincent Walter Jacob que j’ai découvert il y a trois ans de ça via Lula Fortune, son précédent groupe. J’étais tombée amoureuse de cette voix d’ange, si expressive, qui faisait des merveilles sur des mélodies pop-folk bouleversantes. Tiens, écoute « London Fog », mon titre préféré, tu m’en diras des nouvelles :

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Après un album, Poison Candies And The Jelly Sunset, pouf, plus rien. Le groupe semble en stand by. Et puis par la magie des internets, un beau jour, au détour d’une page facebook je crois, je suis retombée sur Vincent W. Jacob, qui, désormais basé à Los Angeles, avait monté un nouveau groupe avec Fanny Hill, rencontrée sur place, française également. Yard of Blondes donc. Après avoir sorti un EP de démos en juillet 2011, le duo s’étoffe avec Dean Chamberlain à la basse, Will Schlich à la guitare et Ben Lecourt à la batterie , prenant ainsi une orientation beaucoup plus rock, comme le montre Murderology, le nouvel EP sorti le 26 mars.

Dès le début de l’EP, le ton est lancé : toutes guitares dehors, le morceau « Murderology » envoie du lourd. Sur le refrain, la voix de Vincent vient apporter néanmoins un peu de douceur. Douceur qu’on retrouve également à la fin du morceau, où les guitares saturées laissent la place à la guitare sèche et aux choeurs de Vincent et Fanny.

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L’accalmie est de courte durée puisqu’on enchaîne avec le très rock « Monomoria », un vrai tube en puissance. Je ne sais pas vous, mais le riff de guitares a comme un petit goût de Red Hot Chili Peppers, non ? Bref, ce titre, qui envoie une énergie dingue, est addictif au possible.

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Les deux autres morceaux « Requiem For A Lover » et « Sailors » affichent une couleur plus pop-folk, mais les guitares ne sont pas oubliées pour autant. « Sailors » débute telle une lullaby pour s’achever de façon beaucoup plus musclée, tel l’exact reflet du premier morceau puisqu’il en prend la structure inverse, et ainsi une excellente façon de clôturer l’EP.

Avec ce premier EP à cinq, Yard of Blondes réussit parfaitement le mariage de deux styles de musique a priori opposés, la pop-folk et le rock, à l’image des murder ballads du 19e siècle dont ils se sont inspirés pour la composition des morceaux, qui mêlaient l’amour et la mort.

L’EP est disponible sur les plate-formes habituelles mais mieux vaut le commander en version physique sur le site du groupe, puisque tu recevras en cadeau Postcard from Joshua Tree, un EP inédit (en version digitale).

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  1. Le Top EP 2013 de la rédaction | My Wonderwall - 7 janvier 2014

    […] Murderology par Yard Of Blondes : les Français installés aux Etats-Unis ont mis des guitares électriques dans leur folk et ça leur réussit pas mal. Chronique à lire ici. […]

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